Russie Le grand traumatisme de 1991, la sauvagerie du capitalisme, la violence répressive des riches le tout baptisé « démocratie »

11-03-2018 histoireetsociete.wordpress.com 3 min #138791

Lu sur le blog très précieux de Jakline Boyer Moscou-Bordeaux, cette réflexion sur ce qu'a été 1991, la fin de l'URSS pour les Russes et plus largement aux peuples de l'ex-Union Soviétique, un événement traumatisant à un point inimaginable, les écrivains qui en ont rendu compte, les cinéastes parfois en font une description proche de celle de « Rome ville ouverte » ou Allemagne, année zéro. Pour le peuple, le désastre a été total, incompréhensible. Quand vous lisez aujourd'hui le discours de Ziouganov à la veille du vote pour la présidentielle, il faut resituer ce contexte, celui de 20 ans où ils ont tenté d'émerger du désastre. La popularité de Staline est incompréhensible sans cette découverte abominable de ce que peut être le capitalisme, sans retour vers la dignité et pas parce que les Russes aiment particulièrement les autocrates. C'est pour cela que je dis souvent que le problème n'est pas la réhabilitation mais la compréhension d'une Histoire qui n'est pas celle qu'on nous raconte; Histoire des « vainqueurs », mais déjà histoire remise en cause parce que les peuples n'en peuvent plus de la dictature du capitalisme. De la manière dont il est comme en France, en train selon les mots de Macron, de « dé-soviétiser » la France, c'est-à-dire de détruire tout ce que l'Etat la puissance publique est devenu en matière de protection sociale, de santé, d'éducation,de droit au logement, au travail, de culture au profit du capital, et en renforçant l'Etat répressif également au profit du capital. Chacun sent bien que sans être le fascisme, il y a un chemin vers celui-ci. Imaginez alors ce qui s'est passé en Union soviétique où le processus baptisé démocratie a été plus violent allant jusqu'à faire tirer à coup de canon sur la Douma. Un processus qui s'est exercé au profit de nouveaux riches et contre les femmes, les enfants, les vieillards, le repliement, le désespoir parce que c'étaient les dirigeants communistes qui avaient lancé cette apocalypse.Ils étaient les « liquidateurs » des droits du peuple au nom de « la démocratie ». (note de danielle Bleitrach)

Publié le 11 mars 2018 par Boyer Jakline

» Elle était très intéressée par le regard des écrivains étrangers : comment ils voient les Russes, comment ils les représentent.. À chaque lecture se renforçait l'appréciation que, non, décidément il n'était pas question de parler de vraisemblance.. Même les écrivains émigrés qui avaient vécu longtemps en Russie n'echappaient pas aux outrances dans leur description de la Russie d'aujourd'hui. »

Alexandra Marinina. 2004, in » Le cauchemar ». Tous ses ouvrages ne sont pas traduits. Celui-ci l'est.

Je relis les polars d'Alexandra Marinina. Elle avait fait choc en inscrivant ses romans dans la Russie de 1991. Elle y décrivait un monde sans foi ni loi, où les petites gens, mais aussi tous les honnêtes gens faisaient face à la mise en place de la loi de la jungle.

J'ai vu de mes yeux vu des scènes inimaginables. Quand le présent me laissera du loisir, j'y reviendrai...

Ses romans restent comme un témoignage essentiel de cette période. Un peu comme il reste » Rome ville ouverte » ou » Allemagne, année zéro » qui nous disent le malheur, comment il advient et qu'y peuvent les pauvres gens...

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