L'Occident ne comprend pas bien la nature du partenariat Chine-Russie

31-08-2018 reseauinternational.net 4 min #145106

Par Global Times

Le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, a réaffirmé mardi que le pays organisera en septembre l’exercice militaire Vostok-2018 (Est-2018), son plus grand exercice militaire depuis près de 40 ans. Les exercices impliqueront près de 300 000 soldats et plus de 1 000 avions militaires. Selon Shoigu, les prochains jeux de guerre seront « la plus grande action préparatoire pour les forces armées depuis Zapad-81 (Ouest-81) », un exercice militaire de l’ère soviétique. Zapad-81 a eu lieu en 1981 et est considéré comme le plus grand exercice militaire de l’histoire de l’humanité.

Le  ministère chinois de la Défense nationale a confirmé que Beijing enverrait environ 3 200 hommes, plus de 900 pièces de matériel militaire et un total de 30 avions et hélicoptères pour participer aux exercices en Russie. La Mongolie participera également.

La Chine et la Russie ont eu de nombreux petits exercices militaires conjoints. Cette fois, l’Armée populaire de libération participera à Vostok-2018. Par conséquent, l’événement a attiré plus d’attention qu’auparavant. La participation de la Chine est considérée comme le signe d’un partenariat stratégique global de coordination Chine-Russie. Cela montre également que la confiance mutuelle entre les deux pays a atteint un niveau sans précédent et que leurs liens militaires sont plus étroits. Ceci est d’une grande importance non seulement pour la sécurité nationale des deux pays, mais aussi pour la paix et la stabilité régionales.

Face à un paysage international complexe, la Chine et la Russie sont toutes deux sur la défensive de manière stratégique. Consolider et faire en sorte que le monde respecte le partenariat stratégique global de coordination Chine-Russie favorisera la stabilité mondiale.

L’Occident a deux points de vue extrêmes sur les relations sino-russes. Certains pensent que cette relation n’est qu’un spectacle et que le fossé entre les deux pays est trop large pour être comblé. D’autres pensent que Pékin et Moscou sont déjà devenus des alliés et affrontent conjointement les États-Unis. Les forces qui détiennent ces opinions n’ont pas réussi à suivre le rythme et vivent encore la guerre froide. A leurs yeux, tous les pays du monde sont soit des alliés, soit des ennemis, des alliés potentiels ou des ennemis potentiels.

En ne forgeant pas d’alliance, la Chine et la Russie ont montré leur bonne volonté. Imaginez si les deux puissances devenaient des alliés politiques et militaires, quel impact énorme cela aurait sur la stabilité mondiale. L’ordre mondial serait probablement réécrit. La Chine et la Russie sont des pays émergents. L’objectif principal des deux est de poursuivre le développement, au lieu de chercher l’hégémonie. La Chine n’a aucun intérêt à dominer l’ordre mondial ou à s’engager dans une expansion stratégique. On croit qu’il en va de même pour la Russie. Leur besoin de coopération les uns avec les autres, la confiance stratégique de base qu’elles ont en elles, la capacité de faire face à la pression extérieure de manière indépendante et le fait qu’elles n’ont pas l’ambition stratégique décrite par certains en Occident sont autant de références à un partenariat plutôt qu’à une alliance.

La semaine dernière, les États-Unis ont officiellement rétabli leur deuxième flotte. Auparavant, Washington avait annoncé la création d’une « force spatiale » américaine et avait également identifié la Chine et la Russie comme des « concurrents stratégiques ». Tout cela ramène le monde en arrière. Le gouvernement américain ne devrait pas faire de la confrontation le thème de cette époque. Si Washington déclenche réellement la régression du globe, l’histoire ne le lui pardonnera pas.

 Source :  globaltimes.cn

Traduction :  Avic Réseau International

 reseauinternational.net

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