Ces rideaux jaunes qui veulent clore la pièce de théâtre !

18-01-2019 legrandsoir.info 17 min #150936

Philippe BELAIR

"... Et comment l'esclave de l'avarice ou de l'ambition, par exemple, pourrait-il immoler son idole à la Patrie ? ". Maximilien de Robespierre La subite apparition des gilets jaunes sur la place publique a surpris plus d'un, ceux qui avaient fini de croire au grand soir et ceux qui s'évertuent - depuis près de quatre décennies - à nous faire croire à la fin de l'histoire. Pourtant, comme disait si bien le camarade Lénine, " les faits sont têtus !" en dépit de l'étouffoir médiatique. Nos bons professeurs d'ordre nouveau, voulant démarxiser la société, prétendent combattre la radicalité - sous-entendu l'extrémisme (mais un retour à l'Homme selon Marx) et ne voilà-t-il pas qu'un de leur ministre estime qu'il leur faille plus de radicalité, l'injonction paradoxale n'est pas loin.

La crise sociale que nous vivons, en France, est l'expression totale de l'histoire des luttes populaires et l'apocalypse, au sens propre et figuré, des prétentions de l'idéologie néolibérale, en fait néocapitalisme, qui risquent de conduire l'humanité entière à sa perte si les peuples et les travailleurs ne se décident pas, ensemble, à y mettre un terme. Les tenants du néocapitalisme se sont érigé en experts en tout, même en comment chacun doit conduire son intimité, tout en niant la parole et le bon sens populaire. Leur crachat leur reviens et ils s'en offusquent.

La principale lumière qui scintille, dans la masse de fumée médiatique, est la peur des tenants du système face à un phénomène qu'ils en était arrivés à croire définitivement impossible : la rébellion populaire. Ce peuple, travailleurs - artisans - chômeurs - retraités - jeunes - femmes, était reclus dans la frustration et la précarisation à coup d'injures subliminales des chiens de gardes du système, un véritable populicide, comme le dit si bien Onfray. Ils se sont évertué, des décennies durant, à faire croire que les notions de gauches et de droite étaient dépassés mais les voilà traitant les gilets jaunes d'ultra gauches et d'ultra droites voire d'anarchistes d'extrême droite ou d'anarcho-libertaires, c'est nouveau.

Toute tentative de contradiction intellectuelle était, et l'est toujours, vouée à l'index inquisitoire du conspirationisme ou d'une quelconque phobie que le système utilise pour stratifier la société aussi bien horizontalement que verticalement, mais les voilà atteints de populophobie et de complotisme contre le peuple. Ils en étaient arrivé à volontairement oublier que la démocratie est le pouvoir du peuple et que la République est la chose publique. Un rendez-vous électoral trafiqué par l'argent et les sondages leur suffisait pour parler de Démocratie, un système de hauts-fonctionnaires combinards leur suffisait pour parler de République. Aujourd'hui, forts de leur frousse, ils implorent les principes républicains et la légalité démocratique, ubuesque et pathétique !

Le néocapitalisme est désormais face à ses incohérences puisqu'il avait promis le bonheur pour tous dans les années 1980, trois décennies plus-tard c'est la précarisation matérielle et morale du peuple qui lui saillit en plein visage... Preuve que la réalité rattrape toujours la virtualité mais quand BHL entre sur la scène ça craint pour la mise en scène. Les mêmes qui ont pris un malin plaisir à soutenir de pseudos rebellions en Syrie, Libye ou Venezuela, traitent leur peuple de tous les noms d'oiseaux aujourd'hui qu'ils ont l'honneur de gouter au plaisir d'une vraie rébellion populaire. Plus de 5000 gardes à vue, un millier de blessés, 216 incarcérations, une dizaine de décès... en un mois de mobilisations seulement le samedi. En un mois soutenu, au Venezuela - Pays ayant la constitution la plus démocratique du monde, nous en étions à 9 morts et 1200 arrestations mais Maduro est un tyran. Les esprits malins nous diront que la dizaine de mort en France est le fait d'accidents sur les ronds points, mais les mêmes récusent l'idée que ce soit les opposants à Maduro qui tuaient et brulaient vifs les Vénézuéliens noirs et métis. Ils observent racisme et homophobie en France mais ne soulignent que courage au Venezuela. Peu importe l'origine des décès, ils sont liés aux événements, quant au racisme il est à géométrie variable selon que ça arrange ou non.

