La Société-Réseau : Essai sur la valeur d'usage par les transactions sociales

@dav 23-09-2017 15 articles 8 min #133333

Quatrième de couverture

Le système social actuel n’est ni un système, ni social, ni vraiment actuel puisque ce n’est qu’une sédimentation de principes archaïques, faite de trônes, pouvoir, hiérarchies, conquêtes, dépossession… L’argent est synonyme de privation, la valeur des biens n’est qu’illusoire, et le principe du commerce transforme la nature en déchets. Il n’y a rien de rationnel.

Un vrai bond évolutif aura eu lieu quand la civilisation sera définie comme un réseau fonctionnel, coopératif, proactif, libre, muni du pouvoir de contrôler son propre destin, et soucieuse des lois des systèmes qui consistent à tendre vers l’harmonie.

La révolution ressemblera à une urbanisation de système d’information, dont le but est l’optimisation et un gain providentiel de performance, basée sur des principes simples et fondateurs, qui résolvent des pans entiers de problèmes de façon générique, et s’articulent ensemble en formant un système fonctionnel, viable et pérenne.

Les principes fondateurs d’une société-réseau sont une gestion publique des ressources, un droit des systèmes sociaux, un mécanisme de la valeur, et la correcte identification des besoins que permet la gratuité.

« La Société-Réseau » apporte des solutions originales à des problèmes complexes, et permet de visiter les rouages d’un monde imaginaire et fabuleux, où tout marche bien, et qui est à portée de mains…


Chapitres

0 - Prologue de François Houtart
1 - Avant-propos
2 - Les concepts d’un réseau
3 - Notes sur le capitalisme
4 - Le rapport à la consommation
5 - Les buts d’un Système
6 - Les Devoirs des systèmes sociaux
7 - Les structures sociales
8 - L’espoir de la démocratie
9 - La nature de la gratuité
10 - Un réseau émergent
11 - Les transactions sociales
12 - La relativité du droit
13 - L’architecture sociale
14 - La rationalisation de l’équité
15 - La quantification de l’existant
16 - Le mécanisme de la valeur
17 - Les crédits et les droits
18 - L’estimation des besoins
19 - Synthèse
20 - La mise en marche
21 - Science et transcendance
22 - L’unité des peuples
23 - Bibliographie et indexes
24 - Petit mot de la fin


Chapitre 1 - Avant-propos

Ce livre relate une exploration des pistes d'analyses et de constats, dont le cheminement conduit à tricoter les fondations d'un Système social. Il est social parce que garant des activités humaines, et il est Système parce que fonctionnel, viable et pérenne.

A chaque fois qu'on entend prôner qu'il faut un « autre système », c'est toujours une joie de voir ces éclats de lumières scintiller dans le monde, mais en même temps on constate que rien n'est proposé, ou bien que c'est beaucoup trop faible pour quitter la gravitation et obtenir une vision orbitale du monde. Alors, cette volonté reste piètre. Non, il faut voir grand !

Même dans la science fiction il semble trop excentrique d'imaginer un système sans argent, et sans appât du gain, puisqu'il faudrait d'abord dénicher le principe fondateur qui rendrait cela logique, et projeter tout l'engrenage culturel qui en découle.

Quand on fabrique des logiciels on est habitués à passer de l'abstraction à l'architecture, la conception, les paramètres, les potentiels... et quand on lève les yeux de son ordi, on voit le monde comme un logiciel qui aurait été conçu d'une traite depuis la découverte du papyrus, trimballant des principes, des méthodes et des protocoles complètement anachroniques et farfelus. Un peu comme une calculette à vapeur.

Ce qui est stupéfiant, et relativement évident, c'est que la vie foisonne dans la galaxie, et qu'il faut vraiment qu'une civilisation soit très primitive pour fonctionner sur la base de conventions issues de la préhistoire. On s'attend à ce qu'une civilisation avancée ait la compétence de permettre à tous ses citoyens de trouver sa place, de vivre en paix et de progresser sur le chemin de la connaissance. On s'imagine un peuple uni et organisé, rationnel, opérationnel et... pensant et agissant.

Nous, avec notre capitalisme, aux yeux des autres, à quoi avons-nous l'air de penser ? Quelle est le message de la Terre aux nations des étoiles ? Nous sommes seulement à une étape évolutive dite « gastrique », nous sommes juste des boyaux.

