Présidentielle : la grande « trouille » des instituts de sondage...

21/04/2017 3 min lesmoutonsenrages.fr  présidentielle  sondage 127811

On se rend compte que les élections sont bien verrouillées. Toujours les mêmes en haut du podium, un qui ne sait pas ce qu'il raconte et a l'honnêteté de le dire, un qui est plombé par les « affaires » et qui pédale dans la semoule, un qui est rompu aux grandes envolées verbales, et une autre qui s'emploie à dire ce que beaucoup veulent entendre. On est pas encore sortis de l'auberge..

Avec quatre candidats qualifiables, fait inédit, pour le second tour, les instituts de sondage ont des sueurs froides à l'idée de se « planter » sur les noms des deux finalistes.

C'est inédit sous la cinquième République. À moins d'une semaine du premier tour de l'élection présidentielle, ils sont quatre candidats à pouvoir espérer figurer parmi les deux finalistes du second tour... Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon ne seraient ainsi séparés que de trois à quatre points selon les instituts de sondage, sachant que la marge d'erreur dépasse les deux points.

Selon un sondage Ifop-Fiducial - réalisé auprès de 1.851 personnes - pour Sud Radio et Paris Match, publié ce mardi 18 avril, Emmanuel Macron resterait stable avec 23% des intentions de vote, devant Marine Le Pen à 22% en baisse de deux points. Jean-Luc Mélenchon prendrait la troisième place avec 19,5%, en progression d'un demi-point et François Fillon serait quatrième avec 19%. Loin derrière, Benoît Hamon serait à 8%. Mais attention, l'Ifop signale que la marge d'erreur peut atteindre 2,2 points... En l'occurrence, c'est considérable. D'où l'importance de cette dernière ligne droite pour chacun des candidats, afin de tenter de se démarquer et de faire le « trou ». Et du côté des instituts de sondage, cette situation inédite ne rassure pas, tant il va être difficile pour eux d'annoncer le résultat du premier tour dès 20 heures dimanche si la situation ne se décante pas.

De fait, les sondages se trompent-ils souvent ? Eux qui sont accusés de ne pas avoir vu Jean-Marie Le Pen dépasser Lionel Jospin au premier tour de 2002 ou de ne pas avoir enregistré le « phénomène » Fillon lors de la primaire de la droite fin 2016. On aura la réponse dimanche. Mais il n'est pas inutile de revenir sur les précédents scrutins présidentiels. On se rend alors compte que, contrairement à une idée reçue, les instituts de sondage ne se trompent pas systématiquement.

Des sondages plutôt « bons » en 2012... moins en 2007

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