L'Ukrainegate a mis à nu la corruption générée par les guerres hybrides de l'Empire

02-10-2019 reseauinternational.net 4 min #162439

Un enjeu lié à l'État profond:

Le véritable enjeu du vrai faux scandale baptisé "Ukrainegate" n'est ni la présidence de Donald Trump ni une quelconque confirmation de la méga-corruption des élites politiques US. Le véritable enjeu de l'Ukrainegate est la mise à nu des magouilles bellicistes de l'État profond US et ses ramifications européennes dans la crise ukrainienne.

Le fils de Joe Biden ne faisait pas que du business en Ukraine. Il faisait partie du maillon d'une longue chaîne responsable du financement, du recrutement, de la formation et l'encadrement d'unités combattantes prônant une idéologie pro-nazie afin de lutter contre la Russie.

Des centaines de "vétérans" et de faux volontaires appartenant à des sociétés privées de sécurité ont participé à la déstabilisation de l'Ukraine.

La question n'est pas de savoir si le rejeton de Biden est corrompu ou pas. Il l'est par défaut dans un pays où la corruption est endémique et structurelle. La véritable question est de savoir comment des responsables politiques US ont indûment profité des méandres de la corruption en Ukraine à la fois pour s'enrichir personnellement et y mener une guerre hybride mise en échec par les actions discrètes mais énergiques de la Russie.

Les guerres hybrides en Libye, en Syrie et en Ukraine sont le fait des Démocrates US même si le parti belliciste aux États-Unis ratisse largement au-delà du faux clivage partisan à partir d'un certain seuil. C'est une mafia de haut vol.

Bien entendu, cette énième affaire, laquelle ne sera certainement pas la dernière, est déviée par les dirigeants Démocrates et utilisée pour obtenir la destitution de Donald Trump. Les jeux sont clairs. La présidence de Donald Trump n' est en aucun cas un long fleuve tranquille mais elle aura eu le mérite de dévoiler les véritables complotistes contre la paix des nations s'il en existe encore. Et à ce titre, ceux qui avaient comparu devant le tribunal de Nuremberg à la fin de la Seconde Guerre Mondiale semblent désormais des enfants de chœur d'une paroisse de deuxième ordre, comparés aux idéologues détraqués du parti belliciste se cachant derrière le paravent libéral et progressiste de l'empire (lequel ne se limite aucunement aux États-Unis).

Le jeu de massacre devient dangereux à Washington car il risque d'aboutir à une seconde guerre civile américaine aux conséquences inattendues et chaotiques sur la paix et la stabilité du reste de la planète. Beaucoup de pontes du régime accusent sous cape la présidence de Trump d'avoir mis en danger la survie même d'Israël ou de leur avoir refusé d'autres guerres pour le profit en oubliant que c'est leur obsession de la guerre sans fin contre le terrorisme inventé par eux pour s'assurer un fond de commerce durable puis les guerres hybrides visant des pays classés sur la liste des régimes à abattre qui ont abouti au chaos actuel dans les relations géostratégiques dans un monde en perdition sur fond d'une très grave crise économique passée sous silence mais dont les soubresauts commencent à faire tomber des pans entiers d'un système que Francis Fukuyama avait cru triomphant pour toujours après l'effondrement de l'ex-Union Soviétique. Cette foi en un exceptionnalisme quasi divin semble avoir fait perdre tout sens de la mesure a ces idéologues de l'empire. Même les nazis, dans la période où ils étaient intoxiqués par leurs idées, se sont mis à rêver à un Reich qui devrait durer que mille ans. Ils ont disparu en moins de deux décennies.

L'État profond US et ses ramifications dans le reste de ce que l'on a autrefois pompeusement qualifié de "monde libre" est en crise aiguë: les guerres hybrides sont un échec total et la manipulation des populations montre ses limites.

Ironie du sort, l'Empire s'effondre alors qu'il est toujours embourbé en Afghanistan où il a dépensé un budget dépassant celui d'une éventuelle conquête et colonisation de la lune et de la planète Mars réunies.

On est bien dans une phase historique critique. Ce n'est plus un déclin mais bel est bien un effondrement en cours.

source: strategika51.org

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