Après l'échec, les États-Unis, le Groupe de Lima et l'opposition vénézuélienne optent pour la solution militaire

26-02-2019 61 articles reseauinternational.net 16 min #152682

par Álvaro Verzi Rangel

L’entrée du cheval de Troie de « l’aide humanitaire » ayant échoué, le plan d’ingérence des États-Unis et de l’opposition vénézuélienne va se maintenir sous l’égide de l’Organisation des États Américains (en réalité le fameux Groupe de Lima) qui constitue une force conjointe qui entrerait au Venezuela comme ce fut le cas en 2004, à Haïti.

Sous les ordres du vice-président américain Mike Pence, ce groupe aligné à Washington acceptera certainement d’autres sanctions contre le Venezuela afin de mettre fin au siège financier, sur la base du « faux positif » de toute forme de violence ou de réaction négative de la part des Forces Armées Nationales Bolivariennes (FANB). La réaction négative est celle de ne pas obéir à ses ordres.

Mais ils ont un sérieux problème : l’unité manifestée par les militaires vénézuéliens a généré un « effet rassembleur » sur leurs homologues brésiliens et, surtout, sur les Colombiens. La dénonciation par Maduro de la confession du président colombien Ivan Duque à son mandataire Donald Trump lors d’une conversation téléphonique selon laquelle l’armée colombienne ne serait pas disposée à participer à un conflit (du moins ouvert) avec le Venezuela, constitue un obstacle majeur sur la route des faucons de Washington.

Sa « feuille de route » ne fonctionne pas, peut-être parce que malgré la fabrication d’une réalité virtuelle, il existe toujours une réalité réelle, ce qui a forcé le conseiller à la sécurité nationale John Bolton à annuler le voyage en Corée du Sud pour traiter de « pourparlers nucléaires » avec la Corée du Nord, le thème fondamental de Trump pour sa réélection en novembre 2020.

Entre-temps, le représentant spécial pour le Venezuela, Elliot Abrams, insiste sur une opération comme celle menée avec les « Contras » nicaraguayens du temps de Ronald Reagan, qui serait prolongée dans le temps et qui ne coïnciderait pas avec les aspirations à la réélection du président Trump.

Barack Obama prévoyait une « solution finale » au conflit colombien comme condition préalable à l’attaque contre le Venezuela. Mais le conflit colombien est loin d’être résolu et une solution comme celle proposée par Abrams ne ferait qu’empirer les choses.

Le réel pouvoir étasunien, constitué par les ultraconservateurs et les grandes multinationales de l’énergie, de la pharmacie et de l’armement (entre autres), sait qu’en l’absence des conditions préalables précitées en Colombie, une telle aventure comporte de grands risques de déstabiliser son « allié charnel » face au Venezuela.

L’autre problème est le degré d’organisation du Chavisme, qui a macéré au cours des 20 dernières années. Ce qui n’est pas raconté sur l’histoire des différents points de la frontière, c’est la résistance partisane des organisations populaires, à laquelle des hommes et des femmes de tout âge se sont impliqués. Une grande partie de l’épopée de la résistance de ce 23 février a été menée ensemble par la FANB et les organisations populaires.

La méthode des invasions et des interventions illégales

Il faut tenir compte du fait que l’objectif principal des États-Unis est d’éviter d’interférer avec le Conseil de Sécurité des Nations Unies, ce qui pourrait empêcher tout plan d’invasion, sachant que la Russie et la Chine font pression pour empêcher une option militaire au Venezuela.

Il est difficile pour l’OEA de prendre cette décision (il n’y a pas de majorité, surtout lorsque son Secrétaire général Luis Almagro a participé à l’événement de Cúcuta, contrariant ainsi plusieurs gouvernements), et c’est pourquoi les présidents du Chili et du Paraguay, Sebastián Piñera et Mario Abdo se sont rendus ce lundi à Bogotá pour appuyer l’action de leur homologue Colombien Iván Duque et le Groupe de Lima qui se réunit à la frontière vénézuélo-colombienne.

Almagro est devenu un problème en raison de son désir permanent de jouer un rôle important au nom de la démocratie, il impose une pratique ou une gestion dictatoriale à l’OEA, sans consulter tous les pays ni appliquer les statuts et règlements de l’organisation panaméricaine. La Communauté des Caraïbes (CARICOM) l’accusait déjà – indirectement – d’être autocrate et raciste.

