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Rapport de Situation du Mouvement des Gilets Jaunes. 21 au 28 mars 2019

31-03-2019 lesakerfrancophone.fr 45 min #154153

Par Le Saker Francophone - Le 28 mars 2019

L'acte XIX

Avant l'Acte 19, Paris et les principales villes de France  interdisent aux manifestants l'accès à de nombreux quartiers centraux dont les  Champs Elysées, pour Paris.

Et pour bien montrer sa détermination à ne pas considérer les revendications des Gj comme légitimes, le gouvernement  attise encore plus le rapport de force  en disant « Dès samedi prochain nous partirons du principe qu'il s'agit de rassemblements d'émeutiers qui ne visent qu'à causer des troubles, et donc ils seront dispersés immédiatement. (...) s'il le faut, nous interpellerons massivement. »

Joignant le geste à la parole, Macron  limoge le préfet de Paris, le  remplace par une bonne relation, et implique l'armée, en particulier le commando  anti-terroriste « opération sentinelle ». Réaction immédiate de l'opposition qui rappelle que « Quelles que soient les circonstances, l'armée ne peut et ne doit assurer aucune tâche de police. Ce n'est pas son métier. Il n'y a pas d'ennemi de l'intérieur en France ». Des militaires  condamnent aussi cette décision. Et, gros couac, le chef d'État-major de l'armée n'a pas été prévenu de la décision du gouvernement, il  l'apprend par la presse.

Cerise sur le gâteau répressif, et c'est Griveaux, le porte-parole du gouvernement, qui le dit lui-même.

À ce point-là, il est permis de se poser des questions sur son niveau de conscience de lui-même.

 Acte 19 (23 mars 2019). Toutes ces menaces répressives n'entameront pas l'ardeur des Gj pour ce nouvel acte. D'après les données de l'Intérieur, 40.500 personnes ont manifesté en France, dont 5.000 à Paris, contre 32.000 la semaine précédente. Depuis le début du mouvement, les chiffres officiels sont contestés par les Gilets jaunes qui ont eux-mêmes dénombré 127.212 participants ce samedi. Et cela malgré les menaces du pouvoir en place de les traiter  « comme des terroristes ».

Les Champs Élysées étant interdit d'accès, c'est au Trocadéro et à Denfert-Rochereau que se sont tenues les manifestations, ainsi que dans toutes les principales villes de France. Toujours la même répression policière mais cet acte aura surtout été symboliquement marqué par une  femme âgée blessée pendant une charge de CRS à Nice. Le gouvernement et les médias, mentant encore, disent qu'elle a été blessée par un mouvement de foule. Cette vidéo démonte leur mensonge, c'est bien  une charge de CRS. Macron, toujours plein d'empathie,  souhaite à cette dame, qui a le double de son âge, « d'être plus sage ».  Réponse de l'association ATTAC dont la femme âgée blessée, Mme legay, est membre. Face à ce problème la police prend les devants : « Madame Legay a reçu à l'hôpital la visite de policiers pour lui faire dire qu'elle n'avait pas été blessée par la charge des policiers mais dans d'autres circonstances », a affirmé l'avocate de ses enfants. Ce n'est plus de la subordination de témoins mais carrément de la subordination de victime. Son avocate va porter plainte pour « violences volontaires sur personne vulnérable, par personne ayant autorité et armée ».

« Aujourd'hui, l'ordre républicain a été maintenu »,  s'est félicité le ministre de l'Intérieur lors d'une déclaration place Beauvau. Il a relevé que 233 interpellations avaient eu lieu dans toute la France, 172 placements en garde à vue et 107 personnes verbalisées pour avoir tenté de prendre part à des rassemblements interdits. Sur l'ensemble du territoire, 65.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés, ainsi que 30.000 sapeurs-pompiers. À Paris, « 8.545 contrôles préventifs ont été réalisés », a  indiqué le ministre. Selon la préfecture de police, 96 personnes ont été interpellées et 53 verbalisées.

