Les sources mal sourcées de Simon Blin, journaliste formé à l'école Bhl (2/2)

21-02-2019 les-crises.fr 31 min #152474

Suite de  notre Billet sur le journaliste de Libération Simon Blin, et sur ses méthodes douteuses.

Plan de l'article :

  1.  Des sources très mal sourcées
  2.  Les références de Simon Blin
  3.  Le cursus de Simon Blin
  4.  Mes questions sans réponse
  5.  Mon Droit de Réponse

I. Des sources très mal sourcées

Simon Blin a affirmé dans son "article" que j'étais soi-disant "régulièrement accusé de relayer des propos conspirationnistes et non sourcés sur [mon] site" - ce qui relève du comique pour tout lecteur régulier du site Les-Crises.

Nous allons donc réaliser une petite analyse de quelques sources non citées ou mal citées par Simon Blin dans son papier. Vous remarquerez la ressemblance frappante de son texte avec plusieurs passages issus de divers blogs, dont Simon Blin s'inspire largement sans pour autant les citer correctement...

Voici quelques éloquents exemples :

1/ Simon BLIN : Début décembre, l'éditeur d'extrême gauche Eric Hazan déclare dans Mediapart à propos de l'extrême droite : « Les ennemis de mes ennemis ne sont pas vraiment des amis, mais un peu quand même. »

Philippe CORCUFF -  Blog Mediapart : Apportant son soutien au mouvement des « gilets jaunes », Eric Hazan a lancé, le 7 décembre, dans un entretien donné à Mediapart : « Les ennemis de mes ennemis ne sont pas vraiment des amis, mais un peu quand même ».

2/ Simon BLIN : Cette étrange alliance des contraires est symptomatique de « l'extension du confusionnisme idéologique », selon le politologue Philippe Corcuff, qui définit la notion en « des passages rhétoriques stabilisés entre l'extrême droite et l'extrême gauche ».

Philippe CORCUFF -  Blog Mediapart : un contexte politico-idéologique marqué par l'extension des domaines du confusionnisme (c'est-à-dire de zones rhétoriques banalisées établissant des passages entre thèmes de gauche, de droite et d'extrême droite)

Jusque là, la source originale était plus ou moins correctement citée... Mais ça se corse à partir d'ici :

3/ Simon BLIN : Aux dépens de la gauche radicale libertaire qui, depuis une vingtaine d'années, se fait grignoter son patrimoine idéologique par la droite. « Les néoconservateurs volent à la gauche en général et à la gauche radicale en particulier une bonne part de leurs postures et de leurs mots », analyse Corcuff. Critique des banques, de la mondialisation et des médias, reprise des mots « peuple » et « social » sont autant de rapts sémantiques grâce auxquels l'ultradroite dans son ensemble crée des zones d'« intersections confusionnistes ».

Philippe CORCUFF -  Blog Mediapart : Ainsi les néoconservateurs sont en train de voler à la gauche en général et à la gauche radicale en particulier une bonne part de leurs postures et de leurs mots. Il s'agit du mot « critique » en général, mais aussi de la critique du « système », la critique du néolibéralisme, la critique des banques, la critique de la mondialisation, la critique des médias, la position de rebelle, les mots « peuple », « social », « République », « démocratie », « laïcité », etc. Ce rapt s'effectue sur fond de valorisation du « politiquement incorrect ». [...] Pour cela, elle devrait retrouver de l'humilité afin de comprendre qu'elle a, pour l'instant, perdu la main et qu'elle se fait même grignoter progressivement son patrimoine par une dynamique venant de l'extrême droite.

4/ Simon BLIN : Pendant ce temps-là, que devient la gauche radicale de l'après-1995 ? Sa dénonciation du néolibéralisme s'avère trop sommaire pour en faire une ligne de conduite. Pire, comme le fait remarquer Corcuff, sa tradition critique est aujourd'hui réutilisée par les Zemmour, Soral et Le Pen, mais «déconnectée d'un horizon émancipateur».