Ils ont soutenu la destruction de la Libye Kadhafiste, celui qui avait sorti son pays du moyen-âge et projeter la monnaie unique Africaine, car il gênait et ses réserves de pétrole et d'or inquiétaient les financiers qui avaient besoin de valeurs solides après leur déroute financière de 2008. Ils ont soutenu l'agression de la Syrie de Al Assad parce que ce dernier avait refusé le passage d'un gazoduc Qatarie et l'abolition du seul système laïc du Moyen-Orient. L'accusation de dictature, seule, leur suffit pour se constituer en "communauté internationale" (sic), jeter l'anathème sur toutes les nations qui leur résiste.

Aujourd'hui, ils nous bassinent des conséquences économiques désastreuses et de l'image de la France à l'étranger, des dégradations des biens publiques alors qu'ils ridiculisent ce pays vendent tout le patrimoine public. Bref, il leur appartient de donner le top départ de ce qu'il y a lieu de faire ou pas. Ces néo ecclésiastiques qui seuls connaissent les voies de la félicité. Il parait que ceux qui entourent Jupiter sont qualifiés de "Mormons", tellement le dogme est indépassable chez ces jeunes loups assoiffés de pouvoir occultes, nonobstant le vrai pouvoir du peuple, et d'argent. Jupiter, lui-même, nous a offert une séance de spiritisme lors de son discours d'apaisement après trois semaines de mobilisations, mains sur la table... mais l'esprit n'était là.

Ils ont le culte du chiffre mais sont dans le déni total de la réalité du mouvement qui dure et perdure jusqu'à dépasser leur entendement d'experts. Ils prétendent entendre et comprendre mais sont dans la "com", ce veau d'or du vingt-unième siècle qui leur procure cette sensation de planer sur le mythe de l'essoufflement du mouvement. Leur compulsion du chiffre nous a conduit à une crise, il y a dix ans, et risque de nous y conduire à nouveau sous peu... Bien-sûr, diront-ils que c'est de la faute des gilets jaunes puisque c'est de la faute des gaulois si les réformes ne donnent pas les fruits escomptés. Ils sont, aujourd'hui, acculés et ne savent plus où mettre la tête. Alors ils inventent de petites stratégies à la sauvette, preuve de leur inintelligence, pour tenter de trouver une issue de secours. Ils cherchent, alors, les "corps intermédiaires" qui doivent faire montre de discipline républicaine et accourir à leur secours pour sauver cette république qu'ils dépècent à petits feu depuis des lustres. Ces "corps intermédiaires" si honnis par le passé pour leur dogmatisme et leur arriération sociale se doivent de faire corps contre "la prise d'otage de la démocratie", rien que ça !

Il cherchent, aussi, un adversaire organisé avec un porte-parole déclaré et reconnu pour discuter dans les salons feutrés sans caméra ni micro, encore moins le peuple, mais ils n'ont que colère collective qu'ils qualifient de "protéiforme", ultime mépris d'une caste enfermée dans ces certitudes. Ils plaignent désespérément le chef d'entreprise model et tant vanté dans l'escroquerie entrepreneuriale mais ils découvrent, effarés, des artisans endettés et pauvres - la forêt cachée par l'arbre des grosses entreprises bénéficiaires du CICE.

Ils font de la mise en scène par l'image, comme depuis toujours, leur arme de guerre préférée. Clemenceau disait, en son temps, qu'en temps de guerre la principale victime est la vérité. Un homme, à mains nues, frappe un bouclier et il devient un dangereux antirépublicain, un officier boxe sauvagement des manifestants et est assuré de l'impunité républicaine. 80.000 "forces de l'ordre" pour un mouvement que l'on martèle s'essouffler. Ils vont jusqu'à nous faire du chantage idéologique, preuve qu'ils n'ont aucun respect de notre humanité et de notre autonomie individuelle et collective, en nous enjoignant de voter pour leur candidat pour éviter le Lepenisme alors que ce dernier est leur carte maitresse en cas d'insurrection, ce qui est le cas aujourd'hui. Le Lepenisme, tout comme l'Hitlérisme, ne remet aucunement en question le néocapitalisme et est même financé par ce dernier. L'accueil qu'il fait à nombre d'anciens "républicains" démontre la porosité entre tous les courants de droite.