Le chemin à accomplir reste faramineux, et les futures générations en seront très satisfaites. Il faut déjà savoir s'unir, avoir les idées claires sur ce qui est rationnel ou pas, et donner un sens à tout ça, à nos vies, au monde. Progresser.

Comme toutes les fois où il est confronté à ce qui le dépasse, l'humain doit adopter une posture panoramique, et du peu qu'il a pu s'élever, décliner les comédies 1 auxquelles il s'accrochera jusqu'au jour où il sera amené, encore, à se surpasser. Et l'humain devra vivre, encore (environ) trente millions d'années 2, à la poursuite du chemin évolutif qui l'attend, sur la base des principes qu'il trouvera les plus judicieux à suivre.

Et il est certain que le terreau le plus idoine pour son développement éthique et spirituel reste l'abondance, l'insouciance des questions purement alimentaires et usuelles, ainsi que le dévouement (libre et spontané) envers son monde. Le secret de tout c'est le rapport à la nature, et aux lois de l'univers. Plus on s'engage dans leur compréhension plus s'en dégagent des règles (des lois), dont chacune a le pouvoir de tout remettre en cause. C'est le prix de la découverte des arcanes de notre vraie nature.

Dans la pratique c'est d'une simplicité extraordinaire, toutes les actions routinières des hommes, ne sont que basées sur des idées, et ces idées peuvent facilement être supplantées par de meilleures idées.

La volonté de cet ouvrage est de concevoir, au moins dans les grandes lignes, un système social sereinement dégagé des confusions inhérentes à des conceptions trop informelles, et qui transforment la vie économique en un dialogue de sourds.

Transmettre, par voie écrite, orale, ou schématique le fonctionnement d'un système tel qu'on le conçoit, n'est jamais facile, parce qu'il n'existe pas de cheminement linéaire pour le faire. Il faut connaître simultanément plusieurs préceptes pour voir comment ils jouent les uns avec les autres. Et donc, indubitablement, quand on est dans la phase de découverte de ces processus, indépendamment les uns des autres, il se peut qu'on trouve ça stupide, ou que son application seule au système-argent soit catastrophique, ou pire, séduisante.

Les axes que nous allons suivre sont les suivants : la définition des objectifs et des moyens, la simplification des tâches redondantes, la critique des fonctionnements qui justifient la mutation systémique (on ne peut y réchapper), la définition des fondamentaux, la conception de l'infrastructure indispensable, une proposition de mécanique, et un patch pour l'appliquer à l'ancien système.

Enfin bref, si vous voulez partir à l'aventure en exploration d'un monde totalement inconnu, où tout est merveilleux, pensé, rationalisé, et fonctionnel, où les gens sont heureux et libres, où la technologie libère l'humain pour qu'il se consacre au sacré, et où un fantastique cerveau mondial veille au bien de chacun... alors bienvenue à Utopia ! J'espère que cette lecture sera inspirante, et vous procurera une énergie constructive ! En tous cas, fidèle à mes rêves et aspirations, j'ai essayé de produire un projet sensé et concret, et une utopie poussée à fond. Si vous aimez la science-fiction, vous aimerez le futur ! Parce qu'il est clair que de nombreuses propositions sont de l'ordre de l'évidence.

Ce qui est proposé n'est qu'une solution, d'une utopie, il y a plein d'utopies, il existe même en réalité dans l'univers un modèle idéal de société, dit « la société parfaite », avec son cortège de « lois des sociétés », qui correspond parfaitement aux humains qui y habitent. Nécessairement, ce modèle est idéal, et c'est dans son adaptation, sa formulation, et dans le peu qu'on arrive à rendre concret que divergent les réalités possibles.

Mais il ne faut jamais oublier cette idée, ou reléguer certaines de ses promesses à des choses « impossibles ». Les choses n'ont de possible que la foi qu'on a en elles et les moyens qu'on leur laissent d'exister.

Pour être « juste » dans ce qui est présenté, il a fallu simultanément traiter aussi bien de questions bassement matérielles et mécaniques, que de questions structurelles, d'humanisme, de philosophie, de sociologie, de prospective, sans oublier les sempiternelles critiques radicales de notre civilisation en fin de course (et au début d'une nouvelle).