Les Black Blocs n'ont pas participé à l'acte 19 et expliquent pourquoi sur leur  page Facebook : « Black Bloc France Bonsoir. Le but de nos actions est de pouvoir continuer sans être inquiéter. Ce samedi, nous savions que le niveau de répression allait être digne d'une dictature. À quoi bon y aller pour se faire arrêter sans aucune raison, se faire blesser, etc. ? Nous sommes bien plus intelligents. Nous préparons la suite des évènements, et les stratégies pour détruire la nouvelle doctrine de maintien de l'ordre. »

Une petite  vidéo sur les Black Blocs. Une  explication d'Alain Bauer, professeur de criminologie, sur le phénomène.

Le fichage des manifestants est bien en place, exécuté par des  RG déguisés en journalistes.

Des LBD sont  encore utilisés en tir direct.

Rappel historique. Une  photo de Paris après les manifestations de Mai 68. Pour montrer, par comparaison, que les manifestations Gj ne sont pas si violentes que veut le faire croire le gouvernement.

Autre rappel historique, cette  histoire, racontée par un historien, nous apprend que l'amalgame manifestants/casseurs est une technique qui ne date pas d'hier.

Violences policières, et maintenant financières (puisque les amendes pleuvent pour les manifestants).

Ca y est, comme la répression physique ne les dissuade pas, la répression financière commence : « Amis GJ. C'est un choc aujourd'hui. Nous étions une quinzaine au rond-point quand plusieurs voitures de gendarmerie sont arrivées. Ils ont pris nos identités et numéros de voiture. Nous ont annoncé que le préfet a changé et maintenant aucune intransigeance : 130€ pour occupation illégale d'un terrain public puis 1500€ pour chaque récidive. Ils feront des rondes plusieurs fois par jour pour traquer les récidivistes. C'est officiel : notre belle démocratie vient de tomber définitivement. Nous sommes abasourdis. »

Gros signe de danger pour la liberté d'expression politique, un couple est  verbalisé pour avoir porté un pull sur lequel est écrit « Oui au RIC » (et non pas « Mort à Macron »)

Tableau de recensement des violences policières tenu par le journaliste  David Dufresne.

Et comme, en France, la justice n'est pas si aveugle que l'on veut bien le penser, « D'un coté  8 500 Gj interpellés en 4 mois dont déjà 1 800 jugés et condamnés à des peines de prison, de l'autre 174 cas de violences policières toujours en attente de jugement. » Sans parler de Benalla, toujours libre comme l'air.

La violence policière devient une habitude, même contre  des professeurs manifestant devant un lycée

Et, puisqu'elle semble ne plus vouloir se donner de limites, la police  s'en prend même aux Street medics, qui pourtant sont les premiers à  soigner un policier faisant un infarctus en pleine manifestation. Le  témoignage d'un secouriste niçois disant que la police les empêche volontairement de porter secours aux blessés et, dans ce cas, à cette vieille femme blessée à la tête. Autre  témoignage et  là aussi

Montrant la même conscience de lui-même que son porte-parole, Macron était le premier à dire que l'utilisation d'armes chimiques contre son peuple était une ligne rouge que ne devrait pas franchir Bachar El Assad. Il  utilise pourtant lui-même du gaz lacrymogène, classée arme chimique, contre son peuple.