A les écouter la violence est inadmissible, faignant d'oublier toutes les violences sociales que leur système génère : misère, dislocations familiales, violences interpersonnelles, violences parentales, violences infantiles, suicides, racisme... Evidement, quand le peuple s'entretue, les élites se partagent les victuailles. Ils n'ont pas honte de vouloir contraindre leurs contradicteurs à condamner seul ce qu'ils considèrent comme violence, celle qui les dérange et les effraie : la rébellion. Après des décennies de libéralisme des mœurs déconstruisant l'intime, des violences culpabilisantes (faits divers), des pulsions de mort (films hollywoodiens) et des nouvelles croisades désastreuses, ils en découvriraient l'horreur. Dans leur conception idéologique, il faut enfermer le peuple et les intellectuels proches du peuple dans une unicité de cette violence. Mais la réalité est là, la violence n'est pas une mais au moins triple :

- Naturelle : au travers les événements naturels qui blessent, voire tuent (Ouragans, tremblements de terre, naissance d'un enfant, la pauvreté, la maladie, la vieillesse, la mort...). Cette violence vient nous rappeler l'humilité nécessaire face à la vie. Cette violence qui devient potentiellement un marché pour ceux qui n'ont cure de la souffrance humaine mais que le peuple a toujours traité par la solidarité. Cette violence génère chez l'humanité son besoin de création pour se protéger des forces de la nature.

- Irrationnelle : au travers de la perversion des individus assoiffés de richesses et/ou de pouvoir. Elle est invisible, de prime abord, et conduit les hommes à se haïr sans raisons valables si ce n'est la volonté de ces individus que les choses soient ainsi afin de leur assurer la tranquillité. Cette violence peut être légale mais ne saurait être légitime même si l'on fait usage des forces de l'ordre républicain qui éborgnent et estropient à cinq contre un et à bout portant... Tout cela dans un silence assourdissant et partisan des chiens de gardes.

- Rationnelle : au travers de la lassitude de l'opprimé qui se redresse et se rebelle contre l'injustice. Cette violence réfléchie, élaborée collectivement et qui devient politique et légitime, c'est-à-dire citoyenne et supérieur à la légalité systémique mais dans l'intérêt d'une nouvelle légalité quoiqu'en disent les bien-pensants systémiques. La monarchie, le nazisme, l'apartheid et l'esclavage étaient légaux mais jamais légitimes.

La violence rationnelle et populaire est le retour de boomerang de ces quarante années populicides, rien ne sera plus comme avant et c'est ce qui effraie ceux qui ont déjà compris qu'ils allaient perdre nombre de privilèges gagnés par la pressurisation de la "foule haineuse". Les casseurs, apparaissant à chaque contestation sociale, sont l'épiphénomène indispensable si ce n'est l'idiot utile du système. La violence populaire est fille de la frustration économique, du cambriolage démocratique, de la marche forcée vers l'individualisme, de la corruption institutionnalisée, de la violence des réformes successives - en réalité du retour au moyen âge social... L'école, la santé, les droit du travail, les institutions démocratiques, tout est passé à la moulinette des gardiens du dogme néolibéral qui s'affichent, très péremptoires, comme seuls grands sachants, malgré l'échec social patent de leur système.