1 Par exemple la démocratie est une comédie de ce qu'elle devrait être.

2 Durée de vie génétique d'une humanité

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17-09-2017 amazon.com 18 min #133133

La Société-Réseau - Chapitre 2 : Les concepts d'un réseau

Extrait du livre "La Société-Réseau", paru aux éditions WALK.

2 - Les concepts d'un réseau

Un système, est un réseau. A partir de ce constat, tout se déduit aisément. Il suffit d'avoir la culture des « choses qui fonctionnent ».

Que ce soit une horloge mécanique, un moteur à explosion d'essence, un logiciel ou un collectif, son fonctionnement sera étudié sous forme de réseau.

@dav 07-12-2017 18 min #135908

L'avenir du système social, exposé sur le livre « la Société-Réseau »

Nous allons articuler cet exposé en trois étapes, qui montrent le cheminement qui va du problème à la solution.
C'est un cheminement qui passe par des rivières, des falaises et une combinaison exponentielle de moyens de se perdre en route.

Notre problème est notre système social en tant qu'objet qui a été créé sans le faire exprès, sans visions, sans science, et sans but. C'est une évolution naturelle qui a conduit l'humanité à cet étrange résultat, qui ne correspond pas du tout à ce à quoi on s'attendait de la part de la nature, dont nous sommes les parties, en suivant le précepte obtenu de la simple observation selon lequel...

@dav 26-02-2018 50 min #138365

La Société-Réseau  - Chapitre 3 : Notes sur le capitalisme

La critique du capitalisme est inhérente à la recherche de solutions pour le supplanter. Et en même temps nous sommes portés par la vision d'une structure claire et fonctionnelle. Mais ces choses négatives ont tendance à se glisser dans chaque idée afin de les justifier. Prendre des notes et leur consacrer un chapitre entier permet de se débarrasser de cette tâche ingrate qui encombre l'exposé d'idées neuves.

@dav 18-03-2018 24 min #139052

La Société-Réseau  - Chapitre 4 : Le rapport à la consommation

Considérer toute chose comme un combustible dont on peut « profiter », jusqu'à ce qu'il faille aller chercher d'autres « opportunités », procède certainement d'un désordre psychologique, qui tout à la fois est parfaitement cohérent avec le système de la marchandisation de toutes choses.

Historiquement les humains se découvrant supérieurs aux animaux, auraient pu se contenter de vivre en paix, mais au moment d'en disposer librement, se sont vus contraints par le système marchand à exprimer cette liberté comme une acquisition.

@dav 12-06-2018 24 min #142398

La Société-Réseau - Chapitre 5 : Les buts d'un Système

5 - Les buts d'un Système

Croyez-le ou non, quand on se pose la question des buts qu'il faut fixer à la macro-activité humaine, les esprits se perdent. Vaincre la pauvreté, la pollution, en finir avec les guerres... tout cela est interdépendant. Leur point commun est de ne converger vers aucun but. Or lui seul pourrait empêcher leur genèse, en les rendant irrationnelles. Et, après un long chemin pour proposer des solutions, on découvre que ce but ne se formule jamais mieux que dans les mots des Droits de l'homme.

12-06-2018 6 min #142399

La Société-Réseau - Chapitre 6 : Les Devoirs des systèmes sociaux

Quand les personnes morales s'arrogent des Droits de l'Homme, ce n'est jamais sans les confisquer aux hommes.(1) Ceci est une énorme lacune dans le droit, au moment où il devient élémentaire de distinguer une personne physique et morale, et de limiter pour chacun d'eux ses droits et responsabilités. Mieux encore, il faudra par la suite convenir des traitements de la justice entre personnes physiques, sociales et morales.

@dav 12-06-2018 20 min #142400

La Société-Réseau - Chapitre 7 : Les structures sociales

Une société humaine solide et tangible repose surtout sur la densité des liens qu'il y a entre les gens. Ces liens peuvent être de différentes natures mais la catégorie empathique, faite de sentiments, d'admiration, de respect, ou de compassion sont très nettement les liens les plus solides.

C'est toujours contre-productif quand une organisation est divisée par l'inimitié. Cependant, en même temps, on ne peut pas demander à tout le monde de s'entendre.

