Home All Plan Tracks
1 7 30 90 365

edito player light black wsf newsletter phylum wss



Dossiers
1. Les affrontements se multiplient et s'étendent contre l'occupant en réponse aux provocations israéliennes 2. Les élections, un peuple français malheureux et écoeuré par danielle bleitrach 3. Jean Ferrat est mort... 4. Esplanade Ben Gourion : en attendant « L'Avenue du colonialisme » ? 5. Révolte contre l'UE et le FMI: la Grèce, l'Islande et la Lettonie pourraient montrer la voie 6. le cas d'Orlando Zapata: il faut que les Etats-Unis arrêtent leur guerre criminelle et absurde contre Cuba par danielle Bleitrach 7. L'occupation assiège totalement la ville occupée d'al Qods et al-Aqsa 8. La police de Dubaï communique les noms et les photos des criminels du Mossad 9. Israël lance des invitations pour assister à l'ouverture d'une synagogue à l'intérieur de la Mosquée Aqsa 10. Nouvelle agression contre les fidèles à alaqsa, bouclage total de la cisjordanie 11. La réforme scolaire d'Obama conduit tout droit au démantèlement de l'école publique 12. Rapports sur les violations israéliennes des droits humains 2010 13. 1 - La société à deux vitesses dès le berceau 14. Soyons sérieux, jouons ! (1/5) : Prendre le jeu au sérieux 15. L'OCDE prête à accepter l'adhésion d'Israël 16. Emballement possible du réacteur CANDU à Gentilly-2 17. Révélations d'une source interne à EDF : l'EPR risque l'accident nucléaire ! 18. Rachel Corrie Family Finally Puts Israel in Dock 19. Qui aurait démoli les tours du World Trade Center (1/2) ? 20. Trente pièces d'argent- La Fondation Rosa-Luxembourg et Finkelstein 21. Qui s'élève contre l'invasion et le bouclage de la mosquée d'al-Aqsa ? 22. Haïti : vers une nouvelle occupation américaine ? 23. The green they steal, the greed they wear 24. Les velociraptors économiques 25. Feu au centre de rétention ! (Première partie) - Les mots sont importants (lmsi.net) 26. Des centaines de palestiniens ont affronté la police du régime sioniste 27. Jérusalem : la synagogue de la provocation 28. Cisjordanie: « israël » décrète bilin et nilin « zone militaire fermée » 29. « le jeu de la mort » ou la télé en zone extrême 30. Un enfant de 12 ans devant un tribunal militaire israélien 31. Les simagrées de mme ashton et de l'ue 32. Salah hamouri : 'je souhaite vous parler des enfants palestiniens détenus' 33. L'abstention : une sécession silencieuse 34. La « malédiction » de pont-saint-esprit expliquée: la cia avait mené des expériences secrètes sur la population avec du lsd en 1951 (vidéos) 35. Mossad, permis de tuer

1. Afghanistan : la guerre secrète 2. Afghanistan : L'otan a tenté de dissimuler les faits après un raid qui a tourné au carnage, révèle le Times 3. L'argent qu'ils volent, la cupidité qui est la leur. 4. Tribune : l'indispensable rôle de l'etat dans le redressement économique, par michael meacher, député britannique 5. Quand la cia menait des expériences sur des cobayes français 6. élections, consommation, piège à con ! 7. La grèce préfigure la tiers-mondialisation de l'europe, par bernard conte 8. Prisons secrètes : le rapport qui dérange 9. Salah hamouri : 'je souhaite vous parler des enfants palestiniens détenus' 10. Ouf ! les islandais ont dit massivement « non » 11. L'abstention : une sécession silencieuse 12. Pitoyable ploutocratie européenne... 13. Réaction des médias à l'influence accrue du mouvement pour la vérité sur le 11 septembre 14. Geab n°43 : cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale : t4 2009 - t4 2013 15. 20 propositions pour un new deal, par jean-françois kahn 16. Qui aurait démoli les tours du world trade center ? (2/2) 17. « le jeu de la mort » ou la télé en zone extrême 18. Le déclin d'israël et les perspectives de paix 19. Une autre lecture de l'assassinat d'al-mabhouh 20. Travail autogéré en argentine. « les usines récupérées démontrent la lutte des jeunes et des femmes » 21. Les colonies, avant-goût du paradis ou arrière-goût d'enfer? 22. La situation des mouvements de solidarité en Italie après la Gaza Freedom March et le Convoi Viva Palestina 23. Gilles Deleuze et les nouveaux philosophes 24. André Brink, la Palestine et l'Holocauste 25. Le bouclier antimissile et la première frappe 26. Défier l'Histoire : pourquoi les opprimés doivent construire leur propre récit 27. Un moment critique de l'histoire palestinienne 28. Guinée : entre le marteau et l'enclume