L'école a été réduit a peau de chagrin et la jeunesse est robotisée au seul profit de l'entreprenariat, "on n'a pas besoin de cerveau pour exécuter une tâche", telle est leur devise. L'agenouillement forcé de Lycéens par des policiers est symptomatique de ce qu'ils entendent offrir à cette jeunesse. La santé est devenu un luxe que même le peu d'épargne qui reste à chacun ne pourrait suffire, " il faut payer le prix" disent-ils pour marchandiser les actes. Les institutions démocratiques sont des coquilles vides depuis la décentralisation, le transpartisanisme et le transfert de pouvoir à Bruxelles, "Sans l'Europe, nous sommes en danger face à la chine" prétendent-ils, sauf que ce n'est ni le peuple ni les travailleurs qui ont vendu les industries en Chine et voté l'endettement de l'Etat et des collectivités dans les banques privées.

Ce sont les transpartisans, ceux qui ne sont ceux ni de gauche-ni de droite ou tantôt l'un-tantôt l'autre, les sans-étiquètes qui se prétendent sans idéologie et surtout les chasseurs de primes lobbyistes qui en sont les auteurs. Les transpartisans ont bien compris qu'ils couraient un grand risque de tout perdre, alors ils y vont à coup de sondages ascendant pour Macron (ce n'est pas une blague !) et descendant pour les gilets jaunes (c'est du rire jaune !). Mais des rideaux jaunes se sont, alors, invités sur la scène et en contrôlent désormais le temps de la mise en scène. La panique gagne les planches, les personnages font dans la vieillerie interprétative des années 1930 et refusent de voir qu'ils sont démasqués. Ils donnent l'ordre de bruler ces rideaux invasifs d'une texture qui point ne leur sied. Coincés et désespérés, car les spectateurs protègent les rideaux, ils invitent aux élections et au débat national - dialogue social version XXL, fausses bonnes idées que les rebelles ont parfaitement déjà apprécié, un seul objectif semblant possible : l'intervention directe du peuple dans la gestion des affaires publiques, sacrilèges pour nos acteurs !

Le mouvement des gilets jaunes démontre la pertinence de l'analyse historique marxienne. Il n'est pas apolitique puisque ses revendications sont politiques mais il est antipoliticien. Il lui reste à se structurer politiquement, ce que redoute le néocapitalisme, et ils sont en train de le réaliser à l'épreuve des faits et du terrain. Ce qu'a fort bien compris des bases syndicales, des organisations politiques et des intellectuels du camp du progrès social. Il appartient aux progressistes, non pas de récupérer, mais d'accompagner pour éviter la prise en main par le fascisme tout en tirant des leçons nécessaires car ce mouvement, quoique sera son aboutissement, est en train de réussir ce que les progressistes croyaient fort peu possible de si tôt : mettre en échec le néocapitalisme.

La bête est blessée mais si on laisse place au fascisme qui tente de phagocyter les aspirations populaires, la bête se renforcera et sa vengeance sera terrible contre le peuple et les travailleurs, car le fascisme est son joker comme dans les années 1930. Comme toute bête blessée, elle devient progressivement dangereuse et glisse dans la violence irrationnelle car elle ne saurait se laisser faire de la sorte et parle déjà d''ultra fermeté, voire même de tirer réellement sur les manifestants. Ils se disent même harcelés et commencent à confondre lois d'exception anti-terroriste et maintien de l'ordre public.

Aucune organisation syndicale digne de ce nom ne peut s'en écarter, il y vas de la reprise en main de la lutte offensive dans l'intérêt collectif des travailleurs. Il y vas, aussi, du retour au sens de ce qu'est vraiment une organisation syndicale au service du progrès social. Les doutes de début, qui relevaient de la prudence, n'est plus d'actualité car ce formidable mouvement a réussi l'impensable dans le temps et l'espace. Il faut soutenir le peuple qui fait montre de courage et de ténacité mais il faut, aussi, que ce peuple ne désespère pas de ceux qui, nombreux et depuis longtemps, dénoncent quasiment les mêmes choses sans être entendus parce que bâillonnés par l'église d'expertologie lors de ses messes médiatiques quotidiennes. Ce mouvement des gilets jaunes s'est réapproprié de la solidarité, du lien social et de l'entre soit populaire, tout le contraire du projet néocapitaliste et qui est l'aspiration première des progressistes.

