Si des frappes françaises étaient décidées en Syrie, vous ne le saurez pas

13-04-2018 francais.rt.com 3 min #140107

© Ludovic MARIN Source: AFP

Au lendemain de l'annonce par Emmanuel Macron d'éventuelles frappes françaises en Syrie, le délégué général de La République en Marche, Christophe Castaner, a annoncé qu'elles ne seraient pas rendues publiques si elles étaient planifiées.

«Si les frappes [contre la Syrie] sont décidées, je ne vous le dirai pas, le président de la République ne vous le dira pas», a déclaré Christophe Castaner, lors de son passage, le 13 avril, dans l'émission Bourdin Direct sur BFMTV.

Le délégué général de La République en Marche (LREM) a expliqué qu'une telle opération ne pouvait être annoncée publiquement à l'avance car cela risquerait, entre autres, de mettre en danger la vie des militaires français. «On informera l'Assemblée et le Sénat le moment venu, mais il est important que cela relève du secret car c'est aussi la protection des intérêts de la France qui est en jeu», a-t-il conclu.

Les députés Les Républicains demandent un débat à l'Assemblée nationale

De son côté, le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, a exigé la tenue d' «un débat sans vote» à l'Assemblée nationale sur d'éventuelles frappes de représailles en Syrie, exhortant l'exécutif à agir sur cette question «avec beaucoup de sang-froid».

«On est sur un sujet extrêmement grave où il y a un vrai risque d'embrasement mondial», a souligné Christian Jacob sur Europe 1,a vant d'ajouter : «Moi ce que je souhaite, c'est que, si une décision doit être prise, elle doit être prise avec beaucoup de sang-froid et je pense que ça justifierait qu'il y ait un débat à l'Assemblée nationale.»

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Syrie: "Si les conditions sont réunies pour qu'il y ait des frappes, elles auront lieu", déclare Christophe Castaner

La possibilité de frappes françaises en Syrie a été évoquée le 12 avril par Emmanuel Macron au cours d'une interview télévisée sur TF1. Le locataire de l'Elysée a affirmé à cette occasion que la France avait «la preuve» que «des armes chimiques [avaient] été utilisées par le régime de Bachar el-Assad». «Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu», avait-il averti.

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