Un aperçu de la manière dont le New York Times pousse des fonctionnaires du gouvernemnt à divulguer des informations sur Trump

11/08/2017 6 min arretsurinfo.ch #132040

Anatomie d'une « fuite » à Washington D.C.

L'attorney General [Ministre de la Justice] Jeff Sessions a fait savoir la semaine dernière que son bureau allait commencer à réprimer sévèrement les fuites, démarche qui comprendrait une révision de la politique du Département de la Justice [DOJ] en matière d'assignations à comparaître à l'égard des organes de presse qui publient des informations sensibles.

Dans une conférence de presse largement télévisée, Sessions a déclaré :

« J'ai un message à faire passer à nos amis dans la communauté du renseignement. Le Département de la Justice est ouvert aux échanges. En attendant, voici mon message aux « fuiteurs » éventuels : ne le faites pas. »

Dans un article exclusif de Breitbart News, le processus de « fuitage » d'informations entre des organes de presse mainstream - dans ce cas le New York Times - et des fonctionnaires du gouvernement qui ont une dent contre la Maison Blanche de Trump, est porté à la connaissance des lecteurs.

C'est un aperçu fascinant de la manière dont une fuite descend vers ses destinataires. Bien sûr, le New York Times nie toute action répréhensible et toute collusion illégale dans ses méthodes et pratiques.

Breitbart News rapporte :

Des e-mails d'une journaliste du New York Times, qu'elle a envoyés à des fonctionnaires du gouvernement et qui ont été obtenus en exclusivité par Breitbart News, montrent que les employés du journal ne se contentent pas d'accepter les fuites qu'on leur envoie mais qu'ils incitent bel et bien des employés du gouvernement à devenir des fuiteurs. Mieux : les mails démontrent que le Times s'est abouché avec le président d'un syndicat d'employés gouvernementaux pour qu'il encourage et sollicite ces fuites, chose qui peut devenir hautement problématique pour les deux institutions.

« Encore merci d'avoir pris le temps de parler aujourd'hui, » écrit Coral Davenport, « Correspondante Énergie et Environnement » pour le New York Times, dans un e-mail adressé à John O'Grady, du syndicat des travailleurs de l'Environmental Protection Agency(EPA). O'Grady est le président de l'AFGE Council 238 à Chicago, qui représente les syndiqués de l'EPA.

« Comme je l'ai mentionné, je travaille sur une histoire et je recherche des exemples concrets de comportements inhabituels à l'EPA » écrit Davenport, qui poursuit :

« J'ai eu vent de rumeurs de seconde main, mais pour informer sur ces incidents, j'ai besoin de comptes-rendus de première main par des témoins directs. Je recherche par exemple des choses comme des informations qui ne sont communiquées que verbalement quand elles auraient dû historiquement l'être par écrit, de gens à qui on dit de ne pas apporter leurs téléphones ou leurs laptops, ni même de prendre des notes lors de conférences où, dans le passé, ils l'auraient normalement fait ; des témoignages visuels de choses comme un administrateur ou une personnalité politique refusant d'utiliser les e-mails, téléphones ou ordinateurs officiels ; ou tous autres exemples spécifiques de première main de pratiques qui paraissent démontrer un secret ou une absence de transparence sans précédent. »

Breitbart News a cherché à contacter les gens du New York Times pour savoir ce qu'ils en pensaient mais n'a réussi qu'à s'entendre dire par la porte-parole du journal, Danielle Rhoades-Ha, que solliciter des employés du gouvernement pour qu'ils fournissent des indiscrétions était pratique courante.

Breitbart News continue :

« Les e-mails montrent le processus habituel d'un reportage et d'une collecte de faits » nous a répondu Rhoades-Ha dans un e-mail de mardi matin en réponse à notre demande de commentaires.

O'Grady, le permanent syndical avec qui Davenport s'abouchait par ses e-mails appelant les fonctionnaires du gouvernement à devenir des fuiteurs, n'a pas répondu à la même demande que nous lui avons faite.

Davenport continue, dans sa sollicitation écrite à O'Grady, en disant que s'il réussit à la mettre en contact avec les taupes qu'elle recherche, elle protégera leurs identités.

« Bien que je souhaite parler directement de ces exemples avec des membres du personnel, JE N'AI PAS BESOIN de citer leurs noms, ni aucun détail qui permettrait de les identifier, ni de révéler les sources de l'information, » écrit- encore Davenport. Qui poursuit :

« Nous sommes TRÈS sensibles à la nécessité de protéger les gens qui ont une carrière à préserver et qui acceptent de nous parler, et nous NE VOULONS PAS mettre l'emploi de personne en danger. Mais, pour être sûrs que nos reportages soient basés sur des faits plutôt que sur des on-dit, nous avons vraiment besoin de faire en sorte que les exemples que nous donnons soient basés sur des expériences de première main ou sur des témoignages visuels, plutôt que sur des rumeurs de deuxième ou de troisième main. »

Davenport fournit alors tous les détails utiles pour la contacter et encourage les gens à lui envoyer des mails ou des textos, ou à l'appeler par téléphone crypté Signal ou WhatsApp. Elle donne son adresse e-mails personnelle et celle à son journal. Breitbart News a rédigé cette information d'après les e-mails publiés ci-dessus, ainsi que toutes les manières de la contacter qu'elle indique.

Alex Christoforou - TheDuran - 9 août 2017

Alex Christoforou est un écrivain et journaliste grec, dont l'organe de presse d'information a des bureaux à Nicosie, à Chypre et à Athènes. Il est aussi le rédacteur en chef de TheDuran, Il vit actuellement à Moscou.

Article original : theduran.com

Source:Les Grosses Orchades

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