Témoignage glané sur Facebook « Samedi dernier j'étais sur les Champs Élysées avec mon ami. J'étais venue avec des gilets-jaunes de l'Essonne, j'habite à Juvisy. Rapidement, vers 11h du matin, on a été évacués par les CRS à coup de gaz lacrymo vers le bas de l'avenue. C'était une ambiance de guerre. Impossible de s'échapper par les rues adjacentes. Alors on a couru vers la Concorde. Mais là aussi on était coincé : des barrages de flics nous empêchaient d'aller vers le Louvre ou Orsay. On était nassé ! Et là, pour la première fois de ma vie, j'ai été atteinte par un gaz spécial. J'en ai fait des manifs, je sais de quoi je parle...Une grenade est tombée à mes pieds et j'ai été recouverte d'une poudre grise. Immédiatement j'ai suffoqué, je ne pouvais plus respirer, mais plus grave, je ne tenais plus sur mes jambes, tout mon corps tremblait, je n'avais plus de coordination dans mes mouvements. Je suis tombée comme un légume. Tous les gens autour de moi tombaient aussi. Nos membres étaient tout flasques ». Interpellé par son récit, je lui fais préciser les choses : « mais quelle différence avec les gaz lacrymo ? ». Et elle de me répondre : « C'est un gaz innervant, ça touche le système nerveux ! Dès que je l'ai respiré, je me suis mise à chialer, j'ai été prise de panique, je n'avais plus aucun contrôle sur mes réactions psychologiques. J'avais peur de tout et de tout le monde. Les flics me terrorisaient, et même mon copain me faisait flipper... Le médecin de l'hôpital qui m'a soignée m'a confirmé que c'était un gaz toxique qu'on utilise par temps de guerre et qui a des conséquences psychologiques ; il paralyse le système nerveux, émotionnellement on n'est plus maître de soi. Je ne pouvais même plus contrôler mon envie de faire pipi ! Pendant plusieurs jours je faisais sur moi, j'étais devenue incontinente comme une vieille de 80 ans ». La jeune femme qui est en train de me parler a trente-cinq ans. Elle s'appelle Lucie et est aide-soignante dans une clinique. Ce qu'elle me raconte est effarant mais bien authentique. Une journaliste du Québec, tout aussi éberluée que moi, s'approche et enregistre son témoignage. Lucie poursuit d'une voix tremblante, en fumant une petite cigarette roulée : « le pire pour moi, c'est que je me suis mise à avoir peur des gilets eux-mêmes ! Là je reviens vers vous, mais je suis encore complètement flippée ! Impossible d'aller manifester. Mes camarades de Juvisy qui ont aussi été touchés par ce gaz ne sont pas venus aujourd'hui. Peut-être qu'ils ne reviendront jamais. Ce gaz te fout une trouille d'enfer ! Le psychiatre de l'hosto l'a constaté. Et puis j'ai craché du sang pendant cinq jours ; j'avais les poumons en feu ! Les infirmiers radiologues n'avaient jamais vu ça ! » Éprouvée par son récit, Lucie s'arrête. Elle va s'asseoir sur la bordure en pierre au pied de la statue de la Marianne de la république. Ce qu'elle vient de raconter fait mal, très mal. Je me dis que l'opinion publique la plus large possible doit savoir le mal que l'on fait au peuple, aux petites gens dont on ne parle jamais à la télé ou sur les radios. J'ai conseillé à Lucie de déposer plainte, mais elle est trop apeurée, trop tétanisée, et c'est bien le but de ces gaz de bloquer les défenses immunitaires. Des gaz de combat par temps de paix ».

Ce témoignage est-il en rapport avec  cette information ?

Une  vidéo montrant que ce sont les grenades tirées par les CRS qui ont mis le feu au Fouquets's

 Coups de  matraque à  gogo et  violence  gratuite.

Un policier se dit  choqué par la violence policière

 Un groupe s'est ouvert sur Facebook nommé « Recensement des brutalités policières sur les Gj ».

Encore  des photos montrant que la police infiltre le mouvement

Interpellations et témoignages

Le ministre de la justice  annonce que « plus de 8.700 personnes placées en garde à vue depuis le début du mouvement de contestation sociale des 'gilets jaunes', 2.000 d'entre elles ont été condamnées. 'Sur les 2.000 jugements (de condamnation, ndlr) qui sont déjà intervenus, le chiffre qu'il convient de retenir, c'est que 40% sont des peines d'emprisonnement fermes', a déclaré Nicole Belloubet sur BFMTV. 60% sont d'autres types de sanction, par exemple des travaux d'intérêt général, des sursis, etc.', a ajouté la ministre, précisant que 'près de 1.800' personnes interpellées lors des manifestations, doivent encore être jugées. Les durées de peine prononcées sont très variées et s'étalent entre un mois et 3 ans de prison, parfois avec une partie assortie d'une mise à l'épreuve, selon les données de la chancellerie. »

Tout cela pour avoir simplement osé manifester car, comme nous l'avons vu précédemment, les casseurs sont assez épargnés par la police. Voici encore un  témoignage rappelant que la police a délibérément laissé les Black Blocs casser pendant l'Acte 18.