1. Séisme social au Chili 2. Pour la fin d'un gouvernement intolérable 3. Jérusalem : la synagogue de la provocation 4. Centrale à charbon de Medupi : la pression s'intensifie contre la Banque mondiale 5. Sandrine Belier (eurodéputée Europe Ecologie) : « Acta est un petit Yalta en puissance » 6. Feu au centre de rétention ! (deuxième partie) - Les mots sont importants (lmsi.net) 7. Australie : nouvel état des lieux du réchauffement climatique 8. La grande fiction. 9. Négation du réel, insulte à l'intelligence, crédibilité nulle et mépris des électeurs : votez Ump ! 10. Dette publique : des cochons saignés à blanc 11. Le gouvernement Obama soutient les mesures d'austérité grecques 12. La guerre contre les civils afghans, par Dave Lindorff 13. L'espionnage, version business par dexter filkins et mark mazzetti 14. Le hamas, 4 ans après sa victoire électorale 15. Honduras : entreprises, taxes et militaires 16. Le 'djihad du genre' au service des droits des femmes-interview d' asra nomani, musulmane féministe 17. Bil'in et ni'lin sont déclarés zones militaires fermées 18. Onu: dans le monde la faim est plus que jamais là, en souffrent un million deux cent mille personnes. 19. Classement forbes: la crise frappe seulement les pauvres par larissa saenko et vlad grinkevitch, 20. Entrevue avec l'intellectuel et dissident étasunien noam chomsky: « la base de guantanamo sert à créer plus de terroristes » 21. A propos du rideau de fumée des gouvernements du g-20 par juan hdez.vigueras. 22. Référendum icesave : le « non » a-t-il été si massif que cela ? 23. Palestine : «ils ont 15 ans et veulent en découdre avec les soldats israéliens» 24. 16 mar 2010 l'actualité de la crise: l'indécision érigée en politique, par françois leclerc 25. Les etats européens livrent leurs populations aux spéculateurs 26. Relance du nucléaire aux états-unis : de bush à obama 27. Amérique du sud: prochaine cible de l'empire 28. L'aide publique au développement (apd) permet-elle de contrer les ravages de la dette ? 29. Honduras. du coup d'état aux élections frauduleuses 30. Québec : l'élite dirigeante veut tripler les frais de scolarité 31. On dit merci, pour le trottoir... 32. Les crimes du sionisme & la tragédie palestinienne 33. Mensonges et vérité 34. La france est-elle le prochain etat a faire faillite ? 35. La bataille à laquelle les médias ont cru 36. Cuba : la marche vers le développement durable (resurgence magazine) 37. La chine surestime-t-elle dangereusement sa puissance ? par ambrose evans-pritchard 38. Cours du yuan : le temps est venu de s'en prendre à la chine, par paul krugman 39. Le vote nul l'emporte à pont saint esprit !! 40. Honduras : région de l'aguán, ouvriers agricoles et journalistes semblent des cibles privilégiées. 41. Les affrontements se multiplient et s'étendent contre l'occupant en réponse aux provocations israéliennes 42. Comment répondre au rapport sur les droits de l'homme publié par l'administration américaine 43. Au diable l'unité nationale si elle implique de capituler devant israël 44. La troisième intifada populaire frappe à la porte - beit jalla, haifa, ni'ilin, bil'in, an nabi salah, al ma'asara, sheik jarrah, beit ummar, jeb altheeb - une semaine de lutte (9 au 13 mars 2010) (vidéos) 45. Etats-unis: les anti-avortement reviennent constamment à la charge 46. Elections régionales : la fessée historique 47. En inde, le doux rêve des ogm vire au cauchemar 48. Haiti : vers une occupation humanitaire ? 49. La « malédiction » de pont-saint-esprit expliquée: la cia avait mené des expériences secrètes sur la population avec du lsd en 1951 (vidéos) 50. Des défis à relever à cuba 51. Vers une autre crise économique signée goldman sachs 52. Vidéo: « checkpoints et plus » 53. Il faut fermer la bourse 54. Des écoliers anglais du primaire pris dans un jeu « holocaustien » 55. « dubaï eleven », ou la vanité de la vidéo-surveillance... 56. Honduras : continuité de la dictature, sanglante escalade répressive 57. Les etats-unis et l'europe entraînés vers la guerre commerciale 58. Les élections, un peuple français malheureux et écoeuré par danielle bleitrach 59. Jean ferrat : mort d'un communiste de coeur, farouchement anticapitaliste, n'en déplaise aux tartuffe de droite qui lui rendent aujourd'hui hommage 60. 2 - justice : le crime contre la république 61. Enfances et jeunesses volées 62. Espions de la biodiversité 63. « brûlons le parlement ! » scandent les travailleurs grecs en colère (photos vidéos) 64. L'étranglement du peuple palestinien, c'est pas du cinéma 65. Banalité du symbolisme juif 66. 1 - La société à deux vitesses dès le berceau 67. La Chine publie un rapport sur les droits de l'Homme aux Etats-Unis 68. CP de Grèce, quatrième grève en un mois: Les rues inondées avec les grèvistes du PAME 69. Le génocide des pauvres 70. David Ben Gourion mérite-t-il une esplanade à Paris ? 71. Le Mossad vient en Amérique : Escadrons de la mort sur invitation 72. La famille de Rachel Corrie peut faire enfin le procès d'Israël 73. Boycotter, désinvestir de, sanctionner Israël ? : un débat Barghouti/Waskow 74. La descente aux enfers des États-nations ! 75. Tel-Aviv veut l'aide nucléaire de Paris 76. Alors que Forbes publie la liste des milliardaires, le CADTM revendique un impôt mondial sur les grandes fortunes 77. Allemagne : le Parti de Gauche et les Verts annulent des interventions de l'historien Norman Finkelstein 78. La campagne chauvine des médias allemands contre la Grèce 79. Un autre capitalisme n'est pas possible 80. Mossad, permis de tuer 81. La réforme scolaire d'Obama conduit tout droit au démantèlement de l'école publique 82. Qu'est ce que la HALDE ? 83. Des signaux sismiques révèlent l’utilisation d’explosifs au WTC le 11/9, selon le géophysicien André Rousseau 84. Chine: Le social, par une autre porte par Xulio Ríos 85. L'ONU accuse Obama de ne pas enquêter sur les cas de torture du gouvernement Bush 86. La Rage Devant Tant D'injustice de Jacqueline Roussie 87. La cisjordanie « bouclée pour 48 h » 88. Esplanade Ben Gourion : en attendant « L'Avenue du colonialisme » ? 89. Amir, dix ans, enlevé dans son lit par les soldats israéliens 90. Islande : Ecrasant rejet par référendum de la loi Icesave