Philippe CORCUFF -  Blog Mediapart : Quand la gauche radicale a été relancée dans l'après-1995, la renaissance publique de la critique a surfé sur une mise en cause sommaire des médias, relevant souvent de la simple diabolisation, et sur une dénonciation rudimentaire du néolibéralisme, peu soucieuse au départ d'un décryptage des mécanismes structurels du capitalisme et de ses contradictions inspiré de Marx. Ce sont ces formes simplistes de la critique qui sont aujourd'hui réutilisées par les Zemmour, Soral ou Le Pen, mais déconnectées d'un horizon émancipateur [...].

5/ Simon BLIN : Partout dans le monde, la droite néoconservatrice a préempté le discours critique de la gauche. Y a-t-il plus pourfendeur que Donald Trump lui-même envers l'establishment ?

Philippe CORCUFF -  Blog Mediapart : Titre « Ignacio Ramonet trumpisé ? Le rapt néoconservateur sur la critique et le brouillard confusionniste à gauche »

6/ Simon BLIN : Difficile de dire où et quand a été employé pour la première fois le mot de « confusionnime ». Probablement dans des blogs antifascistes au début des années 2010 en réaction au relatif succès de Chouard après sa campagne pour le «non» au Traité constitutionnel européen (TCE). Le penseur activiste autodidacte de 62 ans est un personnage incontournable de la sphère confusionniste, ancien électeur socialiste fréquentant aujourd'hui les réseaux de la fachosphère. A ses côtés, l'économiste «hétérodoxe» Jacques Sapir, 64 ans, tente aussi de monter des passerelles idéologiques. Figure bien connue à gauche, il avait jeté un pavé dans la marre [sic] en 2015 en appelant une alliance de tous les partis anti-euro, jusqu'au Front national.

Philippe CORCUFF -  Blog Mediapart : Quelques figures ont joué un rôle particulièrement significatif ces dernières années. Étienne Chouard s'est fait un nom dans les gauches critiques par ses prises de position sur son blog pour le non au Traité constitutionnel européen en 2005. Cet écho s'est prolongé dans les mouvements citoyens à travers ses interventions en faveur d'une rénovation démocratique via le recours au tirage au sort. Or, dans ses thèmes et ses relations (notamment avec Alain Soral), il participe à des passages confus entre gauche et extrême droite, et est même devenu un pilier du confusionnisme montant (3). L'économiste Jacques Sapir vient de l'extrême gauche soixante-huitarde et était encore récemment considéré comme un sympathisant du Front de gauche. Il défend depuis quelque temps une alliance entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen pour sortir de l'euro

7/ Simon BLIN : Dans ce genre de raisonnement, l'observation du réel n'assure plus la vérité d'une thèse. Il suffit de penser à contre-courant de ce qui est présenté comme politiquement policé pour s'opposer à «l'ordre établi». «Dans ce conformisme de l'anticonformisme, les significations sont renversées, puisque le stéréotype devient "levée des tabous", le brouillage confus des repères, "vérité"», analyse Corcuff. Au-delà de la doublette Chouard-Soral, le goût du politiquement incorrect est caractéristique de la mouvance néoconservatrice, d'Eric Zemmour à Elisabeth Lévy. Tous considèrent que l'antiracisme classique serait trop convenu et que l'esprit critique réclamerait de s'y opposer. Quitte à oublier les combats contre le racisme et l'antisémitisme.

Philippe CORCUFF -  Blog Mediapart : Éric Zemmour incarne une des figures les plus visibles du pôle islamophobe et négrophobe [...]. Ainsi les néoconservateurs sont en train de voler à la gauche en général et à la gauche radicale en particulier une bonne part de leurs postures et de leurs mots. [...] Ce rapt s'effectue sur fond de valorisation du « politiquement incorrect ». Qu'est-ce à dire ? Á l'intérieur de ce piège rhétorique, ce n'est pas la correspondance avec l'observation rigoureuse des nuances du réel qui assure « la vérité » d'une thèse, ni son adéquation avec des critères d'émancipation, c'est uniquement le fait de prendre le contre-pied de ce qui est présenté comme « politiquement correct ». [...] Dans ce conformisme de l'anticonformisme, les significations sont renversées, puisque le stéréotype devient « levée des tabous », le brouillage confus des repères, « vérité », les diktats de la transgression obligatoire, « liberté ». Par exemple, « l'antiracisme » peut être stigmatisé comme « politiquement correct » et la xénophobie prendre alors des allures « rebelles ». Dans les mains de l'extrême droite, la critique devient une machine perverse, qui détourne l'élan critique en le connectant à la xénophobie et à d'autres logiques discriminatoires (comme le sexisme et l'homophobie).

