Mort de Rémi Fraisse : non-lieu en faveur du gendarme, le père déplore une «justice aux ordres»

09-01-2018 2 articles francais.rt.com 2 min #136813

© KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Les juges chargés de l'instruction sur la mort de Rémi Fraisse en 2014 à Sivens (Tarn) ont délivré le 9 janvier une ordonnance de non-lieu en faveur du gendarme ayant tiré la grenade qui a tué le militant écologiste.

Le tribunal de Toulouse a décidé le 9 janvier de prononcer un non-lieu en faveur du gendarme auteur du tir à la grenade qui a provoqué la mort du  militant écologiste Rémi Fraisse en 2014.

Lire aussi

Paris : la manifestation en hommage à Rémi Fraisse dégénère (IMAGES)

«L'ordonnance de non-lieu était inévitable car personne n'avait été mis en examen [dans cette affaire], donc ce n'est pas réellement une surprise», a commenté l'avocat du gendarme, Jean Tamalet. «Par ailleurs, le réquisitoire définitif [du parquet de Toulouse] réclamait un non-lieu en insistant sur les fruits de l'instruction qui concluaient à un épouvantable accident», a-t-il ajouté à l'AFP.

Mais pour Jean-Pierre Fraisse, le père du jeune militant, «la justice est aux ordres». «La raison d'Etat de deux gouvernements successifs a prévalu alors qu'il n'y avait aucune raison puisqu'il y a mort d'homme», a-t-il assuré.

Rémi Fraisse, âgé de 21 ans, avait succombé à l'explosion d'une grenade tirée par un gendarme lors d'affrontements sur le chantier de la retenue d'eau controversée de Sivens, le 26 octobre 2014. Le projet de barrage a depuis été abandonné, mais un autre, réduit de moitié, est à l'étude. Les «zadistes» qui occupaient le site en ont été délogés le 6 mars 2015.

 Lire aussi : Accusé par Mélenchon d'être responsable de la mort de Rémi Fraisse, Cazeneuve voit rouge francais.rt.com
 Ajouter un commentaire

modules attachés ordre chronologique
10-01-2018 reporterre.net 7 min #136827

Mort de Rémi Fraisse : les juges confirment le non-lieu, les questions demeurent

Ce mardi 9 janvier, la justice a prononcé le non-lieu sur l'ensemble du dossier de la mort de Rémi Fraisse, à Sivens, en octobre 2014. Les parties civiles, peu surprises par la décision, ont d'ores et déjà annoncé qu'elles feraient appel.

C'est une chose de présumer d'une décision de justice et une autre de la découvrir. Hier, lundi 8 janvier, les juges d'instruction toulousaines Anissa Oumohand et Élodie Billot ont rendu leur décision concernant la mort de Rémi Fraisse.