1. Geab n°43 : cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale : t4 2009 - t4 2013 2. Tu ne m'as jamais quitté 3. La « malédiction » de pont-saint-esprit expliquée: la cia avait mené des expériences secrètes sur la population avec du lsd en 1951 (vidéos) 4. Esplanade Ben Gourion : en attendant « L'Avenue du colonialisme » ? 5. Un moment critique de l'histoire palestinienne 6. Le vote nul l'emporte à pont saint esprit !! 7. Honduras : continuité de la dictature, sanglante escalade répressive 8. « le jeu de la mort » ou la télé en zone extrême 9. Les élections, un peuple français malheureux et écoeuré par danielle bleitrach 10. Réaction des médias à l'influence accrue du mouvement pour la vérité sur le 11 septembre 11. Le déclin d'israël et les perspectives de paix 12. Quand la cia menait des expériences sur des cobayes français 13. Jean Ferrat est mort... 14. Jean ferrat : mort d'un communiste de coeur, farouchement anticapitaliste, n'en déplaise aux tartuffe de droite qui lui rendent aujourd'hui hommage 15. L'abstention : une sécession silencieuse 16. Les affrontements se multiplient et s'étendent contre l'occupant en réponse aux provocations israéliennes 17. Elections régionales : la fessée historique 18. Qui aurait démoli les tours du world trade center ? (2/2) 19. Gilles Deleuze et les nouveaux philosophes 20. Enfances et jeunesses volées 21. Le bouclier antimissile et la première frappe 22. Vers une autre crise économique signée goldman sachs 23. Nouvelle agression contre les fidèles à alaqsa, bouclage total de la cisjordanie 24. La réforme scolaire d'Obama conduit tout droit au démantèlement de l'école publique 25. Islande : Ecrasant rejet par référendum de la loi Icesave 26. Des signaux sismiques révèlent l’utilisation d’explosifs au WTC le 11/9, selon le géophysicien André Rousseau 27. La troisième intifada populaire frappe à la porte - beit jalla, haifa, ni'ilin, bil'in, an nabi salah, al ma'asara, sheik jarrah, beit ummar, jeb altheeb - une semaine de lutte (9 au 13 mars 2010) (vidéos) 28. Travail autogéré en argentine. « les usines récupérées démontrent la lutte des jeunes et des femmes » 29. La situation des mouvements de solidarité en Italie après la Gaza Freedom March et le Convoi Viva Palestina 30. La descente aux enfers des États-nations ! 31. David Ben Gourion mérite-t-il une esplanade à Paris ? 32. Cuba : la marche vers le développement durable (resurgence magazine) 33. Guinée : entre le marteau et l'enclume 34. Un autre capitalisme n'est pas possible 35. Comment répondre au rapport sur les droits de l'homme publié par l'administration américaine 36. Feu au centre de rétention ! (deuxième partie) - Les mots sont importants (lmsi.net) 37. Des défis à relever à cuba 38. La Chine publie un rapport sur les droits de l'Homme aux Etats-Unis 39. Honduras : région de l'aguán, ouvriers agricoles et journalistes semblent des cibles privilégiées. 40. Le génocide des pauvres 41. Amir, dix ans, enlevé dans son lit par les soldats israéliens 42. Une autre lecture de l'assassinat d'al-mabhouh 43. Les etats-unis et l'europe entraînés vers la guerre commerciale 44. La famille de Rachel Corrie peut faire enfin le procès d'Israël 45. La france est-elle le prochain etat a faire faillite ? 46. Mossad, permis de tuer 47. Amérique du sud: prochaine cible de l'empire 48. Défier l'Histoire : pourquoi les opprimés doivent construire leur propre récit 49. La grèce préfigure la tiers-mondialisation de l'europe, par bernard conte 50. « dubaï eleven », ou la vanité de la vidéo-surveillance...

deja_vu

100318:2335




RSS Feeds


sources des articles




documentaires

Depuis 24 heures 1 article à la Une

Depuis 7 jours 1 article notable


< 100128:1458 35725 12 articles Stay article11 17 min pager rss

Décès d'Howard Zinn : l'Amérique perd sa boussole

C'était il y a quelques mois, dans une librairie parisienne. L'historien américain Howard Zinn prenait la parole pour une longue conférence. On en était ressorti joyeux, content de le savoir si vivant du haut de ses 87 ans, si combatif, à l'image de ses livres. On en avait déduit qu'il était invulnérable. On avait tort. A titre de témoignage, Article11 reproduit cette intervention.

Republication

jeudi 28 janvier 2010, par Lémi et JBB



Sale nouvelle. Howard Zinn est mort hier à l'âge de 87 ans. On l'aurait voulu immortel, voire plus. On y croyait presque d'ailleurs. De l'avoir vu il y a quelques mois prendre la parole lors d'une passionnante conférence parisienne (retranscrite ci-dessous), clair et didactique, impressionnant de pédagogie et d'intelligence, mais aussi de gentillesse et d'attention, on pensait que le temps ne pouvait s'attaquer à quelqu'un comme lui. Trop d'énergie, de dignité et de volonté étaient contenues dans cet homme. Un vieux, lui ? Pff, il en aurait remontré à n'importe lequel de nos énergumènes médiatiques d'un simple claquement de doigt. Alors, mourir... Non, ce n'était pas à l'ordre du jour. Impossible.

Mais voilà, l'évidence est là, difficile de la nier : l'un des intellectuels le plus indispensable de notre époque est mort. Il faut s'y faire.