L’idée de créer différents points de collecte pour l’aide humanitaire avait pour but de distraire le gouvernement vénézuélien et de l’user en termes de mobilisation des forces et des ressources. Les services secrets vénézuéliens ont évalué que la démonstration de l’acheminement de l’aide par le pont « La Tiendita » (jamais inauguré) serait un leurre possible pour entrer avec les forces paramilitaires par d’autres zones mal contrôlées d’une frontière de plus de 2 200 kilomètres de long.

Les chefs de l’opposition María Corina Machado et Roderick Navarro ont coordonné la collecte de l’aide humanitaire au Panama et au Brésil, où les gouvernements de ces pays sont partagés entre soutenir ou non une intervention militaire. Au Panama, les États-Unis ont préparé la logistique pour héberger la prétendue aide humanitaire au Centre Logistique Régional de l’Aide Humanitaire des Nations Unies, que le gouvernement veut mettre à la disposition de l’OEA.

La principale préoccupation des Vénézuéliens au sujet de ce qui devait se dérouler à Cúcuta était que le spectacle artistique (avec 500 000 spectateurs selon les organisateurs et à peine 30 000 selon les journalistes européens), avec des artistes internationaux, des présidents et la presse, pouvait conduire à des actes violents, comme moyen de pression sur l’armée vénézuélienne.

Parmi les informations dont disposait le renseignement vénézuélien, il y avait la possibilité que face à des actes de violence, un détachement de tireurs d’élite étrangers, avec une visibilité parfaite depuis des zones élevées près de « La Tiendita », entre en action et tire sur les volontaires (produisant les faux positifs que les dirigeants colombiens affectionnent tant).

Le même modus operandi sanglant utilisé lors du coup d’État contre Hugo Chávez en avril 2002.

Le pouvoir parallèle

Ces petites stratégies s’inscrivent dans le cadre plus large de la construction d’un pouvoir parallèle au Venezuela. Il s’agit d’une guerre de cinquième génération, dans un contexte de guerre médiatique et de fausses nouvelles, pour imposer (souvent, malheureusement, avec succès) un imaginaire collectif : au Venezuela il y a une guerre civile, les gens meurent de faim dans les rues, le gouvernement tue ses opposants de droite et de gauche.

Configurés au millimètre près, créés à partir de stratégies répétées dans d’autres contextes, les discours associés à l’opposition vénézuélienne – depuis les États-Unis, la Colombie et d’autres pays – suivent le même modèle de rhétorique messianique de Donald Trump copié par Juan Guaidó. Ils ne montrent rien de nouveau et ne prétendent pas non plus briser les schémas.

Comprendre leurs logiques et démanteler leurs stratégies de manipulation et de mensonges, dont l’élément commun est l’erreur et le mensonge de la manipulation permanente par les médias et les réseaux numériques, représentent un moyen fondamental de briser le pouvoir de communication auquel l’opposition au Venezuela aspire aussi.

Il est courant de trouver des phrases dans divers médias sur la façon dont Nicolás Maduro entrave l’accès humanitaire, « parce qu’il nie que la nation est confrontée à une crise ». C’est l’une des idées les plus répétées, en dépit du fait que le Chavisme a reconnu à plusieurs reprises l’existence de graves problèmes économiques et sociaux dans le pays, causés en grande partie par les fortes restrictions financières imposées par les États-Unis.

Par ailleurs, l’utilisation sinistre de valeurs universellement reconnues et soutenues, telles que la liberté, la démocratie ou l’humanitarisme, implique une tentative de légitimer la violation de la légalité, le détachement de la Constitution et l’oubli des règles les plus élémentaires de la coexistence politique.

L’ancien ministre équatorien des Affaires Étrangères, Kintto Lucas, a remis en question les intentions des dirigeants de la droite internationale et des grands médias, en particulier des États-Unis, en utilisant la population comme un bouclier humain, stimulant les confrontations. L’excuse de l’aide humanitaire « ne veut rien dire » : elle serait inutile même pour quelques jours.

