Grève de la faim « Liberté et Dignité » : dès le premier jour, le régime sioniste impose une série de mesures punitives aux grévistes palestiniens

18/04/2017 3 min ism-france.org  grève de la faim répression #127669

Par ISM-France et Agences

Alors que plus de 1.600 prisonniers politiques palestiniens ont lancé, lundi 17 avril, une grève de la faim illimitée pour protester contre leurs conditions d'incarcération indignes, le service pénitentiaire du régime sioniste n'a pas tardé une série de mesures punitives contre les prisonniers, en particulier ceux qui mènent la grève. Dans un communiqué publié lundi soir 17 avril, la Commission palestinienne des affaires des prisonniers indiquait que dès le premier jour de grève, des responsables du service israélien des prisons ont transféré de force les prisonniers vers différentes sections de prisons israéliennes, ils ont confisqué leurs objets personnels et leurs vêtements, « transformé leurs cellules en confinement solitaire » et interdit aux prisonniers de regarder la télévision.

Affiche de la grève « Dignité », avec les visages de quelques-uns des prisonniers les plus connus. De droite à gauche : Marwan Bargouthi, Ahmad Saadat, Karim Yunis, Nael Barghouthi, Fouad Shubaki
Selon le communiqué de la Commission, les responsables du service pénitentiaire du régime sioniste ont transféré Marwan Barghouthi, Karim Yunis et Mahmoud Abu Srur de la prison Hadarim à la prison Jalama, en cellules d'isolement. Muhammad Zawahra, Nasser Uweis et Anas Jaradat ont été transférés dans la prison Ela, au sud du désert du Naqab.

La Commission a précisé que Barghouthi allait être « poursuivi devant un tribunal disciplinaire » au sujet de son éditorial publié lundi dans le New York Times, dans lequel il détaille la lutte des prisonniers politiques palestiniens séquestrés dans les geôles du régime sioniste et les revendications des grévistes de la faim. Les responsables pénitentiaires accusent Barghouthi de s'être servi de son épouse pour faire sortir subrepticement l'article de la prison et l'avoir adressé au New York Times.

En outre, l'état d'urgence a été imposé dans tous les centres de détention 'israéliens'.

Au deuxième jour de grève, le service pénitentiaire sioniste du régime d'occupation a suspendu jusqu'à nouvel ordre le droit aux visites familiales des prisonniers et l'accès des avocats à leurs clients.

La station de radio Sawt al-Asra (La Voix des Prisonniers) a rapporté mardi matin que 35 prisonniers ont été transférés de la section 11 à la section 13 de la prison Nafah, après que les prisonniers ont pris des mesures non précisées en soutien aux grévistes de la faim.

Source Ma'an News.

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