Lettre ouverte au peuple du Brésil

11-10-2018 socialnetwork.ovh 6 min #146846

Nous sommes tous liés, hommes et femmes de la Terre par une même nature et un destin commun. Je vous écris de France pour témoigner de la situation alarmante que nous observons actuellement entre ces deux tours des élections présidentielles du Brésil.

Vous êtes arrivés devant la ligne rouge, et notre pire crainte est qu'elle soit franchie si le représentant du capitalisme est élu à la place des responsables qui vouent leur vie à rendre meilleur votre avenir et celui de vos enfants.

La domination des méchants

Cette situation est extrêmement dangereuse. Nous l'avons vécue deux fois en France, pour faire barrage à l'extrême-droite on s'est retrouvés obligés de devoir choisir le moindre mal. Vous au contraire vous avez comme solution alternative une réelle promesse d'un avenir meilleur, qui s'inscrit dans l'œuvre commune de tous les libérateurs de l'Amérique du Sud, du joug impérial occidental et capitaliste.

Comme le disait Che Guevara, ils font de vous des pays dépendants d'eux, qu'ils considèrent comme malformés de naissance, du fait même qu'ils se laissent être condamnés à ne servir à rien d'autre que leurs intérêts.

Le mauvais homme au mauvais endroit et au mauvais moment

L'élection du représentant du capitalisme à cette époque et à cet endroit, serait une régression pour l'ensemble de l'humanité. Vous êtes les détenteurs du poumon de la Terre, celui qui produit l'oxygène que nous respirons, et vous semblez vouloir remettre cette richesse entre les mains de puissants qui vous réduiront en esclavage.

A la seule vue du destin écologique de votre immense et majestueux pays, on sait, nous le monde, que ce serait un choix tragique pour nous tous. Cela pourrait être considéré comme un affront. Et d'autre part les conservateurs se sentiraient vivifiés dans leurs entreprises de domination impériale. Hormis cela il y a aussi la souffrance, la misère et la pauvreté, la détérioration des services publics, l'éducation défaillante de vos enfants, et la violence entre gangs, qui feront du Brésil un enfer abandonné de tous, une gigantesque Favela. Cela, vous êtes prêts à vous l'infligez vous-mêmes, et c'est votre droit d'auto-détermination. Par contre le fait de raser l'Amazonie pour en faire des déchets, d'exterminer des peuples autochtones, de contaminer les eaux et l'air, cela nous regarde ! Et en ce sens nous estimons que vous n'avez pas le droit de faire franchir une ligne rouge à toute l'humanité.

L'intention prime

Il nous semble, vu du monde, que le Brésil, comme l'Argentine l'a fait, est trop facilement manipulable par les pourtant simples à comprendre manipulations médiatiques qui vous sont assénées.

La solution à cette époque sombre que l'humanité s'apprête à traverser, existe déjà et peut être mise en pratique. C'est avec ce recul qu'on peut admettre comme pertinents les arguments progressistes. Ce qui compte c'est que les gens, même s'ils se trompent un peu, ils ne se tromperont pas longtemps s'ils sont sincèrement munis de bonnes intentions pour leur peuple. Ceci est à l'opposé de ceux qui, même s'ils ont parfaitement raison et sont aidés en cela par la loi et d'avocats puissants, sont véritablement et personnellement opposés au bien commun.

La culture prophylactique

Vous subissez une époque dans laquelle le capitalisme a largement prouvé son inanité et ses méfaits, et où pourtant il se présente lui-même contre la solution à tous les maux que vous subissez, et qu'en vérité il génère. Mais il ignore qu'il génère ces maux, consciemment ou inconsciemment, il l'ignore.

En France on a dans notre histoire un cas similaire dont les leçons vous appartiennent. A l'époque des rois, la médecine était de nature aristocratique. Les savoirs étaient cachés et privés, dans le but d'en faire un commerce et simultanément de dissimuler que ces remèdes avaient été inventés de toutes pièces sans aucune méthodologie scientifique. Peut-être que ces gens croyaient vraiment en leurs remèdes, faits de poudre de corne de vache et de peau d'animaux séchés (par exemple). Ils ignoraient simplement l'existence de la science, ou comment discerner ce qui est général de ce qui est particulier. Et quand par miracle un bouillon d'ortie avait un effet positif, si une saignée n'avait pas l'effet escompté on procédait à une autre, puis encore une autre, jusqu'à la mort du patient. Ici, les médecins disaient ce que le capitalisme dit aujourd'hui : "Il n'y avait rien à faire pour lui, tout au plus aura-t-on ralenti son décès". Alors que Si ! Il y avait quelque chose à faire, c'était de ne rien faire du tout !

Les menteurs, ou les arnaqueurs, ou les ignorants et ceux qui sont de mauvaise foi procèdent toujours à cette inversion de la vérité, en utilisant le maximum de vérité théorique dans leur démonstration pour permettre à une interprétation erronée et non-démontrée de dissimuler un horrible crime qui lui, ne sera pas nommé avec justesse avant longtemps.

Votre cri d'alarme

Il est certain qu'un tel résultat électoral montre une véritable douleur et souffrance. Nous, de l'extérieur, on ne se rend pas bien compte : Dans le monde entier les gens piétinent dans la boue pour rembourser leur quotidien. Mais il faut garder espoir, et utiliser notre énergie à bon escient, en la tournant vers l'extérieur, plutôt qu'en la faisant circuler dans une marmite crânienne afin de ressasser des problèmes. Ils trouveront facilement leurs solutions si vous pensez Avec les autres, avec leurs qualités, en terme de réplication (si tout le monde faisait ça) et en terme de réciprocité (si on le faisait à quelqu'un d'autre ou si on me le faisait à moi-même).

Non, vous n'êtes pas seuls, et tous les pays du monde devraient s'associer selon une charte de l'autodétermination et de l'entraide pour préserver ce statut.

Rien ne guérira le passé sauf un avenir meilleur, dont l'énergie ne demande qu'à naître et croître librement.

« Si l'ennemi impérialiste, étasunien ou n'importe quel autre, poursuit son action contre les nations sous-développées et les pays socialistes, une logique élémentaire commande la nécessité de l'alliance des peuples sous-développés et des pays socialistes ». Et donc, « s'il n'y avait d'autre facteur d'union, l'ennemi commun devrait en constituer un ».

Che Guevara

Mais comme je l'ai montré, il en existe plein d'autres, des facteurs d'union.

 socialnetwork.ovh

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