8/ Simon BLIN : il est décrit par le politologue Joël Gombin dans son livre le Front national (Eyrolles, 2016) comme l'un des «leaders d'opinion qui participent à brouiller les lignes politiques, tant sur la topographie générale du champ politique, que sur la comptabilité des thèmes tels que la critique de la démocratie représentative ou des thèses conspirationnistes voire antisémites avec un affichage progressiste». Des éléments qui dessinent les contours d'un «espace hétérogène aux marges du Front national, avec lesquelles ce parti entretient des relations ambivalentes», écrit-il.

 Le Parisien(19-12-2018) : Dans son livre intitulé Le Front National, le politologue Joël Gombin estime qu'Etienne Chouard compte parmi les « leaders d'opinion qui participent à brouiller les lignes politiques, tant sur la topographie générale du champ politique, que sur la compatibilité de thèmes tels que la critique de la démocratie représentative ou des thèses conspirationnistes voire antisémites avec un affichage progressiste. Certains militants qualifient ce phénomène, pour le condamner, de confusionnisme. Ces éléments [...] dessinent les contours d'un espace hétérogène aux marges du Front national, avec lesquelles ce parti entretient des relations ambivalentes », écrit-il.

Mais en fait, Simon Blin ne "s'inspire" pas seulement de Corcuff. On a vu qu'il s'appuie aussi dans son article sur les travaux d' "Antoine Bevort, sociologue et  blogueur attentif au sujet,", faisant un lien vers la page d'accueil du blog en question, mais pas vers un article en particulier ; et il ne cite Bevort que très brièvement 3 fois dans l'article. Et on comprend pourquoi...

Voici l'article principal dont est tiré une partie du papier de Simon Blin ( source directe) :

Le titre, comme la page d'accueil du blog montre d'ailleurs tout le « sérieux », la « neutralité » et le « professionnalisme » de l'auteur dans ses 5 derniers articles :

9/ Simon BLIN : En quelques années, le blogueur militant s'est invité dans des conférences et débats un peu partout, sur un échiquier politique allant du Front de gauche à Nouvelle Donne, dans des mouvements écolo-citoyens comme les Colibris de Pierre Rabhi ou Alternatiba, aussi bien que dans la droite souverainiste et anti-Europe comme l'UPR d'Asselineau.

Antoine BEVORT -  Blog : Il anime sur ce sujet un blog qui a bénéficié d'une relative grande audience, multiplie les conférences, est (ou a été) invité partout aussi bien à gauche, du Front de gauche à Nouvelle Donne, dans des mouvements écolos-citoyens comme Les Colibris ou Alternatiba, que dans la droite extrême comme l'UPR.

Ici on souligne simplement les différences pour gagner du temps... Bevort est tellement extrémiste qu'on ne peut hélas pas le plagier entièrement sans risque, il faut modifier un peu pour éviter le procès en diffamation...

10/ Simon BLIN : Avec eux autour de la table, la place du patriarche est dévolue au philosophe et essayiste Alain de Benoist qui, depuis les années 70, théorise la «Nouvelle Droite». Ce dernier, qui jouit d'une plus grande reconnaissance intellectuelle et académique que ses partenaires de la confusion, contribue peut-être de la façon la plus invisible à flouter le paysage idéologique français à travers sa revue d'idées Eléments.

Antoine BEVORT -  Blog Mediapart: Alain de Benoist joue le rôle [...] chasseur de reconnaissance académique et intellectuelle. C'est le « bon » confusionniste, toujours posé qui ne s'égare pas dans des délires complotistes, mais représente un des principaux théoriciens du confusionnisme. Il sait travestir l'idéologie d'extrême droite dans des habits présentables [...]. A. de Benoist appartient aux fondateurs, en 1968, du GRECE (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne), principal mouvement d'un courant généralement baptisé « Nouvelle Droite ».

Et puis c'est toujours bien de repomper directement le patron aussi :

11/ Simon BLIN : [Alain de Benoist] Homme de «valeurs de droite», qualifié d'extrême droite par d'autres mais aux «idées de gauche» pour Causeur, il estime nécessaire pour l'extrême droite de mener la bataille des idées pour se lancer à la reconquête de l'hégémonie culturelle de la gauche.