« Si vous voulez aider le Venezuela, débloquer ses comptes, ne compliquez pas la possibilité de ses achats et de ses ventes à l’étranger, ne boycottez pas son pétrole« , a-t-il ajouté.

« Il est naïf de penser que les États-Unis veulent rétablir la démocratie au Venezuela« , a déclaré l’ancien ministre brésilien des Affaires Étrangères Celso Amorim, qui a averti que l’ingérence illégitime et la menace du recours à la force par Washington, avec la collaboration du gouvernement de Jair Bolsonaro, pourraient atteindre le Brésil demain.

Les changements politiques doivent passer par le dialogue et non par des gestes unilatéraux, fortement inspirés par des intérêts exogènes, motivés par des intérêts géostratégiques. Il ne faut pas oublier que le Venezuela possède la plus grande réserve de pétrole prouvée au monde, a-t-il averti.

« Le Brésil ne peut accepter un projet de « changement de régime » parrainé par la plus grande superpuissance, basé sur une conception dépassée de la sécurité hémisphérique, dans une réédition de la Doctrine Monroe, objet de références élogieuses du premier Secrétaire d’État du gouvernement Trump, Rex Tillerson. Cela ne signifie pas qu’il faille ignorer les critiques du gouvernement de Maduro« , a-t-il ajouté.

Armes pour Guaidó et la Colombie

Qui a inspecté ce qu’il y avait à l’intérieur des boîtes de ce qu’on appelle « l’aide humanitaire en provenance des États-Unis » ? De la nourriture, des rations déshydratées, des médicaments ? Des armes ? Ces spéculations prennent de l’ampleur face à l’opposition répétée de la Croix-Rouge internationale à participer à l’opération.

Les entreprises qui – selon la porte-parole du ministère russe des Affaires Étrangères, María Zarajova – sont impliquées dans le transfert d’armes et de munitions pour l’opposition vénézuélienne sont la fabrique nationale d’avions Antonov et Air Bridge Cargo ABC, selon les sources des renseignements. Des armes et des munitions en provenance de Pologne arriveraient en Colombie au début du mois de mars.

Air Bridge Cargo est une filiale de Volga-Dnepr, le groupe de transport de fret aérien qui mobilise des équipements tels que locomotives, hélicoptères et autres avions. Elle appartient à des Russes et a son siège social à Moscou, mais elle possède des bureaux de vente et d’exploitation aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Union Européenne. Volga-Dnepr a été fournisseur de services pour l’ONU et le commandement des transports du Pentagone (USTRANSCOM), avec lequel il a exécuté quelque 13 000 missions avec du matériel militaire entre 2000 et 2014.

Selon des sources du renseignement, en août 2015, Volga a payé au général Michael Flynn plus de 11 000 dollars pour une conférence, l’ancien soldat faisait partie de l’équipe de campagne de Trump et avait auparavant, jusqu’en 2014, été directeur de la DIA, l’agence de renseignement militaire. En janvier 2017, Trump l’a nommé conseiller à la sécurité nationale, bien qu’il n’ait été en fonction que pendant 24 jours, après qu’on ait découvert qu’il avait reçu des paiements d’entités russes dans le cadre de l’ingérence présumée de la Russie dans la campagne pour empêcher le triomphe de Hillary Clinton.

Dans l’intrigue il y a le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui a rendu difficile l’entretien des avions Antonov (héritage soviétique) et d’un autre côté le rôle d’Air Bridge qui, en utilisant des avions Boeing 747-8 a permis la survie du géant aéronautique américain.

Colophon

Malgré la propagation de la terreur médiatique internationale, il est devenu évident qu’il n’y a qu’un seul gouvernement au Venezuela, le gouvernement constitutionnel de Nicolás Maduro, et un peuple organisé déterminé à défendre la Révolution Bolivarienne, malgré la grave crise économique et sociale et au-delà des erreurs et lacunes de ses dirigeants actuels.

Aucun envoi d’aide humanitaire américaine présumée n’a pu entrer au Venezuela ce samedi depuis les frontières avec la Colombie, le Brésil, Curaçao ou Porto Rico.

Juan Guaidó, le président intérimaire autoproclamé, a pu prendre une photo (sans quitter la scène) avec d’autres présidents comme Sebastián Piñera, Iván Duque, Mario Abdo et les hauts responsables américains à Cúcuta, avec qui il a partagé la frustration d’une opération made in USA. Va-t-il retourner au Venezuela ou se proclamer président en exil ?