Il y aurait tant à dire pour saluer son oeuvre. Évoquer ses livres, surtout. D'abord le plus personnel, De l'Impossible neutralité, autobiographie militante dont le titre disait tout et qui revenait sur ses innombrables combats politiques. Une Histoire populaire des États-Unis, ensuite, ouvrage ayant réussi le tour de force de réconcilier approche historique critique et succès en librairie. La pièce de théâtre En Suivant Emma, vibrant hommage à la militante anarchiste Emma Goldman se lisant d'une traite. Ou bien...

Passer en revue l'ensemble de ses écrits fondamentaux et de ses interventions publiques ne suffiraient pas à faire le tour du personnage. Toujours, on sera loin du compte. Récemment encore, sur le blog de son éditeur français, Agone, il démontait vigoureusement le choix de décerner le prix Nobel de la paix à Obama : Le prix nobel de la paix, c'est la guerre ! », s'offusquait-il, rare voix à publiquement souligner l'évidence. C'est ainsi qu'il continuait dans la voie qu'il s'était choisie, sans jamais dévier d'un pouce.

On va éviter le pathos. Mais, bordel, un monde sans Howard Zinn ?

A titre exceptionnel, nous avons choisi de te copier-coller ci-dessous la retranscription de la conférence qu'Howard Zinn avait donné en juin 2009 à la librairie Quilombo.



D'abord il a commencé par se frotter à la langue française. Courageux. Les mots ne coulaient pas tout seul. Discours heurté, hésitant, on se demandait presque - sacrilège ! - si son grand âge (87 ans) n'avait pas fini par le réduire un tantinet au silence, à l'hésitation en tout cas. Au ralenti, il a donc commencé par évoquer ses livres, un par un. S'excusant en souriant : « J'espère que vous allez ignorer mes erreurs grammaticales, pas mes erreurs théoriques. »

D'Une Histoire populaire des Etats-Unis, oeuvre monumentale proposant une vision inversée, marxiste, de l'ensemble de l'histoire des USA (pas l'histoire des puissants, mais celle des masses : syndicats, noirs, indiens, ouvriers...), il a expliqué le succès en librairie aux Etats-Unis (plus d'un million d'exemplaires vendus !) et ailleurs par ces quelques mots : « Je crois que la raison pour laquelle mon livre a eu une telle réception, c'est qu'il n'y en a pas d'autres comme ça. » Une évidence qui pourrait s'appliquer à toute son oeuvre, elle qui surfe allègrement à contre-courant de l'histoire officielle, remplit un vide intellectuel frappant. Si bien qu'on a aucun scrupule à affirmer en le paraphrasant que d'historien contemporain aussi fondamental, « il n'y en pas d'autres comme ça. »

De L'Impossible Neutralité, recension magnifique de toute une vie consacrée à l'engagement militant, pour les droits de civiques des noirs, contre la guerre du Vietnam, contre l'impérialisme américain, contre la guerre en Irak, il s'est contenté de dire, pudiquement, que c'était « un livre plus personnel, plus intime que les autres. » On ajoutera que c'est un livre qui réconciliera avec l'idée d'engagement intellectuel tous ceux qui voudraient enfermer à double tour l'intellectuel dans sa tour d'ivoire. Et distille à chaque page des enseignements précieux (entre mille :« La désobéissance civile (...) n'est pas un problème, quoi qu'en disent ceux qui prétendent qu'elle menace l'ordre social et conduit droit à l'anarchie. Le vrai danger, c'est l'obéissance civile, la soumission de la conscience individuelle à l'autorité gouvernementale. »).

Sur ses autres livres traduits en français (tous par la maison d'édition Agone), comme ses pièces de théâtre Karl Marx, le retour et En suivant Emma ou son essai Nous, le peuple des États-Unis, Howard Zinn ne s'est pas appesanti outre-mesure, filant à l'essentiel.

Et puis, une fois passée la présentation de ses livres, Howard Zinn a semblé soulagé. Il ne venait pas pour parler de lui, il venait pour débattre, répondre à des questions. Il en a profité pour abandonner ses velléités francophones (armée d'une traductrice) et répondre chaleureusement aux questions d'un auditoire passionné, parfois pas loin d'en venir aux mains pour obtenir le micro et l'honneur de lui poser une question. Extraits.

Comment il est venu à la gauche, socialiste et pacifiste

Je vais vous expliquer ce qui m'a amené à devenir le révolutionnaire (Dit avec un grand sourire) que je suis. J'ai grandi à New York, dans une famille de la classe ouvrière. J'ai commencé à travailler à 18 ans, sur des chantiers navals. Et à 17 ans, je traînais beaucoup avec de jeunes militants de gauche de mon quartier, quelque chose qu'il faut évidemment éviter de faire... (Re-dit avec un grand sourire.) Ce sont eux qui m'ont fait participer à ma première manifestation. Puis j'ai commencé à lire Marx, la chose la plus dangereuse que vous puissiez faire (Re-re-dit avec un grand sourire ; Howard Zinn sourit beaucoup). Enfin, sur les chantiers navals, j'ai rencontré d'autres militants ; ensemble, nous nous sommes syndiqués et nous nous retrouvions régulièrement pour discuter des livres que nous lisions.

Tout ça se situe au tout début de la Deuxième Guerre mondiale. Comme je travaillais aussi sur des navires de guerre, ceux qui passaient par les chantiers navals, je n'avais aucune obligation de devenir conscrit. Mais, à cette époque, je lisais beaucoup de choses sur le fascisme et j'avais un certain nombre d'amis qui s'étaient engagés. J'ai donc décidé de faire de même et je me suis enrôlé dans l'armée de l'air.