Laurent Joffin -  Edito : Marion Maréchal(-Le Pen) est en principe la petite-fille de Jean-Marie Le Pen. En fait, la dernière des Le Pen serait plutôt celle d'Alain de Benoist. Dans les années 70, cet intellectuel pédagogue au savoir encyclopédique avait théorisé la nécessité pour l'extrême droite, enfermée dans ses obsessions post-pétainistes et colonialistes, de mener la bataille des idées, de se lancer à la reconquête de l'hégémonie culturelle perdue [...].

12/ Simon BLIN : « Ce mouvement est une continuation d'Internet dans le monde physique », écrit Bronner dans Philosophie magazine, selon qui les gilets jaunes révèlent sur le terrain « une homologie structurelle manifeste » avec la Toile.

BRONNER -  Philomag : Titre : « Gérald Bronner : Ce mouvement est une continuation d'Internet dans le monde physique » [...] « De ce point de vue, le mouvement a révélé une homologie structurelle manifeste avec Internet ».

Internet/Toile : c'est toujours bien de mettre une petite touche personnelle...

13/ Simon BLIN : Au croisement des deux droites, Chouard, désormais ostracisé par les grands médias, fonctionne comme «un lobby à l'extérieur de son réseau, utilisant l'anonymat, explique Bevort. Ses fans, baptisés les "Gentils Virus", sont en mission pour diffuser sa parole, "le Message", dans les mouvements balayant le spectre politique».

ANTIFA -  Site : Etienne Chouard fonctionne comme un lobby à l'extérieur de son réseau, sur Internet et dans les mouvements sociaux, en utilisant le secret, l'entrisme et la manipulation. Il baptise ses fans, autour de lui, ses « Gentils Virus » en mission pour diffuser sa parole (évangéliser), surnommée avec grandiloquence « Le Message », de façon très organisée, un peu partout et le plus souvent sous couvert d'anonymat.

Oh, mais non Simon Blin !!! Il ne faut pas recopier trop vite  cet autre billet sur le blog de Bevort ! 🙂 (toujours tout en finesse et fraternité...)

On observe également que la phrase entre guillemets ne figure pas telle quelle sur le site de Bevort, ni sur Internet ( source). Est-ce une interview de Bevort par Blin ? En ce cas, c'est Bevort qui aurait recopié ?

La source est :  parasite

14/ Enfin, la phrase de conclusion de Simon BLIN : Dans les Origines du totalitarisme, Hannah Arendt a qualifié ce rôle trouble de «compagnonnage intellectuel» : «Les organisations de compagnons de route entourent les mouvements totalitaires d'un brouillard de normalité et de respectabilité qui trompe les adhérents sur le vrai caractère du monde extérieur, et le monde extérieur sur le vrai caractère du mouvement. »

La Phrase de conclusion d'Antoine BEVORT -  Blog : Dans Les origines du totalitarisme, Hannah Arendt a bien caractérisé le rôle trouble des compagnons de route et de leurs mouvements : « Les organisations de compagnons de route entourent les mouvements totalitaires d'un brouillard de normalité et de respectabilité qui trompe les adhérents sur le vrai caractère du monde extérieur, et le monde extérieur sur le vrai caractère du mouvement. »

Là encore, un puissant apport de Simon Blin ! Merci !
"Simon Blin, on ne peut pas dire qu'on ne savait pas !" [D'après Bevort]

II. Les références de Simon Blin

Afin de mieux comprendre le domaine de compétence de Simon Blin, observons quelques-uns de ses articles dans Libération sur la période 2016-2017 (la liste est  ) :

Ah oui, une enquête de fond donc...

Non, mais le ping-pong, qui sait...

Comme les journalistes

Ou pas...

Voilà, voilà...

Bon, bref, un « sérieux » intellectuel pour la rubrique "Idées"..., totalement « compétent » pour apporter sa « fine analyse » sur les passerelles idéologiques qui s'opèrent en France suite à l'atomisation de l'échiquier politique...