Il avait déclaré le 23 février comme un « jour J » vénézuélien, date à laquelle « l’aide humanitaire » des États-Unis entrerait dans le pays et le changement de pouvoir serait proche. Réalité : rien de tout cela ne s’est produit.

Défense de la démocratie ? Personne ne peut croire cette histoire. Les Européens ont retiré leur soutien à l’opération lorsqu’ils se sont rendus compte qu’elle n’avait débouché sur aucune sortie électorale, comme ils le prétendaient. Et de là, l’annulation des opérations depuis les îles des Caraïbes et le retrait du Brésil.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré dimanche que les jours de Maduro « sont comptés ».

« Les prédictions sont difficiles. Il est difficile de donner le jour exact. J’espère que le peuple vénézuélien garantira que les jours de Maduro sont comptés« , a-t-il déclaré sur CNN, essayant de modérer cet échec.

Il n’est pas exclu que l’opposition radicale tente une fois de plus le terrorisme de rue, comme elle l’a fait en 2002, 2014 et 2017 (avec ses centaines de morts), créant l’imaginaire collectif de la nécessité d’une intervention des forces étrangères. Le gouvernement colombien semble déterminé à continuer de prêter son territoire pour une opération interventionniste, en échange de millions de dollars pour le Plan Colombie.

Source :  Tras el fracaso, EEUU, el Grupo de Lima y la oposición venezolana van por la solución militar

traduit par Pascal, revu par Martha pour  Réseau International

 reseauinternational.net

 Proposer une solution
newsnet 19/02/26 09:26

c'est incroyable comme les pays sont utilisés de façon unitaire et indivisible dans des coups d'états.
Le Brésil et la Colombie anciennement amis ne le sont-ils soudainement plus ?


Articles associés plus récents en premier
18-03-2019 reseauinternational.net 6 min #153571

Au Venezuela l'empire devra composer avec la Russie

Aussi puissant que puisse être l’Empire, son monopole sur le monde n’est plus absolu. Déjà, la Russie lui a fait ce rappel lors de son intervention en Syrie, en appui au président légitime Bachar El-Hassad.  Une intervention qui a permis de mettre à jour, entre autres, toute l’hypocrisie de cet Empire qui, sous le prétexte de combattre le terrorisme, en était finalement le promoteur.

18-03-2019 2 articles mondialisation.ca 24 min #153550

Pourquoi le Canada souhaite-t-il un changement de régime au Venezuela?

Vêtu d'une veste de sport cintrée, une main posée sur le cœur et l'autre étreignant la constitution, Juan Guaidó jusque-là inconnu s'est autoproclamé président par intérim du Venezuela, fonction actuellement occupée par le représentant démocratiquement élu, Nicolás Maduro. Cela faisait 61 ans, jour pour jour, qu'était tombé le général Marcos Pérez Jiménez, dictateur vénézuélien allié des États-Unis.

17-03-2019 mondialisation.ca 15 min #153547

«Le Venezuela est très important parce que c'est la bataille du siècle»

Carlos Aznarez - Pourquoi une Assemblée internationale des peuples maintenant?

Joao Pedro Stedile - L'effort que nous faisons avec cette articulation, sans nous substituer à d'autres comme celle des partis et des syndicats, est d'essayer de rassembler toutes les forces populaires pour que nous puissions promouvoir des luttes communes contre les ennemis communs que sont les impérialistes.

17-03-2019 reseauinternational.net 3 min #153529

Venezuela - Des militaires pour surveiller les infrastructures vitales

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé vendredi la création d’une brigade militaire chargée de la surveillance des infrastructures publiques d’eau et d’électricité, après la gigantesque panne de courant qui a frappé le pays pendant plusieurs jours.

M. Maduro a indiqué, dans une déclaration radio-télévisée, que le «Commando pour la défense des services basiques stratégiques de l’Etat» aurait pour mission de garantir la «sécurité physique et cybernétique» des infrastructures et de surveiller la maintenance des équipements.