En résumé, mon enfance et mon adolescence m'ont amené à développer ma conscience de classe, à toucher du doigt ce qui séparait dans la société les riches et les pauvres. Et mon expérience comme membre d'un équipage de bombardier de l'US Air Force m'a - de la même façon - amené à développer une conscience particulière de la guerre.

Comment sa participation à la Seconde Guerre Mondiale a bouleversé sont point de vue sur la guerre

Au début, j'étais un bombardier enthousiaste, ma compréhension de cette guerre se faisait en des termes très simplistes. Sur le moment, la logique était simple : les fascistes étaient les mauvais, nous étions les gentils. Une fois la guerre terminée, je me suis rendu compte que, si les fascistes étaient réellement les mauvais, nous n'étions pas pour autant les gentils. Et j'ai découvert que la Deuxième Guerre mondiale était, en termes moraux, beaucoup plus compliquée que ce que je m'étais imaginé. C'est seulement alors que j'ai commencé à penser aux millions de personnes mortes sous nos bombes, à Nagasaki, Hiroshima ou Dresde.

Neuf ans après la guerre, j'ai rencontré un homme qui se trouvait à Royan en 1945, ville que j'avais alors contribué à bombarder (1). Cette rencontre m'a amené à réfléchir à la guerre en général, et à cette expérience en particulier. Nous n'avions aucune nécessité de bombarder Royan, c'était absurde d'un point de vue militaire. J'ai alors compris que ceux qui décident des guerres en évoquant des causes justes n'ont pas de motivations pures. Et j'ai saisi que même une guerre contre le fascisme corrompt ceux qui y participent. J'en ai conclu que la guerre était inacceptable, parce que ses moyens sont toujours mauvais et corrompus, sa finalité toujours incertaine.

Reste un point : au début de la Deuxième Guerre mondiale, le peuple américain n'était pas franchement partant pour la guerre. A l'entame de son troisième mandat, en 1940, le président Franklin Delano Roosevelt avait même promis de ne pas intervenir. Il a fallu le bombardement de Pearl Harbor pour qu'il trouve une justification à l'entrée en guerre des États-Unis. Ceci m'a permis de comprendre combien il était facile, pour les dirigeants d'une nation, de faire évoluer l'opinion publique, de transformer un sentiment anti-guerre en pro-guerre.

Impérialisme et Deuxième Guerre mondiale

En pleine guerre, stationné en Angleterre, j'ai rencontré une personne qui s'est révélée importante pour moi : j'ai fait la connaissance d'un soldat membre d'une autre équipage de bombardier et qui partageait avec moi le goût de la lecture. Nous discutions souvent ensemble, et il m'a dit un jour : « Tu te rends compte que nous livrons une guerre impérialiste, n'est-ce pas ? »

Ça m'a choqué. Lui a continué en m'expliquant que, oui, bien sûr, les fascistes étaient les méchants. Mais qu'il nous fallait nous poser des questions sur notre camp, nos alliés : que penser de l'empire britannique, de l'URSS de Staline, de l'empire français ? Ces nations ont beau se dire engagées dans la lutte antifasciste, m'a t-il expliqué, elle ne sont pas réellement intéressées par cette lutte.

Je lui ai alors demandé demandé pourquoi il s'était engagé. Et il m'a répondu : « Je suis là pour parler avec des gens comme toi. »

En fait, c'était un membre du Socialist Workers Party (SWP), la seule formation anglo-saxonne à s'être réellement opposée à la guerre. Alors que le PMarti Communiste américain était très enthousiaste à propos de ce conflit, le SWP a compté 14 de ses membres emprisonnés pendant la guerre, parce qu'ils s'opposaient à celle-ci.

Ironiquement, ce soldat - peu après que nous ayons parlé - est parti en mission et n'en est jamais revenu. De mon côté, la prise de conscience de la réalité de cette guerre ne s'est réellement déployée que plus tard. Soit quand je me suis rendu compte que le monde de l'après-guerre comptait encore des militaristes et des fascistes. Et je me suis demandé : « Pourquoi, 50 millions de morts ? »

toutes les guerres américaines, un même fondement ?

La Deuxième Guerre mondiale n'est pas seulement critiquable en tant que telle. Elle l'est aussi parce qu'elle a généré des problèmes à très long terme. Parce que cette guerre était populaire et supposée juste, tous les conflits qui ont suivi ont profité de son rayonnement.

Souvenez-vous, la Première Guerre mondiale avait sali le nom de guerre, causant 10 millions de morts sans qu'aucune raison valable n'ait pu en être émise. Mais la Deuxième a permis au concept de guerre de retrouver sa "dignité" et d'affirmer cette idée qu'apaiser son ennemi était devenu inacceptable, qu'il fallait absolument le mettre à bas. Aux États-Unis, tous les conflits qui ont suivi ont été présentés en des termes similaires, aussi bien en Corée qu'au Vietnam, en Irak qu'en Afghanistan.

Avec la Guerre de Corée, la menace a simplement changé, devenant le communisme. Nous avons combattu trois ans là-bas et le prix à payer a été de deux à trois millions de morts coréens. Pourtant, nous en étions au même point au début et à la fin de cette guerre : une dictature contrôlait la Corée du Sud, une autre la Corée du Nord.

Avec le Vietnam, le même scénario s'est répété : il fallait mettre à bas le communisme, on ne pouvait pas apaiser les Vietnamiens parce que la menace était trop grande. Et c'est ainsi que le président Lyndon Johnson a pu comparer notre allié vietnamien à Winston Churchill...

Rien n'a changé depuis, que ce soit à l'égard de l'Irak ou de l'Afghanistan. Il y a toujours une bonne raison de faire référence à Hitler, à la Deuxième Guerre mondiale.



(2) Obama : un réel espoir ou du pipotage de première ?

