Mali : massacre dans un village peulh au centre

24-03-2019 aa.com.tr 2 min #153840

Niger

AA / Kané Illa

Plus de 100 civils ont été tués, dans le village d'Ogossagou, région de Mopti, au centre du Mali, a annoncé le gouvernement malien.

«Dans la matinée du samedi 23 mars 2019, des éléments armés non encore identifiés ont attaqué le village d'Ogossagou, dans le cercle de Bankass, région de Mopti», a annoncé un communiqué du gouvernement dont Anadolu s'est procuré copie.

«Cette lâche attaque a fait plus de cent morts parmi les populations civiles », a précisé la même source, ajoutant qu'une enquête a été ouverte.

Tout en condamnant «avec la dernière rigueur cet acte odieux», le gouvernement malien a indiqué qu'il mettra «tout en œuvre pour traquer les auteurs de cette barbarie d'un autre âge et de les punir».

Dans un communiqué publié sur son site samedi, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) a «fermement» condamné l'attaque et annoncé avoir, dans le cadre de son mandat de protection des civils, dépêché sa «force de réaction rapide» sur les lieux de l'attaque.

Cette attaque n'a pas été revendiquée.

Mais des médias maliens et étrangers l'attribuent aux chasseurs dogons, plusieurs fois mis en cause dans des attaques similaires, principalement contre des Peulhs. C'est la deuxième attaque meurtrière enregistrée en moins d'une semaine dans le centre du Mali.

Le dimanche 17 mars, des individus armés ont attaqué un poste de l'armée malienne de la localité de Dioura, toujours dans la région de Mopti.

Selon un bilan fourni par les Forces armées maliennes (FAMas), vingt-trois (23) militaires maliens ont été tués dans cette attaque.

Dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi sur le site de l'agence mauritanienne Al-Akhbar, un groupe à al-Qaïda a revendiqué l'attaque.

Depuis 2015 le centre du Mali est en proie à un climat d'insécurité assez préoccupant, alimenté, d'une part, par des groupes terroristes délogés du nord par une intervention militaire internationale et, d'autre part par des violences intercommunautaires opposant les chasseurs dogons aux nomades peulhs.

 aa.com.tr

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