05/04/2017 15 articles 6 min francais.rt.com #127123

Selon la Défense russe, Damas a frappé à Idlib un entrepôt d'armes chimiques des rebelles

© Capture d'écran d'une vidéo de Ruptly

Le porte-parole de la Défense russe a déclaré que l'aviation syrienne avait détruit un entrepôt où l'opposition dite «modérée» gardait des stocks d'armes chimiques dont certaines devaient être envoyées en Irak. Les rebelles réfutent cette version.

La communauté internationale accuse Damas d'avoir utilisé des armes chimiques pour frapper le village de Khan Cheikhoun, tuant 72 personnes selon le controversé Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Face à ces accusations, la Défense russe s'est dite prête à présenter des preuves irréfutables que l'aviation syrienne avait en réalité visé un entrepôt où les rebelles stockaient des matériaux chimiques.

«D'après les données du contrôle russe de l'espace aérien en Syrie, le 4 avril de 11h30 à 12h30 [heure locale], l'aviation syrienne a frappé un entrepôt d'armes chimiques et d'équipement militaire des terroristes, situé dans l'est du village rebelle de Khan Cheikhoun», a déclaré le porte-parole de la Défense russe, Igor Konachenkov.

Armes chimiques : #Russie et #Chine veulent étendre la commission d'enquête de l'#ONU à l'#Irak t.co pic.twitter.com/cKquF93ubJ

RT France [(@RTenfrancais)] 25 mars 2017

«Dans cet entrepôt se trouvaient des ateliers pour la production de bombes chargées d'explosifs toxiques. Depuis ce grand atelier, les terroristes envoyaient des munitions contenant des substances chimiques en Irak. Leur utilisation a été prouvée maintes fois par les organisations internationales, ainsi que par les autorités irakiennes», a-t-il poursuivi. Ces mêmes munitions chimiques avaient été utilisées par des rebelles lors de l'attaque chimique d'Alep en 2016, a fait savoir le porte-parole de la Défense russe, qui avait participé à l'enquête de l'année dernière.

#Syrie : une équipe d'experts russes examine le stock d'armes chimiques découvert à #Alep, + D'INFOS SUR t.co pic.twitter.com/tcksb3Vwuw

RT France [(@RTenfrancais)] 15 novembre 2016

Hasan Haj Ali, commandant du groupe rebelle de l'Armée de libération d'Idlib a nié la version russe. D'après lui, aucune position militaire n'aurait été touchée ce jour-là.

«Tout le monde a vu l'avion lorsqu'il bombardait avec du gaz», a-t-il affirmé à l'agence Reuters.

«De même, tous les civils dans la zone savent qu'il n'y a pas de positions militaire là bas, ni de fabrique [d'armes]. Les différentes factions de l'opposition ne sont pas capables de fabriquer ces substances», a-t-il assuré.

Le 4 avril, l'OSDH a annoncé qu'au moins 58 personnes, dont onze enfants, avaient été tuées dans la province d'Idlib lors de frappes aériennes. Dans la matinée du 5 avril, le bilan s'est alourdi à 72 personnes. Témoins et médecins déclarent avoir vu de l'écume sortir de la bouche des victimes, caractéristique d'une intoxication chimique. Le communiqué russe confirme que ces civils ont été victimes des mêmes symptômes que ceux observés après l'attaque chimique d'Alep.

Lire aussi : Moscou présente de nouvelles preuves de l'utilisation de gaz moutarde contre les civils à Alep

Si le principal groupe de l'opposition syrienne, la Coalition nationale syrienne, a accusé Bachar el-Assad d'être responsable de ces morts, Damas réfute toute utilisation d'armes toxiques. Le gouvernement syrien précise que ces déclarations concernant les frappes opérées dans la province d'Idlib font partie d'«une campagne de propagande des rebelles contre l'armée syrienne».

«Nous récusons totalement toute utilisation de matériau chimique ou toxique à Khan Cheikhoun. L'armée n'en a jamais utilisé et n'en utilisera nulle part», lit-on dans le communiqué de l'armée syrienne.

Attaque «chimique» en #Syrie : #Damas dément sa responsabilité, la communauté internationale accuse t.co pic.twitter.com/h7GnkfuyMZ

RT France [(@RTenfrancais)] 5 avril 2017

Quelques heures après l'attaque, l'agence britannique Reuters avait accusé l'armée russe et syrienne, en se basant sur les déclarations de l'OSDH : «des avions appartenant à la Russie ou au gouvernement syrien ont largué des munitions chimiques sur le village de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib», écrivait l'agence.

Lire aussi : L'«OSDH» : un seul individu, dans une maison en brique, quelque part au Royaume-Uni

«Les avions russes n'ont mené aucune frappe dans la zone de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib. En annonçant l'implication d'avions russes dans un bombardement à l'arme chimique de Khan Cheikhoun, l'agence britannique Reuters a réussi à déformer les premières informations propagées par sa source, l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui n'avait rien dit à ce sujet», a précisé Igor Konachenkov.