Je comprends la popularité de Barack Obama, en Europe comme aux États-Unis : tout le monde est soulagé que Bush soit parti. Le problème, c'est que l'ampleur du soulagement a empêché toute critique, alors même qu'Obama n'a pas renoncé à cette idée américaine fondamentale selon laquelle la violence et la guerre permettent de résoudre les problèmes fondamentaux du pays.

Cela relève d'une longue tradition, même chez ceux qui se prétendent progressistes, en réalité favorables à des réformettes sociales à l'intérieur et à une politique expansionniste à l'extérieur. Ça a été le cas de Kennedy, de Johnson, de Clinton et désormais d'Obama.

En ce qui le concerne, Obama devrait arrêter de reprendre la phraséologie de Bush, de parler dans les mêmes termes que lui. Il devrait parler de façon sincère à ce peuple américain qui est aujourd'hui opposé en majorité à la guerre en Irak (2/3 des Américains se disent aujourd'hui contre ce conflit, quand ils étaient 2/3 à s'y affirmer favorable au début de la guerre). Il pourrait faire cela, dire au peuple qu'on a lui menti sur les raisons de la guerre, lui expliquer que le terrorisme n'est rien d'autre qu'un substitut au communisme. Il pourrait faire prendre conscience aux Américains que c'est la politique des États-Unis dans le monde qui génère les problèmes et pousse certains à se tourner vers le terrorisme. Il pourrait leur annoncer que le temps de la super-puissance est terminé, qu'il va falloir retirer les troupes d'Irak et d'Afghanistan et démanteler toutes les bases militaires qui ont été créées dans le monde. C'est juste une question de sens commun : le 11 septembre est survenu malgré notre statut de grande puissance militaire. Au contraire, même : c'est sans doute en raison de ce statut que nous avons été attaqués.

Qui peut mettre fin à l'impérialisme américain ?

Les seuls circonstances dans lesquelles des gouvernements décident de mettre fin à une guerre tiennent à la menace : il faut qu'ils se sentent menacés par leur propre population. Ça a été le cas quand le gouvernement américain a mis fin à la Guerre du Vietnam.

La seule solution réside donc dans un mouvement de refus massif. À l'image de ce qui s'est passé le 15 février 2003, quand de 10 à 15 millions de personnes ont manifesté dans le monde contre la Guerre en Irak.

C'est ce qu'Einstein disait : « Les guerres cessent quand les gens refusent de se battre. » Ainsi du Vietnam, quand un nombre important de jeunes Américains ont refusé d'aller combattre. Ou d'Israël aujourd'hui, où une partie de la jeunesse refuse de faire la guerre. Ce sont ces actes de résistance qu'il convient de multiplier.

C'est cela qu'il faut retenir : nous ne pouvons pas accepter de dépendre de nos dirigeants. Si j'ai évoqué - un peu avant - Obama et ce qu'il devrait faire, c'était pour souligner que nous pouvons l'obliger à changer. Souvenez-vous, il a fallu "aider" Kennedy et Johnson à mettre bas la ségrégation : sans un mouvement de grande ampleur, ils n'auraient rien fait. De la même façon, nous devons créer un mouvement social d'une ampleur comparable à celui des droits civiques, ce sera le seul moyen de libérer Obama de l'influence du lobby militaro-industriel. Pour le moment, ce mouvement n'existe pas réellement, même s'il y a des signes notables d'activisme anti-guerre un peu partout aux États-Unis. Il faut attendre qu'il s'unifie. Et ne surtout pas laisser tomber parce que les résultats ne seraient encore assez probants.

Le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan

Je n'aime pas l'Otan. Pour moi, sa création relève des objectifs expansionnistes des États-Unis. Et tout ralliement à cet organisme est un signe d'asservissement aux intérêts américains. Je suis favorable à la dissolution de l'Otan, dès demain !

L'Otan n'est rien d'autre qu'une arme à disposition des États-Unis pour prendre des initiatives militaires, mêmes si celles-ci n'ont pas été validées par l'Onu. Ça a été notamment le cas lors des bombardements sur le Kosovo à la fin des années 1990.

La guerre, un mal quelquefois nécessaire ?

À propos de la Deuxième Guerre mondiale, une question se pose : pourquoi supposer que la seule façon de faire échec au fascisme passait par la mort de 50 millions de personnes ? Pourquoi supposer que la France n'aurait pas pu être libérée autrement ? Il faut considérer ceci : une fois que quelque chose a été accompli dans l'histoire, il est très difficile d'imaginer qu'il aurait pu en être autrement. Et donc de concevoir qu'on eut pu se défaire du fascisme autrement que par la guerre.

Pourtant... il existe des situations dans le monde où des changements se sont produits sans violence, où des tyrannies ont été renversées sans la brutalité qui va avec la guerre. Pensez - par exemple - à l'Afrique du Sud : l'ANC aurait pu décider de mettre fin à l'apartheid par les armes. Un million de personnes seraient mortes, l'apartheid aurait finalement été renversé, et tout le monde en aurait conclu qu'il n'y avait pas d'autre moyen de faire. Alors que...

La façon dont ça s'est fait a sans doute demandé plus de temps. Mais si vous êtes déterminés à accomplir des choses sans concéder un terrible coût humain, il faut être prêt à mener une guerre d'une autre nature. À subir l'oppression tout en construisant aux centaines de ramifications. Et à ainsi user la capacité de l'oppresseur à se maintenir au pouvoir.

En d'autres termes, il faut se préparer à combattre le fascisme d'une autre façon que par la guerre. C'est beaucoup plus long, ça demande sans doute plus de courage, mais c'est nécessaire pour accomplir de véritables progrès humains. Quand on fait des progrès en usant de violences, on s'emprisonne l'esprit. Selon moi, c'est là le plus grand défi pour la race humaine, parvenir à la justice sociale en faisant l'économie de la guerre. Après tout, nous sommes censés être plus éclairés qu'une simple logique binaire opposant la passivité à la guerre.