16-03-2019 legrandsoir.info 14 min #153502

Venezuela : « Il est scandaleux de voir les Européens s'aligner sur Trump »

Maurice LEMOINE

Une manifestation de l'opposition à Caracas le 4 mars. Les drapeaux américains côtoient souvent les drapeaux vénézuéliens dans ces rassemblements. (Photo : AFP)

Maurice Lemoine est journaliste et écrivain, spécialiste de l'Amérique latine. Il publie le 15 mars Venezuela, chronique d'une déstabilisation, un livre dans lequel il bat en brèche la vision manichéenne de la crise vénézuélienne.

16-03-2019 reseauinternational.net 2 min #153487

La Cnn confirme qu'il y a eu bel et bien une tentative de magnicide contre le président vénézuélien Nicolás Maduro

Caracas, (RHC)- La chaîne de télévision nord-américaine CNN a confirmé qu’il y a eu bel et bien une tentative de magnicide (assassinat d’un personnage important NdE) contre le président vénézuélien Nicolás Maduro lors de l’attentat aux drones du 4 août 2018 à Caracas.

Six mois après l

14-03-2019 entelekheia.fr 18 min #153435

Venezuela : une fois de plus, on tente de nous vendre une guerre

Par Lee Camp
Paru sur  Truthdig et  RT sous le titre We Are Being Lied Into War Again

J'avais 23 ans lorsque nous avons envahi l'Irak, et je n'étais pas sûr que c'était fondé sur des mensonges, mais quelque chose dans mon for intérieur - une vague impression - me disait que c'était fondé sur des mensonges.

14-03-2019 investigaction.net 11 min #153419

Dix mini-chroniques de la résistance populaire vénézuélienne

14 Mar 2019

Article de :  Gustavo Borges

La minorité coloniale, qui sert de "peuple vénézuélien" aux médias occidentaux, se retrouve plus seule que jamais, hors-sol, rivée au WhatsApp qui promet la délivrance par les marines et le bombardement de ces quartiers populaires où grouillent les chavistes.

A chaque menace de guerre, la peau du Venezuela se hérisse, se laisse toucher, sort ses griffes et sa mémoire de peuple mille fois recommencé, jamais tout à fait dans la révolution, jamais tout à fait en dehors d'elle, inapte aux violences calculées par les psychologues.

14-03-2019 mondialisation.ca 9 min #153417

Les États-Unis retirent leur personnel d'ambassade au Venezuela

Washington a annoncé lundi soir qu'il retirait tout le personnel de son ambassade à Caracas. Cela pourrait bien indiquer des préparatifs d'intervention militaire directe des États-Unis pour mener à son terme l'opération prolongée de changement de régime visant le Venezuela.

« Cette décision reflète la détérioration de la situation au Venezuela ainsi que la conclusion que la présence du personnel diplomatique américain à l'ambassade est devenue une contrainte à la politique des États-Unis », a déclaré dans un communiqué le secrétaire d'État Mike Pompeo.

14-03-2019 investigaction.net 2 min #153400

Michel Midi - Venezuela : la prochaine guerre ?

14 Mar 2019

Article de :  Michel Collon

Michel Collon accueille Mujica, l'ambassadeur du Venezuela à Paris. En français. Le monde entier se demande si Trump va renouer avec la tradition US des débarquements militaires en Amérique latine. Il rêve de supprimer ce « mauvais exemple » donné à tout le continent latino-américain.

13-03-2019 lesakerfrancophone.fr 20 min #153389

Maduro 1 - Abrams 0 : mais le match est loin d'être terminé...

Par The Saker - Le 28 février 2019 - Source  thesaker.is via  Unz Review

Maduro remporte le premier tour de l'affrontement entre le Venezuela et l'Empire anglo-sioniste. Le week-end dernier s'est clairement soldé par une défaite que l'on ne peut qualifier que de totale pour Elliott Abrams.

12-03-2019 investigaction.net 17 min #153334

Venezuela : « Trump est à la tête du coup d'État, pas derrière »

12 Mar 2019

Article de :  Paolo Moiola

Le ministre du Pouvoir Populaire pour la Culture du Venezuela, Ernesto Villegas, a été interviewé par Paolo Moiola, du media italien Diritti Globali, à propos de la situation au Venezuela, de la crise politique et économique, du blocus et des sanctions, de l'auto-proclamation de Juan Guaidó comme soi-disant « président par interim » et du soutien que lui apporte le président étasunien Donald Trump.

