La Russie est un pays moyenâgeux ! Pas la France, malheureusement !

19/04/2017 6 min pravdafrance.com  psychologie rédemption  Russie #127730

Le ministre des Affaires Etrangères de Russie Sergheï Lavrov a déclaré que l'Occident est arrivé à une psychologie du « politiquement correct » tellement jusqu'au-boutiste qu'encore plus tu meurs. Quel que soit le sujet sociétal - famille, christianisme, vie au quotidien - les gens sont soumis à un diktat sans merci au nom des valeurs sataniques et déracinées. Les églises et cathédrales sont très souvent fermées, rasées ou vendues comme immeubles banals, a poursuivi le ministre. Nous pouvons rajouter que bientôt il ne restera plus que 3.000 prêtres en France (information de notre correspondant Louis-Benoît Greffe, à lire sur notre page internet Pravda France). En même temps, une source anglo-saxonne, à savoir Vanity Fair, périodique américain, a qualifié les Russes de « sauvages irrécupérables ».

En lisant ces deux sources - la déclaration coléreuse du haut-fonctionnaire russe et celle des plumeux d'Outre-Atlantique avec leur verbiage enfantin - j'ai subitement réalisé que les Occidentaux ont du mal à comprendre la mentalité du pays, la Russie en l'occurrence, qu'ils observent. Loin de moi le désir de reprendre les mêmes propos sur la soi-disant « âme slave », mystérieuse et insondable. Je dirais plutôt que les journalistes américains ont raison plus ou moins. Quand un ami, le colonel Maurice Defour, m'a rappelé que la devise des Templiers fut « Fais ce que tu dois et advienne que pourra ! », je me suis souvenu tout d'un coup que c'est bien la devise du Ministère des Urgences de la Fédération de Russie. Cet esprit officiel d'abnégation (au niveau privé il existe un peu partout à travers le monde) des chansons de gest françois est toujours présent dans les agissements des Russes de nos jours, à ne citer que la brigade de Pskov qui périt à son complet (200 soldats) mais n'a pas cédé aux terroristes au nombre de 2-3.000 qui voulait forcer un col dans la haute montagne et déferler sur la grande plaine russe en descendant des hauteurs du Caucase. Cela est arrivé lors de la Seconde Guerre de Tchétchénie et les soldats étaient tous des bleus avec une moyenne d'âge de 18-19 ans.

La culture de respect par rapport à la femme - lui céder passage et tenir la porte, observer un certain rituel quand on fait la cour, lui payer son repas même quand on est entre copains, l'amour de la poésie classique, toujours vivante dans les conversations de tous les jours (on cite un classique de littérature et les autres le reconnaissent comme un lieu commun) - tout ça n'est, bien sûr, pas moderne au sens occidental du terme. Et je vous épargne la nécessité de reparler de la Mère-Patrie pour laquelle on peut donner sa vie, etc.

Je dirais qu'il n'y a qu'un seul Etat au monde se rapprochant de la Russie par son esprit. Je dirais même que la Russie moderne s'est bâtie plus ou moins à son instar. Je parle d'un pays archaïque. Quels que soient vos sentiments à son égard, vous devriez reconnaître que les Israéliens, tout comme les Russes, sont profondément ancrés dans leurs traditions, leur littérature, leur langue, leur armée et j'en passe. Je sais que ce passage ne serait pas sans déplaire à mes amis et connaissances arabes, mais encore une fois : on peut aimer ou non, mais il faut savoir objectivité garder !

Sans doute me dirait-on : alors pourquoi ne pas rapprocher la Russie justement de l'exemple arabe ? Il y a tellement de gens prêts à mourir pour Dieu dans ces pays qui, eux aussi, aux yeux des globalistes sataniques, sont des êtres arriérés et moyenâgeux. Et là aussi je vous dirais que j'ai beaucoup d'estime pour ces gens, même si parfois il s'agit des ennemis salafistes. Que voulez-vous ? On peut respecter son ennemi s'il est prêt à s'immoler au nom de son Dieu.

En revanche, je ne saurai respecter des pays prostitués qui, telle une girouette, changent de direction et de conviction au gré de tous les vents soufflant de l'autre côté de l'océan. Alors, en revenant à l'exemple israélien, un trait caractéristique rapprochant Moscou et Jérusalem : sentiment profond du rôle messianique que ces deux pays sont ou furent appelés à jouer. Moscou s'érige en Troisième Rome et Jérusalem est la ville éternelle par excellence. Il y aussi un état d'esprit spécifique qui fut celle, encore une fois, de l'Europe d'antan et qui est toujours celle de la Russie (et d'Israël d'ailleurs). Les Russes vivent à l'heure de l'Eternel. Oh, pas tous, bien sûr : il y a toujours une fine couche, une sorte de vernis toxique, qui cache le vrai pays aux étrangers installés dans les capitales.

Mais si vous prenez la mentalité du peuple, vous aurez vite fait de découvrir que la période de Pâques, par exemple, et le Feu Sacré sont des notions remplies d'un sens profond et mystique pour l'âme de tout Russe. Et il ne s'agit pas d'un mouvement culturel ou cultuel. Il s'agit d'une approche sociétale qui considère que les gens proches de l'Église représentent la meilleure partie du pays. Alors même si tous ne suivent pas le Carême et ne jeûnent pas pendant ces 40 jours et la Semaine de la Passion dite Semaine Sainte, les Eglises sont tout de même remplies à craquer à la première semaine du Grand Carême, lors du Dimanche des Rameaux ou encore la nuit pascale... Les femmes pétrissent la pâte pour faire cuire leur propre gâteau de Pâques et préparer une tarte au fromage (tous les produits laitiers aussi bien que la viande et le poisson sont interdits pendant 40 jours du Grand Carême). Le pays a sa propre consciences, infiniment religieuse, marquée par le messianisme et la nécessité de la Rédemption, car les Orthodoxes se considèrent tous comme pêcheurs.

Je n'entends pas continuer sur cette note, mais je crois que tous ceux qui ont voulu comprendre ont déjà saisi le message. Les rues sont si joyeuses cette semaine à Moscou et généralement un peu partout à travers la Russie non seulement parce que les croyants peuvent manger à leur faim, mais aussi parce que, pour la Russie, le Christ est vraiment Ressuscité et pas au niveau privé, mais au niveau étatique. Et c'est une fête officielle ! C'est pour ça que Vladimir Poutine et son premier ministre sont toujours présents à l'office de minuit et il est impensable que ce ne soit pas le cas ! La Russie a bien deux religions d'État : l'orthodoxie et l'islam. Ces religions sont omniprésentes, soutenues par l'Église et forment une sorte de squelette psychologique définissant la personnalité des Russiens (il y a des Russes ethniques et d'autres nationalités réunis par ce terme utilisé en russe officiel). Et tant que la France vivra à une autre heure en oubliant ses ancêtres, son drapeau (interdit aujourd'hui pendant la campagne électorale parce que jugé « nationaliste »), la défense de sa grande littérature et culture (jamais Macron n'aurait pu devenir même un conseiller régional en Russie) et sa religion, elle ne sera ni respectée, ni suivie à travers le monde. La Russie n'a que faire des propos américains : elle ne répond qu'à Dieu de ses agissements. Et elle a tous les arguments y compris les arguments militaires pour faire respecter et craindre son code religieux et moral. Comme disent les Britanniques : « Dieu et mon droit ! » Pourvu que la France en fasse de nouveau autant !

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