Procès pour « injures publiques »
Rendez-vous vendredi 13 h 30 au tribunal correctionnel de Paris
lundi 30 novembre 2009, par Olivier Bonnet

Comme le savent les plumonautes assidus, le magistrat Marc Bourragué m’accuse d’injure publique et le procès se déroulera vendredi 3 décembre à 13 h 30, 17 e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Après avoir reçu l' "entier soutien" du député Jean-Louis Bianco - sa lettre est reproduite dans l'article en lien ci-dessus, qui contient aussi une pétition en ma faveur ayant recueilli 1003 signatures - et de diverses autres personnalités médiatiques, l'heure du tribunal a sonné. Venez assister à l'audience : la présence de nombreux soutiens peut influencer la décision qui sera rendue.
Le "slapping" judiciaire aura-t-il raison des blogueurs à la langue trop bien pendue ? Au-delà de mon cas personnel, tel est l’enjeu de ce procès. Frapper au portefeuille ceux qui n’ont pas derrière eux le soutien d’un grand média peut s’avérer une stratégie extrêmement dissuasive à l’encontre de tous les blogueurs. C’est en cela que je maintiens qu’il s’agit bel et bien d’une attaque contre la liberté d’expression. Soutenez Plume de presse !
plumedepresse
lundi 30 novembre 2009, par Olivier Bonnet

Comme le savent les plumonautes assidus, le magistrat Marc Bourragué m’accuse d’injure publique et le procès se déroulera vendredi 3 décembre à 13 h 30, 17 e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Après avoir reçu l' "entier soutien" du député Jean-Louis Bianco - sa lettre est reproduite dans l'article en lien ci-dessus, qui contient aussi une pétition en ma faveur ayant recueilli 1003 signatures - et de diverses autres personnalités médiatiques, l'heure du tribunal a sonné. Venez assister à l'audience : la présence de nombreux soutiens peut influencer la décision qui sera rendue.
Le "slapping" judiciaire aura-t-il raison des blogueurs à la langue trop bien pendue ? Au-delà de mon cas personnel, tel est l’enjeu de ce procès. Frapper au portefeuille ceux qui n’ont pas derrière eux le soutien d’un grand média peut s’avérer une stratégie extrêmement dissuasive à l’encontre de tous les blogueurs. C’est en cela que je maintiens qu’il s’agit bel et bien d’une attaque contre la liberté d’expression. Soutenez Plume de presse !
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Procès pour « injures publiques » : J - 1
Rendez-vous vendredi 13 h 30 au tribunal correctionnel de Parismercredi 2 décembre 2009, par Olivier Bonnet
Comme le savent les plumonautes assidus, le magistrat Marc Bourragué m’accuse d’injure publique et le procès se déroulera vendredi 4 décembre à 13 h 30, 17 e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Après avoir reçu l' "entier soutien" du député Jean-Louis Bianco - sa lettre est reproduite dans l'article en lien ci-dessus, qui contient aussi une pétition en ma faveur ayant recueilli 1008 signatures - et de diverses autres personnalités médiatiques, l'heure du tribunal a sonné. Venez assister à l'audience.
Procès pour injures publiques : jugement le 22 janvier
samedi 5 décembre 2009, par Olivier BonnetPoursuivi par le magistrat Marc Bourragué pour "injures publiques" (plus d'explications ici), j'ai comparu hier devant la 17 e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Je ressors de l'audience confiant. Grâce au formidable élan des plumonautes ayant répondu à l'appel à la solidarité lancé en ma faveur par l'ex gendarme Michel Roussel, j'ai pu m'assurer le concours d'un grand spécialiste du droit de la presse, Maître Dominique Tricaud, avocat entre autres de Bob Siné ou de Hamé (La rumeur), et sa plaidoirie a été brillantissime. Le jugement a été mis en délibéré au 22 janvier.
Le magistrat Marc Bourragué ne garnira pas son compte en banque à mes dépens
Le tribunal lui administre une véritable leçon de droitIl réclamait ma condamnation à 18 000 euros !
dimanche 7 février 2010, par Olivier Bonnet
Tout commence par la publication sur plumedepresse, le 13 novembre 2007, d'un billet intitulé Yvan Colonna déjà condamné ? Nous y mettions nommément en cause l'un des magistrats choisis pour faire partie de la Cour d'assises spéciale chargée de juger l'assassin présumé du préfet de Corse Claude Erignac : Marc Bourragué, actuellement vice-président du tribunal de grande instance de Paris. Stupeur en juillet 2008 : nous sommes entendu par la police "dans le cadre d’une information suivie contre inconnu du chef d’injures publiques envers un fonctionnaire public" : l'inconnu ne le restera pas longtemps et nous sommes mis en examen en octobre (ce que nous narrions dans cet autre billet). Nous n'avions par contre pas raconté à l'époque l'incroyable péripétie suivante : suite à des problèmes de transports, la juge d'instruction de notre affaire est contrainte de décaler de plusieurs heures notre audition, durant laquelle son téléphone sonne. "C'est lui !", annonce-t-elle alors, après consultation du numéro affiché, à notre avocate et nous-même, tous deux médusés. Sans ce contretemps, l'audition aurait été terminée et Bourragué vient aux nouvelles, songeons-nous. Après une brève conversation monosyllabique, raccrochant le téléphone, la juge rectifie : "Ce n'était pas lui, c'était son cabinet". Une précision qui nous laissera dubitatif. L'anecdote illustre le problème de comparaître devant le tribunal de Paris alors que le plaignant y exerce : fallait-il réclamer le dépaysement du procès, pour éviter d'être jugé par ses collègues ? L'épilogue nous enseignera que non, l'issue de l'affaire s'étant avérée pour nous favorable. Autre circonstance que nous n'avions jamais encore évoquée, la pression exercée par la juge afin de connaître l'identité de l'auteur d'une lettre dont nous reproduisions des extraits dans le billet incriminé, adressée à la Fédération internationale des droits de l’Homme et renfermant deux des trois termes prétendus par mon adversaire constitutifs d'injure publique. Nous invoquons naturellement le principe de la protection des sources journalistiques pour refuser de répondre. "Ne vous inquiétez pas, nous le retrouverons", tente la juge en guise de coup de bluff, s'appuyant sur le seul élément dévoilé dans le billet, à savoir son appartenance à l'association des familles de victimes de la région toulousaine, Stop à l'oubli. Peine perdue, nous restons ferme dans notre refus de divulguer le nom du signataire. Au moins lui sera-t-il épargné d'être inquiété.