  •  Rodrigues explique aussi que le gouvernement n'a rien fait pour  empêcher les casseurs ;
  • Castaner lui-même  déclare que sa nouvelle stratégie est de laisser casser ;
  • Les députés aussi se  posent la question du « laisser casser » ;
  • La liste des premiers  prisonniers politiques commence à apparaitre sur les réseaux sociaux ;
  • 86 personnes  jugées en comparution immédiate, rien qu'à Paris, pour l'acte 18 ;

Voici un premier  témoignage de personne emprisonnée. Un autre d'un  manifestant niçois pendant l'Acte 19. J'ai personnellement reçu un témoignage écrit sur papier de la part d'un plombier de 40 ans qui a pris 8 mois pour « insulte à agents » car il les a traités de « collabos » et 1 200 euros d'amende par policiers s'étant senti insultés. Il raconte l'interminable garde à vue, la pression pour lui faire signer le PV et la justice expéditive, dès la fin de la garde à vue, avec un avocat commis d'office qu'il ne rencontre même pas avant le procès ;

Un Street Medic se fait  enlever son matériel de soin par la police ;

La police en est même à chercher à  intimider un spécialiste des violences policières ;

Si vous trouvez que ces jugements et amendes sont iniques et qu'une amnistie s'impose alors signez la  pétition en ligne.

Les magouilles du couple gouvernement/médias

 Grace au Sénat, le gouvernement n'arrive pas à  enterrer l'affaire Benalla, qui connait  encore des  rebondissements. Le premier ministre y est convoqué pour témoigner mais  refuse de venir. Par peur ou par lâcheté ? Macron aussi le  prend mal, serait-ce un signe de culpabilité ?

Se dirige-t-on vers une révolution ?  Oui pour 39% des Français.

À peine installé, on apprend que le nouveau préfet de police de Paris, un ami de Macron,  traîne une casserole. Et voici ce que cette casserole implique :

« Médiapart lâche une bombe !!

La méthode macronnienne pour enfumer toutes erreurs, corruptions, malversations. Nous ne sommes pas loin d' une « association de malfaiteurs », et menteurs... pléonasme !!

Matignon et l'Élysée sont passés par-dessus le fait que Lallement (nouveau préfet de Paris) doit être entendu dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de favoritisme qui pèsent sur les marchés de la Société du Grand Paris.

La Commission d'examen des offres (CEO) pour les travaux de construction du métro du Grand Paris, le plus grand chantier d'Europe, a été présidée par un certain Didier Lallement... mis en cause directement par le rapport de la Cour des Comptes de la fin 2017 : un marché de 37 milliards d'Euros... une paille.

Le parquet national financier (PNF) a saisi la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Mais comme par hasard, celle-ci est depuis mardi sous les ordres d'un certain Didier Lallement, le même mis en cause dans cette affaire...

Aucun doute : l'Élysée et son joueur de poker ont su faire d'une pierre trois coups : le limogeage de la hiérarchie de la Police Parisienne tente de faire croire à un dysfonctionnement pour le 16 mars, aide à protéger Benalla et ses complices mis en cause par cette même hiérarchie, et éloigne un certain Lallement de l'enquête demandée par la Cour des Comptes. »

Une excellente vidéo, toujours de Mediapart,  expliquant cette France ploutocrate

Encore une autre  preuve de ce régime ploutocrate. « Le Conseil d'État donne raison au militant écologiste Raymond Avrillier qui demandait communication de l'accord secret, récemment dévoilé par Mediapart, conclu en 2015 par Emmanuel Macron et Ségolène Royal, avec les sociétés concessionnaires des autoroutes. »

L'économiste Pikkety  explique comment les gouvernements précédents défavorisent l'État au profit des plus riches. Cela me rappelle comment les oligarques russes avaient pillé l'ancien État communiste, sous Eltsine.

Pendant ce temps les ministres s'augmentent, le plus discrètement possible bien sûr. C'est un article en dernière page de la Voix du Nord qui va nous l'apprendre.