@dav 18-07-2018 10 min #143781

La Société-Réseau - Chapitre 8 : L'espoir de la démocratie

La gérance populaire est le moyen le plus rationnel d'obtenir la justice sociale. Pour autant, les moyens de cette gouvernance doivent être à la hauteur des enjeux.

La démocratie, dans sa finalité, c'est de faire que les choix soient faits pour le bien du plus grand nombre. Ce terme en particulier est insuffisant, et il est hérité du capitalisme. Ce qu'on veut c'est le « bien de tous ».

Sa nature reste de dire que seuls eux-mêmes les gens peuvent faire ces choix, et implicitement de façon narquoise, « ils n'y arriveront jamais », car le niveau d'organisation requis excède allègrement les capacités à travailler ensemble.

@dav 18-07-2018 13 min #143782

La Société-Réseau - Chapitre 9 : La nature de la gratuité

La première remarque à faire est que la gratuité, c'est comme le Bio : tout devrait être comme ça.

Ce sont les produits toxiques qui devraient être labellisés avec des têtes de mort disant « Ce produit contient des pesticides qui causent le cancer » ou « ce maïs ultra-standardisé a nécessité l'élimination de toutes les autres variétés, et n'est plus qu'un OGM » ou encore (je m'amuse bien) « les produits hyper-transformés n'ont aucune vertu alimentaire ».

@dav 18-07-2018 24 min #143796

La Société-Réseau - Chapitre 10 : Un réseau émergent

Peu à peu en progressant dans ce livre, on passe du principe de territoire à celui de rôle dans un réseau.

Les gens, régions et pays ne sont utiles à discerner qu'en mesure de leur identité culturelle. Historiquement cette identité était synonyme d'autonomie, d'indépendance. Mais avec le raccourcissement des distances, l'uniformisation de la culture urbaine, l'adoption de l'anglais comme langue internationale, les frontières nationales ont perdu leur intérêt.

@dav 18-07-2018 14 min #143797

La Société-Réseau - Chapitre 11 : Les transactions sociales

Voici le centre de gravité de ce livre, l'endroit calme de la perspective duquel tout semble tourner autour. Je reprends de nombreux éléments de mes travaux antérieurs. Quel que soit le système social du futur, s'il ne fait pas intervenir le principe de transaction sociale, il est condamné à répéter le capitalisme.

Illustration 8: Transaction, se termine par deux transferts, le bien et sa valeur-argent

@dav 18-07-2018 11 min #143798

La Société-Réseau - Chapitre 12 : La relativité du droit

On dessine un système capable de créer des droits d'accès étudiés sur mesure pour chaque habitant ou chaque cas de figure. C'est une bonne idée mais la vraie bonne idée c'est infrastructure qu'il y a derrière.

L'accès aux richesses disponibles fait partie de la gratuité, mais le système va tailler sur mesure ce qui est disponible pour chacun. En réalité, à chaque transfert il fera appel à un processus de validation.

@dav 18-07-2018 44 min #143799

La Société-Réseau - Chapitre 13 : L'architecture sociale

Dans ce chapitre on pose les fondations d'un système social sur la base des pré-requis des chapitres précédents, et dont le cœur du fonctionnement ne sera déterminé qu'à posteriori. On parle de framework parce que c'est l'environnement logiciel dont un système a besoin pour opérer, quel que soit son but et sa méthode. On essaie de poser les bases architecturales de cet « environnement logiciel », et vous verrez, ce ne sont que des évidences additionnées les unes aux autres.

@dav 18-07-2018 8 min #143800

La Société-Réseau - Chapitre 14 : La rationalisation de l'équité

Faisons une petite synthèse de l'ensemble des idées que nous avons rencontrées sur le chemin de la conception d'un système qui assume son rôle de rationalisation de l'activité humaine.

On se moque de savoir quels sont vos moyens, ce que le système a besoin de savoir, c'est « Quels sont vos besoins ? ». Et à fortiori : « Quels sont les besoins de la communauté ? » Et évidemment en sous-couche : « Quelles sont les contraintes et les moyens de production ? Et implicitement : « Quel est le ratio entre l'offre et la demande ? », c'est à dire en réalité : « Comment répartir équitablement ces produits ? ».

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