Cela ne signifie pas qu'une intervention militaire ne soit jamais justifiée. Je ne suis pas un pacifiste pur. Je pense qu'il existe des circonstances où il est nécessaire de mener une action collective, voire militaire. Et c'était sans doute le cas lors du génocide du Rwanda. Les observateurs de l'Onu présents sur place à l'époque étaient convaincus qu'une démonstration de force de petite échelle aurait pu permettre d'éviter ce qui s'est passé. Mais les puissances occidentales ont choisi d'ignorer leur requête. Ce qui confirme qu'on ne peut pas faire confiance aux dirigeants du monde pour stopper un génocide.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis n'avaient pas pour but premier de mettre un terme au génocide. Il leur avait pourtant été demandé de bombarder les voies ferrées menant aux camps d'extermination, mais ils avaient d'autres priorités. Il faut ici retenir cette statistique choquante : six millions de juifs sont passés par les camps et ils ne sont que 60 000 à en être sortis vivants, soit 1 %. Tout ça parce que les puissances impliquées dans la guerre avaient d'autres préoccupations. Là encore, ça prouve combien on ne peut pas compter sur nos dirigeants politiques pour mettre fin à un génocide.

Notes

(1) Ce fut l'une des premières utilisations militaires du napalm.

(2) La première photo, au tout début du billet, ainsi que celle-ci, est de Vanessa, excellente photographe et tenancière du blog Place Assise Non Numérotée ; qu'elle soit vivement remerciée de cette gentille mise à disposition. L'autre photo est de Lémi.

article11
< 100131:1230 35813 mondialisation 2 min pager rss ouvrir

Adieu Howard Zinn

par André Bouny
Mondialisation.ca, Le 30 janvier 2010

Il répondait toujours à la même heure... mes deux derniers mails restent sans réponse.

Howard (membre du CIS) rayonnait. Il avait grandit dans les taudis de Brooklyn. Puis, par engagement contre le fascisme, avait pris place dans les cockpits de bombardiers américains au-dessus de l'Europe durant la Deuxième Guerre mondiale. Là se forgea son âme de pacifiste. L'ancien bombardier obtint un Doctorat de Philosophie et d'Histoire à l'université Columbia. Puis il enseigna à celle de Spelman (d'où il fut renvoyé), de Boston, de Paris et de Bologne. Il fut de tous les combats, celui des droits civiques, contre la ségrégation raciale et la peine de mort, contre la guerre du Viêt Nam où il se rendit en 1968 pendant la Bataille du Têt, contre celles d'Irak et d'Afghanistan, et plus généralement contre la ruse et la bêtise politique... Lorsque Daniel Ellsberg sortit les Papiers du Pentagone, c'est à Howard et Roslyn Zinn qu'il les remit. Avec Noam Chomsky (membre du CIS), Zinn éditera cet énorme rapport commandité par McNamara sous le nom de « Pentagone Papers, du sénateur Mike Gravel ». Pendant plusieurs heures, Zinn ira à la barre pour défendre Ellsberg lors du procès instigué par Nixon, l'accusant de conspiration et d'espionnage. Avec Une Histoire populaire des États-Unis, pavé que la critique s'accorda à considérer comme le livre manquant à l'Amérique, Zinn devint ce légendaire historien américain parcourant de conférence en conférence son vaste pays. Il affichait un véritable bonheur à s'adresser aux jeunes et à leur expliquer l'Histoire. En 2009, revenant de Grèce où était jouée sa pièce de théâtre Marx à Soho, nous nous étions rencontrés. Il avait cette élégance rare des hommes de grande taille dans sa chemise ample et déboutonnée, des grands yeux marron en amande remontant sur les côtés comme ceux d'un tigre rieur. Un rire communicatif qui appuyait sa vitesse d'esprit. Je le remerciais chaleureusement de la préface qu'il venait d'écrire pour mon livre sur l'Agent Orange à paraître sous peu aux éditions Demi-Lune. Howard dégageait de la joie, sa présence enthousiaste faisait oublier la légende vivante qu'il était, et sa main allait vers son inlassable sourire, profitant du voyage pour repousser en arrière la mèche blanche tombant sur ses yeux... adieu Howard Zinn.
< 100201:1242 35836 ism-france 6 min pager rss ouvrir

Howard Zinn, le Forum Economique Mondial, l'utilisation abusive de l'holocauste juif

Nous venons de perdre l'inappréciable voix d'un historien, intellectuel et militant, le professeur Howard Zinn. Je l'ai rencontré deux fois aux Etats-Unis. J'ai lu deux de ses livres et j'espère avoir le temps, un jour, de lire les autres. Zinn n'aimait pas le sionisme et a fréquemment critiqué ses atrocités, du massacre au Liban en 1982 à la dernière guerre à Gaza l'hiver 2008-2009. Mais, comme beaucoup de gens de gauche, il a préféré combattre l'impérialisme des Etats-Unis que le premier lobby destructeur aux Etats-Unis, le lobby israélien. En cela, j'étais en désaccord avec lui parce que je crois que le sionisme siège à la table du pouvoir à Washington DC et qu'il n'est pas un simple outil de « l'impérialisme US ».
< 100202:1819 35884 ism-france 23 min pager rss ouvrir

A propos de l'ouvrage d'Howard Zinn : « Une histoire populaire des États-Unis, de 1492 à nos jours »