Pour une  député LREM, la même qui traite les Gj d'émeutiers sur de nombreux plateaux TV, « La Cour d'appel a confirmé le jugement du tribunal de commerce de Bobigny du 2 novembre 2016. Claire O'Petit a été condamnée à 'une interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale ou artisanale [...] pour une durée de cinq ans' ». Par contre, elle peut continuer à faire de la politique.

Encore un proche de Macron ayant des  problèmes judiciaires pour « menaces de mort sur autrui ». Avec un pareil entourage, cela commence à tourner au « gang mafieux ».

Et on  apprend aussi que « pour privatiser Aéroport de Paris, c'est la Bank of America qui a été choisi comme gestionnaire de la vente. Et qui est à la tête de la branche française de cette banque ? Bernard Mourad, ancien banquier de Drahi et conseiller de la campagne présidentielle de Macron ».

Et le pillage des actifs de la nation ne  s'arrête plus : « Le gouvernement a annoncé sa volonté de privatiser 150 barrages hydroélectriques en France, en dépit de leur caractère hautement stratégique. »

Pendant ce temps-là, sûrement parce qu'elles sont en plein essor, le gouvernement s'en prend  fiscalement aux coopératives, ce système d'entreprise citoyen. On se demande bien pourquoi il en veut à ce point au peuple.

Pour ceux qui préfèrent voir  une vidéo que lire le livre de Juan Branco sur « le système Macron ».

Quant aux médias, ils préparent déjà une future élection  en choyant Le Pen pour qu'elle arrive au 2eme tour et fasse encore épouvantail face à Macron, ou qui que ce soit d'autre le remplaçant. Ces mêmes médias qui la diabolisaient complètement entre le 1er et le 2eme tour des précédentes élections présidentielles.

Quand un présentateur aux ordres de l'élite  perd son sang-froid et traite Branco « d'abruti », on sent bien son professionnalisme.

Les journalistes paniquent autant que Macron. Selon  l'un d'eux, parlant des Gj : « aujourd'hui on a affaire à des terroristes donc traitons-les comme des terroristes »

Malgré toutes ces attaques médiatiques, toujours un fort soutien pour le mouvement et surtout  son objectif de « réorienter la politique économique et sociale actuelle ».

L'impopularité de Macron atteint une telle force que, venant pour donner le coup d'envoi d'un match de football, Brigitte Macron est  accueillie par des huées et est obligée de quitter le stade. Quant à son mari c'est pareil, il se  fait huer partout.

Les actions des Gilets jaunes

Face aux diffamations médiatiques permanentes, ils travaillent sur une charte commune.

350 universitaires apportent leur  soutien aux Gj, en s'en déclarant « complices » puisque Castaner a dit que les complices des Gj étaient aussi des « émeutiers ».

L'économiste Éric Toussaint, du Comité pour l'abolition des dettes illégitimes, donne ses conseils et  propose des mesures économiques aux Gj.

Après Starbucks, c'est Apple qui  est visé par le groupe Opérations spéciales Gj, pour leur « optimisation fiscale ». La multinationale  a donc « réceptionné notre courrier proposant un rendez-vous avec une délégation de GJ pour discuter optimisation fiscale. On sait qu'en 2018, Apple a vendu pour 3,9 milliards d'euros uniquement en matériel sur le territoire français et payé très peu d'impôts en regard de cette somme colossale. Nous souhaitons donc clarifier ces chiffres avec la direction d'Apple sans avoir à occuper massivement ses stores... ».

Un intéressant  reportage fait par un Gj sur Etienne Chouard et ses assemblées constituantes.

Réalisant que la guerre médiatique est importante pour ne pas perdre le cœur des Français, les Gj proposent  de nommer François Boulo en tant que « représentant médiatique ».

Des organisations citoyennes commencent aussi à  soutenir les Gj.

Une intéressante  analyse sociologique du mouvement.

Les Gj de Toulouse organisent un  vote local « pour ou contre les RIC ».

Juan Branco  s'étonne, avec raison, du non soutien des syndicats ouvriers aux Gj. L'éternel soupçon de connivence entre syndicats et gouvernement ressort, une fois de plus.

Le Saker Francophone

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