Les néocapitalistes font semblant de ne pas comprendre les revendications populaires, qu'ils qualifient de populistes, mais ils tentent d'en récupérer le substrat et proposent un grand débat qui, comme les Etats-Généraux qui suivirent le mouvement du LKP en Guadeloupe, n'aboutira qu'à ceindre la contestation et de la transformer en arguments de nécessité de leurs réformes. Ainsi, beaucoup croient indispensable de réduire les représentants (Députés, Sénateurs, Maires et autres) or ce serait un tort considérable à la Démocratie puisque moins il y a d'élus plus il leur est facile d'avoir de l'emprise sur ces derniers. Le prétexte du coût est faux, il faut réduire considérablement sur les indemnités et autres faveurs. Réduire les élus c'est, aussi, les conforter dans leur volonté de créer des mégalopoles en lieu et place de la diversité rurale. De même que simplifier la fiscalité n'est ni l'éliminer ni mal la répartir.

Les questions fermées du "Grand Débat" résument clairement le plan systémique qui cherche à légitimer son programme en faisant semblant d'écouter les thématiques revendicatives des Gilets Jaunes, sauf que ces derniers ont parfaitement vu l'entourloupe et ont déjà annoncé qu'ils récusaient les faux-débats et qu'ils tenaient en main le calendrier. L'avenir nous le confirmera ou pas mais l'histoire semble bien s'écrire sous nos yeux et démentir définitivement, comme par le passé, la prétention néocapitaliste qui nous a contraint à quatre décennies guignolesques érigées en vérité indépassable... Les rideaux jaunes, en s'ouvrant, ont fait découvrir des acteurs nus sur les planches démocratiques et républicaines. L'image du boxeur, à mains nues, frappant le bouclier des forces répressives est symbolique à double titre : La force du peuple désarmé et le K.O d'un premier ministre prétendument fanatique de boxe, selon leur "com". Au grand désespoir des forcenés cathodiques, il semble bien que ce qui a commencé en Novembre dernier est bien parti pour durer jusqu'au retour du printemps qui sera jaune... et à Paris.

Pour autant, si les gilets jaunes veulent enfanter, enfin, leurs légitimes revendications, ce n'est ni en créant un mouvement propre ni en niant leurs précurseurs progressistes qui les comprend et les soutient mais en contribuant à l'organisation d'un front d'émancipation à ce système inhumain. Démacroniser ne suffirait pas, il faut délibéraliser pour libérer le peuple, la Nation et les travailleurs. La liberté n'est pas le libéralisme et les chiffres erronés, les mots hors propos des commentateurs et l'éternel épouvantail "lepeniste" ne suffiront ni à quantifier et encore moins à qualifier ce mouvement, et d'ailleurs peu importe, si il décide de s'inscrire dans la construction du pays nouveau et de la société nouvelle.

Un pays qui n'est pas une scène de théâtre et une société qui n'est une pièce de théâtre mais de vrais acteurs sociaux et solidaires dans un monde réel et naturel. Le combat des gilets jaunes n'est pas superficiel mais profond tout comme la lutte de classe... C'est une lutte de classe. La "foule haineuse" ne s'y trompe pas, ce n'est pas la République et ses symboles qui sont ciblés mais les sangsues mafieuses et financières qui s'y sont accroché pour commettre leur crime antisocial et ce, depuis quatre décennies. Elle a parfaitement compris que la dette est une arme de destruction sociale massive et que les sangsues vivent de la profitation, comme nous disons aux Antilles, c'est-à-dire de la surexploitation des Hommes et des richesses.

Les "experts" s'entêtent à décrire la "foule haineuse" au travers d'un binocle cassé et strié par l'usage, pour jouer la montre, mais leur peur est limpide et leurs complaintes inopérantes, ils ne sont plus audibles. Quelle médiocrité à les voir chasser les "fake news" alors qu'ils n'ont fait qu'en créer pour nous tromper sur tous les sujets, rappelons-nous de la fiole entre l'index et le pouce d'un général américain pour justifier la guerre en Irak, retour à l'envoyeur ! Côté cour comme côté jardin, leurs planches sont vermoulues !

Philippe BELAIR
Militant CGT-Guadeloupe

 legrandsoir.info

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