P.S. le comble reste quand même son dernier papier sur... le harcèlement par la Ligue du LOL - il ose tout :

III. Le cursus de Simon Blin

Il nous a paru fair-play de dresser à notre tour un petit portrait de Simon Blin :

Source : Compte twitter @SimonBlin_

Sa formation - Licence en 2013, Master en 2016 (1 an d'expérience, ça semble suffisant pour les pages "Idées" de Libé) ( source) :

Son parcours professionnel : Libé donc

Juste avant :

Ah tiens, il travaillait avec Raphaël Glucksmann ! Rôôô comme le monde est petit... Avant Re-Libé :

Un esprit taquin parlerait d'ailleurs un peu de "confusionnisme" sur le choix des employeurs...

Mais le plus intéressant a été son premier emploi en tant que journaliste : La Règle du Jeu

Rappelons qu'il s'agit du site créé et dirigé par BHL :

Où Blin a pu apporter tout son savoir footballistique :

Bref, j'imagine que, comme tout un chacun, Simon Blin s'est dit tout petit "Un jour, je serai journaliste et j'irai chez BHL apprendre les règles méthodologiques et déontologiques du métier". #CharteDeMunich

On en a d'ailleurs vu le résultat...

Misère d'un journal  créé par Jean-Paul Sartre...

IV. Mes questions sans réponse

Comme il se doit, j'ai publiquement interpellé Simon Blin sur Twitter avant de rédiger cet article, pour avoir sa réaction à plusieurs questions ( ici,  ,  ,  ,  ).

Il ne m'a hélas pas répondu...

V. Mon Droit de Réponse

Je termine donc par le Droit de Réponse que j'ai envoyé ce jour à Libération, et dont j'exigerai, y compris judiciairement en référé, la publication intégrale qui est légalement de Droit, vu sa brièveté :

Par LRAR Paris, le 20 février 2019

Monsieur le Directeur de la publication,

Dans le cadre de l'article de M. Simon Blin intitulé « Le «confusionnisme» est-il le nouveau rouge-brun ? » et publié le 17 janvier 2019 dans votre journal, et le 16 janvier 2019, par deux fois, sur votre site Internet :

 liberation.fr

 liberation.fr

votre journal a mis en cause de façon erronée ma personne et mes convictions. Ceci me donne cependant l'occasion de pouvoir réagir dans votre journal pour démentir certaines fake news me concernant, ce dont je vous remercie - ne doutant pas de votre bonne foi.

Tout ceci appelle donc de ma part la réponse suivante que je vous prie de bien vouloir publier, dans votre journal et sur votre site Internet, intégralement et sans modification, conformément à l'article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et l'article 6 IV de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique :

« En réaction à votre article du 17 janvier "Le «confusionnisme» est-il le nouveau rouge-brun ?", qui porte atteinte à mes convictions humanistes, je souhaite apporter les précisions suivantes.

Je suis surpris que votre journaliste ait fait de moi un "portrait" sans me contacter, en recopiant quelques fake news dont j'ai démontré la fausseté il y a deux ans, et qui valent à leurs auteurs - dont votre journal - des poursuites en diffamation.

L'objet de mon site les-crises.fr est, entre autres, de lutter contre TOUS les discours de haine, TOUS les extrémismes et TOUS les complotismes. On peut donc me voir comme un "russophile" (mais faut-il être russophobe ?), tout comme un "américanophile", "sinophile" ou "rwandophile" - car j'aime TOUS les peuples. Je considère qu'un média doit concourir à l'amitié entre eux, et pas à semer la haine. Mais j'appelle tous les citoyens - y compris les Russes - à toujours demander à leur gouvernement les preuves de ses dires, car ils mentent TOUS. Étant français, je me concentre donc sur le contrôle du mien, d'autant qu'il sombre de plus en plus dans l'illibéralisme.

Aucune confusion n'est possible : je suis un homme honorable, n'ayant jamais passé de vacances avec Jean-Marie Le Pen, ni hébergé, protégé ou appartenu à aucune ligue de harceleurs sadiques, sexistes, homophobes et/ou antisémites. Je continuerai donc avec détermination mon travail pour plus de respect de la déontologie de l'information, et pour plus de fraternité dans le pays. »

Vous remerciant en conséquence de bien vouloir publier cette réponse, qui est de droit :

je vous prie de croire, Monsieur le Directeur de la publication, en l'assurance de mes salutations très distinguées.

 les-crises.fr

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