C'est le propre de la fiction de transfigurer la réalité. Lorsque cette fiction se met au service d'un État ou d'un système économique, elle se nomme propagande idéologique. On se souvient peut-être de 1492, le film commémorant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, tourné quelque cinq cents ans plus tard. On y voyait Gérard Depardieu, sur une plage de violons, baiser le sable de l'île d'Hispaniola, avant de se frotter à des indigènes menaçants... En réalité, les Arawaks au complet "abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu'à cet étrange et imposant navire afin de mieux l'observer."
justice 4 all 100203:0042 35894 informationclearinghouse Howard Zinn 6 min pager rss ouvrir

« We Should Not Give Up the Game Before All the Cards Have Been Played »

By Howard Zinn

February 02, 2010 "Alternet" --
American historian, playwright and social activist Howard Zinn died January 27, 2010, aged 87. His light will shine bright into the far off future. A new socially just world will owe a great debt to Howard and others like him who gave so much of themselves for us. -- ZNet Staff
Below is an excerpt from his recent book A Power Governments Cannot Suppress published by City Lights Books, www.citylights.com . At the bottom of this commentary are links to various ZNet obituaries remembering Howard.
< 100204:0104 35938 video informationclearinghouse Howard Zinn pager rss ouvrir

Howard Zinn: Myths of the Good Wars Three 'Holy' Wars

Three 'Holy' Wars

< 100204:1102 35942 renenaba < 1 min pager rss ouvrir

Hommage à Howard Zinn

Hommage à Howard Zinn

René Naba | 03.02.2010 | Paris


Un des plus grands penseurs progressistes des Etats-Unis vient de nous quitter, à l'âge de 88 ans.

Howard Zinn était l'auteur d'une magistrale « Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours », mais aussi d'articles lucides et pénétrants.

Nous vous en rappelons quelques-uns ici avec l'hommage rendu par son éditeur français.
justice 4 all 100204:1104 35943 Stay michelcollon Howard Zinn 13 min pager rss ouvrir

La légalisation de l'injustice

Howard Zinn

Il est communément admis aux Etats-Unis que pouvoir politique et richesse sont inégalement répartis entre les citoyens. Par contre, inculquée par l'éducation dès la prime enfance et entretenue par les mass média, la conviction y est largement répandue que l'égalité devant la loi constitue l'un des principes fondamentaux du système américain, l'ultime recours.

Une question s'impose alors nécessairement à l'esprit : la richesse et le pouvoir étant inégalement répartis, la justice peut-elle prétendre assurer l'égalité alors que les autres composantes sociales ne l'assurent pas ?

Les lois sont sujettes aux interprétations des tribunaux. Ces interprétations ont rarement conservé aux droits prévus par la Constitution leur force littérale, mais bien plutôt contribue à perpétuer les inégalités sociales les plus flagrantes en les répercutant dans le système judiciaire. Les jugements rendus sont eux-mêmes le reflet des disparités en matière de richesse et de pouvoir politique. Les magistrats qui rendent ces jugements représentent l'élite absolue de la société américaine. John Schmidhauser, après avoir étudié les cas de quatre-vingt-douze juges de la Cour suprême, constate dans son ouvrage la Cour suprême que ceux-ci provenaient de « milieux socialement favorisés » et « comprenaient très peu de fils de famille n'appartenant pas à la haute ou à la très haute bourgeoisie ». En 1976, il en est toujours ainsi.
justice 4 all 100204:1120 35944 michelcollon Howard Zinn 8 min pager rss ouvrir

Les Etats-Unis ont besoin d'un esprit révolutionnaire

Howard Zinn

Al Jazeera s'entretient avec Howard Zinn, écrivain, historien de l'Amérique, critique social et activiste, de la manière dont la guerre en Irak a changé le regard des autres sur les Etats-Unis et des raisons pour lesquelles « l'Empire » serait près de l'effondrement.

9 septembre 2008

Howard Zinn: Depuis un certain temps, et à coup sûr aujourd'hui, l'Amérique évolue vers moins de pouvoir et moins d'influence dans le monde.
< 100204:1120 35945 michelcollon Howard Zinn 21 min pager rss ouvrir

Mythes de l'« exceptionnalisme » américain

Howard Zinn

La notion de l'« exceptionnalisme » américain - selon laquelle seuls les Etats-Unis ont le droit, soit par décret divin, soit par obligation morale, d'apporter la civilisation, la démocratie ou la liberté au reste du monde, et par la violence, si nécessaire - n'a rien de neuf. Elle était déjà apparue en 1630, au sein de la colonie de Massachusetts Bay, lorsque...
< 100204:1121 35946 michelcollon Howard Zinn 13 min pager rss ouvrir

27 mois d'occupation américaineQue faisons-nous en Irak ?

Howard Zinn

Pas un jour, en Irak, sans que l'on annonce des morts : des militaires de la coalition, mais aussi des diplomates - comme le représentant de l'Egypte sauvagement assassiné - et surtout des civils innocents. Cette guerre voulue par le président des Etats-Unis apporte le chaos dans la région et sert à justifier l'injustifiable, tel l'attentat de Londres le 7 juillet dernier. Elle est aussi une guerre contre le peuple américain.
< 100303:1037 36809 article11 Noam Chomsky 10 min pager rss ouvrir

« Howard Zinn » : un hommage de Noam Chomsky

Ce sont deux intellectuels - voix reconnues de cette Amérique contestataire et rebelle - qui ont beaucoup en commun, à commencer par le souhait de mettre l'anonyme à sa juste place : au coeur de l'histoire. L'un est mort, l'autre a tenu à le saluer dans un texte publié il y a peu (et traduit par nos soins). Un hommage bienvenu : qui mieux que Noam Chomsky pour évoquer Howard Zinn ?

vendredi 26 février 2010, par article11