La #Russie a fait savoir qu'"aucune frappe aérienne n'a été menée par l'aviation russe" dans la province d'#Idlib t.co pic.twitter.com/BVXV3xhIbH

RT France [(@RTenfrancais)] 4 avril 2017

L'agence britannique n'a pas été la seule a accuser Bachar el-Assad d'avoir procédé à une attaque chimique. «Aujourd'hui, les nouvelles [en provenance de Syrie] sont horribles. De toute évidence, la responsabilité principale repose sur le régime syrien», a déclaré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a qualifié quant à lui d'«horribles» les rapports faisant état d'«une attaque à l'arme chimique» en Syrie, y voyant «toutes les caractéristiques d'une attaque du régime de Bachar el-Assad».

francais.rt.com

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« Je ne crois pas que les spéculations apocalyptiques sur cette éventualité soient admissibles », a indiqué M.

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06/04/2017 9 min mondialisation.ca #127191

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A l'occasion d'un échange téléphonique, le dirigeant russe a signifié au Premier ministre israélien son désaccord après que ce dernier a imputé l'attaque chimique présumée du 4 avril à l'armée syrienne.

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documentaires 06/04/2017 2 articles 12 min fr.sputniknews.com #127198

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En Syrie, agression impérialiste à visage découvert

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Voici la réalité sur « l'attaque aux armes chimiques » à Idlib : la Syrie a bien bombardé un entrepôt de munitions chimiques

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Le ministre adjoint syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, Faisal Mekdad, a confirmé que le gouvernement syrien a fourni à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et au Conseil de sécurité des Nations Unies la documentation et les rapports nécessaires qui prouvent que les produits chimiques utilisés dans l'attaque de gaz d'hier contre Khan Sheikhoun dans la province d'Idlib, étaient en fait stockés et possédés par les groupes terroristes, opérant dans la région.

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Avec le dernier jugement hâtif sur les morts par gaz toxique dans une région occupée par les rebelles au nord de la Syrie, les médias mainstream se révèlent comme une menace pour le journalisme responsable et pour l'avenir de l'humanité. Encore une fois, nous assistons au scénario troublant où le verdict précède l'enquête, même si un tel comportement peut conduire à une escalade dangereuse de la guerre ainsi que du nombre de victimes.

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L'hallali contre Bachar el-Assad

Le monde occidental a appris le 4 avril 2017 que Bachar el-Assad était véritablement le bourreau de son peuple et un criminel de guerre hors catégorie puisqu'il venait d'utiliser l'arme chimique en violation manifeste du droit international et de l'engagement solennel qu'il avait pris au nom de la République arabe syrienne en 2013, après une première utilisation des gaz de combat qui paraît bien d'ailleurs avoir été le fait des insurgés.

Banqueroute 10/04/2017 3 min fr.sputniknews.com #127322

Cui bono: qui se cache réellement derrière l'attaque chimique d'Idlib?

© REUTERS/ Ammar Abdullah

Pour déterminer les coupables de l'attaque chimique contre Khan Cheikhoun, Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie, a proposé de se demander à qui cela profitait.

« Clairement, ce n'est pas le régime syrien ou les Russes qui en bénéficient, et je considère comme hautement improbable l'hypothèse qu'ils soient, l'un ou l'autre derrière tout cela », a-t-il expliqué dans un entretien à Sky News.

10/04/2017 3 min wikistrike.com #127323

Frappes Us : Les missiles Tomahawk auraient bel et bien été interceptés (vidéo)

4 des 59 missiles Tomahawk interceptés

Depuis le tir de 59 missiles Tomahawk vendredi contre un aérodrome de Homs, une question ne cesse de revenir dans toutes les analyses : 23 des 59 missiles de croisière US ont atteint leur cible. Et le reste des engins ? Qu'est-il advenu de 34 autres Tomahawk tirés depuis deux navires de guerre US déployés en Méditerranée ? La réponse, c'est cette vidéo diffusée ce samedi par Al-Alam qui pourrait l'apporter : la DCA syrienne a intercepté et détruit les 34 missiles Tomahawk avant qu'ils n'atteignent la base aérienne de Shayrat.

médias 10/04/2017 3 min wikistrike.com #127325

L'enfant «sauvé» en Syrie par les Casques blancs était déjà mort au moment du tournage

'ONG Casques Blancs, qui présente régulièrement des vidéos montrant toutes les atrocités des attaques chimiques en Syrie, a été de nouveau discréditée par un groupe d'experts indépendants, qui se sont penché sur ses opérations de sauvetage effectuées dans la province d'Idlib en 2015.

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