12-03-2019 aa.com.tr 2 min #153324

Venezuela : Washington rappelle l'intégralité de son corps diplomatique

Washington DC

AA / Washington / Safvan Allahverdi

Les Etats-Unis ont annoncé, mardi, le rappel au cours de cette semaine de l'intégralité de son corps diplomatique au Venezuela.

Le secrétaire d'Etat américain aux Affaires étrangères, Mike Pompeo, a affirmé que cette mesure intervient suite à la détérioration de la situation au Venezuela.

Il a, ainsi, déclaré que la présence de diplomates américains sur le territoire vénézuélien peut constituer une forme de pression exercée sur la politique américaine au Venezuela.

12-03-2019 investigaction.net 5 min #153305

Manifestation anti-impérialiste à Caracas (photoreportage)

12 Mar 2019

Article de :  La Rédaction

interviewé] pour vous faire découvrir son témoignage. Dans un contexte d'agression permanente à peine dissimulée par les États-Unis, Boussifet a couvert, caméra à la main, la dernière manifestation anti-impérialiste du samedi 9 mars à Caracas.

12-03-2019 mondialisation.ca 22 min #153303

Le Venezuela attaqué : les sept-clefs pour comprendre la guerre irrégulière des États-Unis

Ces derniers jours, le Venezuela a été victime d'une nouvelle vague de sabotages, la plus importante de l'histoire du pays, contre la centrale hydroélectrique de Guri à l'aide de virus informatiques mais aussi de bombardements électro-magnétiques contre la téléphonie notamment. Tout cela a privé d'électricité au moins 80% de la population. Même le  magazine états-unien Forbes considère comme hautement probable que cette attaque soit l'oeuvre des Etats-Unis.

11-03-2019 cadtm.org 12 min #153299

« Venezuela : empêchons d'urgence la nouvelle guerre annoncée »

Manifestation le 23 février dernier contre le projet d'intervention étasunienne dans la crise venezuelienne. - © Timothy A. Clary/AFP.

Appel citoyen et pluraliste à faire respecter le droit international après les menaces du président américain Donald Trump d'intervenir militairement au Venezuela.

Le Président Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au Venezuela.

11-03-2019 francais.rt.com 5 min #153290

Venezuela : Washington sanctionne une banque russe pour son «soutien au régime illégitime» de Maduro

© ANDRES MARTINEZ CASARES Source: Reuters

Le Trésor américain a déclaré sanctionner la banque russe Evrofinance Mosnarbank dans le but affiché de sanctionner les institutions financières qui soutiennent le gouvernement vénézuélien du président Maduro, «illégitime» aux yeux de Washington.

Les Etats-Unis ont sanctionné ce 11 mars la banque russe Evrofinance Mosnarbank, mettant à exécution leur menace de punir les sociétés étrangères accusées de soutenir le pouvoir du président vénézuélien Nicolas Maduro.

11-03-2019 tlaxcala-int.org 9 min #153277

Argelia, Venezuela y Francia: La mala memoria colonial

 Luis Casado

Mi despertar a la conciencia política coincidió con uno de los gigantescos terremotos del siglo XX. Terminada la II Guerra Mundial, acomodadas las 'grandes potencias' con su redistribución de áreas de influencia, nuevas fronteras fresquitas pagadas con la sangre de 65 millones de víctimas y la consolidación (eso creían) de sus imperios coloniales, se despertaron las guerras de independencia.

10-03-2019 legrandsoir.info 3 min #153257

Venezuela - Chronique d'une déstabilisation

Maurice LEMOINE

A la mort de Chávez, et afin de neutraliser définitivement la « révolution bolivarienne », les secteurs radicaux de l'opposition ont entrepris d'empêcher à n'importe quel prix son successeur Maduro, bien qu'élu démocratiquement, de consolider son pouvoir. Se référant de façon subliminale aux « révolutions de couleur », jouissant d'un fort appui international, ils ont lancé de violentes offensives de guérilla urbaine en 2014 et 2017 (45 et 125 morts), dont une partie importante des victimes, contrairement à ce qui a été dit et écrit, n'appartenaient pas aux manifestants.