Ici s'arrête l'impérialisme - Le peuple de Bolivar et Chavez dit : C'est assez

06-03-2019 reseauinternational.net 7 min #153074

par Oscar Fortin

David contre Goliath

Dès le point de départ, il faut préciser que la force civique militaire a l’appui de la grande majorité du peuple vénézuélien. Cette force représente plus de deux millions de miliciens et miliciennes qui se joignent de façon organisée et structurée aux forces de l’armée bolivarienne. Il faut également savoir qu’il s’agit d’un peuple qui a intégré son histoire, qui en a lu les avenants et aboutissants, de même que ses grands libérateurs tels Bolivar, ce vainqueur des forces coloniales de son époque, et Chavez qui s’est fait le bouclier anti-impérialiste du Venezuela et de l’Amérique latine. Il a sonné l’alarme d’un impérialisme envahisseur et destructeur des peuples.

C’est lui qui a été à l’origine de ce regroupement des forces, unissant armée et peuple, de manière à ne laisser aucun espace aux envahisseurs. Aujourd’hui, 5 octobre, le peuple vénézuélien et son gouvernement légitime ont commémoré les 6 années de son décès. Un moment fort émouvant, particulièrement pertinent et significatif pour ceux et celles qui ont à repousser les attaques de toute nature d’un impérialisme, décidé à mettre la main sur le Venezuela et ses richesses. La voix de Chavez ne s’est pas éteinte avec sa mort. On a pu entendre, tout au long de cette journée, les appels répétés de Chavez, anticipant ces attaques de la part de l’empire. Le peuple, s’identifiant à Chavez, a pu s’y ressourcer et faire le plein d’énergie et de détermination pour affronter cette guerre.

Quoi qu’on dise de Maduro, surtout dans les rangs d’une opposition qui voudrait bien s’en défaire, il est l’homme de la situation. L’équipe qui l’entoure est de grande qualité et peut compter, à l’intérieur comme à l’extérieur, sur un service d’intelligence qui a ses entrées partout. De nombreux faux positifs ont pu être anticipés et démantelés grâce à ce service.

Tout aussi importantes, sont les relations internationales que le Venezuela a développées tout au long de ces années de la Révolution bolivarienne. Ce fut le cas avec la Russie de Poutine et ce fut également le cas avec la Chine, deux pays déterminants dans cette lutte à finir contre l’impérialisme. Les évènements sont de nature à suggérer que le Venezuela soit le terrain tout désigné pour cette lutte à finir entre l’impérialisme, promoteur d’un monde unipolaire sous ses ordres, et une alliance de puissances qui lutte pour le respect de l’indépendance des peuples et l’instauration d’un monde multipolaire.

Bien que la Russie et la Chine soient loin des terres du Venezuela, ces derniers y trouveront sans doute le prétexte d’installer à proximité des États-Unis des armes de nature semblables à celles que les États-Unis ont installées en Europe et en Asie, à proximité de ces deux grands pays. Nous n’en sommes plus à 1962 où la situation géopolitique des nations était bien différente et que l’éveil de la conscience des peuples n’était qu’à ses débuts.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Certains pays du Continent latino-américain ont leur propre satellite, véritable œil de Dieu pour voir ce qui se passe sur leur coin de terre. Certains, comme le Venezuela et la Colombie, disposent d’armes sophistiquées, tant au niveau des mers, des airs que sur terre. Il y a des sous-marins, des bateaux de guerre, des fusées antimissiles, des bombardiers, etc.. Nous n’en sommes plus aux muscles du plus fort, mais à la force du plus brillant. David n’avait qu’une fronde, munie d’un caillou, devant ce géant Goliath, ce vainqueur, soi-disant invincible. David, ce jeune berger, protecteur de ses brebis, a lancé avec sa fronde une pierre qui a atteint ce géant Goliath en plein front.

Cette  histoire que l’on retrouve dans l’Ancien Testament est là pour rappeler qu’il ne suffit pas toujours de la force des muscles, mais également de celle de l’intelligence. Notre Goliath des temps que nous vivons n’est autre que l’Empire étasunien toujours à l’affût de nouvelles conquêtes. S’il a connu des heures de gloire dans le passé, c’est de moins en moins le cas en ce moment. Depuis le début de ce siècle, ses nombreuses guerres au Moyen-Orient et en Europe de l’Est, n’ont pas toutes été d’un grand succès.

Tout ceci pour dire que l’empire, si puissant soit-il, n’a plus le monopole des conquêtes et que ses échecs s’accumulent, de façon particulière, depuis le début de ce siècle. En dépit du pouvoir énorme de la désinformation dont il dispose, la vérité rejoint de plus en plus les peuples et le voile de ses mensonges s’évaporant, se révèle son véritable visage. De grand défenseur de la démocratie, de sauveur d’humanité, il passe à grand manipulateur et menteur, assoiffé de conquêtes et de domination. Il en perd toute sa crédibilité et, du fait même, son ascendant sur les peuples.

Le Venezuela de Bolivar et de Chavez sera-t-il le champ de bataille où il devra rendre les armes et reconnaître que les peuples ont des droits et que ces droits doivent être respectés. Seuls l’ONU et les peuples concernés peuvent en assurer la sauvegarde.

 Oscar Fortin

source :  humanisme.blogspot.com

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